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Les jeunes adultes et les jeunes familles souffrent le plus de l'expérience pandémique

Les données proviennent du plus important sondage de santé publique jamais mené au Canada.

Une femme masquée porte un petit chien dans son sac à dos.

Il faut reconnaître l'importance de prendre soin des jeunes adultes, soutiennent les autorités sanitaires. (New York, 20 novembre 2020)

Photo : Reuters / Eduardo Munoz

Bien que la COVID-19 représente un risque accru pour les personnes âgées, ce sont les jeunes adultes et les jeunes familles qui souffrent le plus de l’expérience pandémique, révèlent des données colligées par les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique.

Les données proviennent du plus important sondage de santé publique jamais mené au Canada. En mai dernier, plus de 400 000 Britanno-Colombiens adultes, soit 1 sur 10, ont répondu au questionnaire de 85 questions formulées par le Centre de contrôle des maladies de la province.

Les effets de la pandémie sur la santé, les finances, la socialisation, la santé mentale, notamment, peuvent être consultés selon l'âge, le sexe, l'ethnicité, ou l'emplacement des répondants.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Stress accru chez les parents, souci financier chez les jeunes adultes

Les parents avec des enfants ont été plus nombreux à signaler une détérioration de leur santé mentale, un manque de sommeil accru et une augmentation de leur consommation d’alcool.

Les jeunes adultes, surreprésentés parmi les travailleurs ayant perdu leurs emplois en raison de la pandémie, étaient 30 % plus susceptibles d’indiquer avoir des difficultés à répondre à leurs besoins financiers.

Ils souffrent aussi davantage du manque d'interactions sociales dû aux nombreuses restrictions visant à freiner la maladie.

Les répondants avec des enfants ont signalé que lorsque les écoles étaient fermées : leurs enfants avaient des difficultés d'apprentissage (76 %), leur santé mentale se détériorait (51 %), ils ressentaient un stress extrême (24 %), le stress causé par leur enfant augmentait (59 %). Source : Sondage de la fondation du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique. 

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Infographie : Conséquences des écoles fermées sur la santé mentale et le stress. Réponses au sondage de la fondation du Centre de contrôle des maladies de la C-B..

Photo : Radio-Canada

Nous devons reconnaître l'importance de prendre soin de nos jeunes adultes, soutient l’agente adjointe provinciale de la santé publique, la Dre Réka Gustafson, qui a présenté les résultats lors d'un point de presse vendredi.

Les effets négatifs de la pandémie sont à ce point répandus chez les 18 à 29 ans que la province songe à créer un groupe de travail spécial pour s’attaquer au problème, indique Jat Sandhy, directeur général de l'analyse des données à la régie de santé Vancouver Coastal.

Une femme met la main sur le visage.

Les jeunes et les jeunes familles ressentent beaucoup de stress lié à la pandémie.

Photo : iStock / globalmoments

Des données qui influencent les politiques publiques

Au moment où les répondants ont participé à l’étude, la Colombie-Britannique se félicitait d’être en voie d’aplatir la courbe et planifiait sa relance économique.

C’est très différent de l’expérience actuelle, reconnaît Jat Sandhu.

Or, même si elles ont été dévoilées publiquement en décembre, les données informent et influencent les politiques de la santé publique et du gouvernement depuis l’été, explique-t-il.

Dès juin, les données relatives à l’ethnicité étaient incluses dans les rencontres d’informations avec la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, avance M. Sandhu.

Les réponses au sondage ont d'ailleurs contribué aux décisions concernant la réouverture des écoles, selon la Dre Gustafson. Nous avons reconnu que c’était critique pour les jeunes familles.

Bonnie Henry et Adrian Dix.

La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, était informée des données du sondage dès le mois de juin dernier.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

La priorité : éliminer les inégalités en santé

Les gens qui gagnent un salaire moins important sont plus propices à vivre de l’insécurité alimentaire et craignent de perdre leur logement, indique le sondage.

Remédier aux inégalités en matière de santé est la chose la plus importante à faire, souligne la Dre Gustafson.

Cela renforce l’idée selon laquelle il faut donner aux gens les moyens de respecter les règles sanitaires, dit-elle.

Elle donne en exemple la décision du ministère de la Santé d'octroyer des milliers de dollars en salaire aux travailleurs de la santé au début de la pandémie.

Le soutien financier visait à ce que ces derniers puissent respecter la consigne de ne pas travailler d’un centre de soins longue durée à l’autre sans perte de revenu.

Les données du sondage, ajoutées à celles qu’avait déjà la province en sa possession, ont informé et influencé cette décision, croit la Dre Gustafson.

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