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Transfert du traversier de Rivière-du-Loup vers Cacouna : un impact sur les bélugas?

Un béluga brise la surface de l'eau.

Le Conseil régional en environnement du Bas-Saint-Laurent avance qu’un traversier à Rivière-du-Loup tout comme à Cacouna a ou aura un impact environnemental (archives).

Photo : Alexandre Shields

L'implantation d'un service de traversier à Cacouna pourrait-il avoir des répercussions sur les bélugas? Au cours des dernières années, un nombre important de projets au port de mer de Gros-Cacouna se sont butés aux enjeux environnementaux : la présence de bélugas dans ce secteur en est la cause.

La Société des traversiers du Québec (STQ) tiendra compte de la présence des pouponnières de bélugas au large de Cacouna lors de l’élaboration de différents scénarios pour l’avenir du traversier Trans-Saint-Laurent, confirme son porte-parole, Alexandre Lavoie.

La STQ a annoncé mercredi qu’une étude complète sera réalisée au cours des prochains mois afin de déterminer si le port d’attache sud du traversier Trans-Saint-Laurent devrait rester à Rivière-du-Loup ou s’il devrait être déplacé au port de Gros-Cacouna. La société se donne jusqu’au printemps 2022 pour terminer cette étude.

Avec l’appui du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la STQ élabore un programme de modélisation des effets du trafic maritime sur les mammifères marins en partenariat avec l’Université du Québec en Outaouais ainsi que le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie, réitère qu’une des priorités de la société est d’assurer une cohabitation harmonieuse entre leurs activités et la faune marine.

Port de Gros-Cacouna

Port de Gros-Cacouna (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Or, Alexandre Lavoie admet que l’impact sur le milieu de vie des bélugas sera considéré au même titre que les autres aspects étudiés dans les différents scénarios. Il ne peut affirmer qu’un impact majeur serait en mesure de freiner un scénario ou un autre.

Ce sera considéré au même titre que d’autres éléments comme les impacts socioéconomiques ou touristiques, précise-t-il. En s’y prenant à l’avance, il y a des choses qu’on peut faire pour moduler cet impact-là.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, n’a jamais caché sa préférence : il désire voir le port d’attache du Trans-Saint-Laurent demeurer à Rivière-du-Loup.

Le traversier au quai de Rivière-du-Loup.

Le traversier au quai de Rivière-du-Loup (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Il espère toutefois que l’étude en question ne fera pas qu’aborder le sujet des pouponnières de bélugas, mais qu’elle apportera plutôt des réponses concrètes.

Une démarche bien accueillie au GREMM

Pour sa part, le directeur général du GREMM, Robert Michaud, accueille favorablement la démarche de la STQ.

Souvent, on vient cogner à notre porte alors qu’il y a péril en la demeure. Il faut bouger rapidement et il faudrait un avis pour le lendemain. Souvent, les projets à caractère économique ont une pression de rendement immédiat, confie-t-il.

Le directeur général se réjouit du temps que son équipe dispose pour l’élaboration des différents scénarios.

Là, on est dans de la planification. C’est probablement la meilleure approche pour s’assurer de prendre les bonnes décisions.

Une citation de :Robert Michaud, directeur général du GREMM

D’ici le printemps 2022, il confirme que son équipe pourra préciser l’impact que pourrait avoir un service de traversier à partir de Cacouna.

De son côté, le Conseil régional en environnement du Bas-Saint-Laurent avance qu’un traversier à Rivière-du-Loup a déjà un impact environnemental, à cause du dragage qui doit y être fait. Les répercussions seraient tout aussi mesurables à Cacouna : un plus grand trafic maritime aurait le potentiel de déranger la population de bélugas, indique-t-il.

La STQ récolte ainsi le mandat de déterminer à quel endroit l’impact sur la communauté de béluga sera moins dommageable.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

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