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La Maison des petits bonheurs d’Amos restera fermée pour de bon

Une annonce de maison à vendre.

La Maison des petits bonheurs est maintenant à vendre.

Photo : Capture d'écran

C’est déjà la fin pour le projet de la Maison des petits bonheurs d’Amos, piloté par l’organisme Résidences Pygmalion.

Ce projet visait à offrir un milieu de vie novateur à trois femmes adultes handicapées intellectuelles, auprès d’une ressource de type familial (RTF), en collaboration avec le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

Construite en 2018 par Résidences Pygmalion, la maison située sur la rue du Centenaire à Amos aura finalement été en opération pendant à peine cinq mois. Après le départ d’une RTF en septembre 2019, le CISSS-AT n’a jamais pu trouver une nouvelle ressource pour adhérer au projet proposé par Pygmalion.

Au printemps 2020, l’entente entre le CISSS-AT et l’organisme a été résiliée et il a été convenu que le projet serait abandonné­.

Le CISSS-AT devait nous fournir une personne responsable pour prendre soin de nos usagers et il n’a pas pu le faire, explique le président de Résidences Pygmalion, André Gaulin. Après des mois de recherches infructueuses, on en est venus à la conclusion qu’on ne pouvait pas continuer à assumer les coûts d’une maison vide. On est amers, parce qu’on voulait aider le système, mais le système ne nous aide pas.

Un modèle qui ne trouvait pas preneur

Selon le modèle développé par Pygmalion, l’organisme fournissait la maison et le CISSS-AT était chargé d’embaucher une RTF (une personne seule ou un couple), qui payait un loyer pour y habiter et prendre en charge trois bénéficiaires. L’organisme proposait aussi que les familles des bénéficiaires et des bénévoles participent aux activités de la maison, en soutien à la RTF.

Interrogé à ce sujet, le CISSS-AT confirme par courriel que même si les besoins d’avoir des places d’hébergement de type RTF à Amos est bien présent, le projet, tel que structuré par Résidences Pygmalion, n’a pas trouvé preneur.

Le CISSS-AT ajoute que des postulants ont affiché de l’intérêt, mais se sont désistés après avoir pris connaissance du projet. Une baisse générale du nombre de postulants pour devenir RTF est constatée et plusieurs gens sont peu enclins à faire des changements importants dans leur mode de vie en période de pandémie.

Maison à vendre

L’édifice de la Maison des petits bonheurs a été mis en vente au cours de l’automne, au prix de 479 000 $.

Selon André Gaulin, la vente permettrait d’éponger les dettes de l’organisme qui, malgré des appuis financiers de la Ville d’Amos, de la MRC et de donateurs privés, a dû emprunter pour acheter le terrain, construire la maison et assumer les paiements d’une maison vide sans revenu de loyer depuis 14 mois.

Nos dettes dépassent les 400 000 $, affirme-t-il. On trouve ça plate pour nos donateurs et nos bénévoles qui ont travaillé fort depuis 11 ans à bâtir ce projet-là. S’il reste de l’argent après la vente, on en fera don à des organismes qui œuvrent auprès des personnes handicapées. Mais on sait que ça ne sera pas facile à vendre. Idéalement, on trouverait un organisme qui voudrait acheter la maison et continuer à y offrir des services pour la communauté.

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