•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le BAPE favorable au projet de ligne haute tension des Appalaches-Maine

Des pylônes électriques surplombent une forêt dont les arbres sont couverts de givre.

La mise en service de la ligne est prévue pour décembre 2022.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE) voit d’un bon œil le projet de ligne à haute tension d’Hydro-Québec reliant le poste des Appalaches, près de Thetford Mines, et celui de Lewiston, dans le Maine.

Citant des retombées économiques et des dispositions conformes à la lutte contre les changements climatiques, le président de la commission d’enquête, Michel Germain, et le commissaire Scott McKay jugent que le projet pourrait en outre bénéficier aux Québécois.

Grâce à ce contrat d’approvisionnement, Hydro-Québec serait ainsi en mesure d’augmenter ses exportations d’électricité avec un projet qui favoriserait la commercialisation des importants surplus dont la société d’État dispose, notent-ils dans leur rapport, déposé vendredi.

Au terme d’une commission d’enquête, dont le mandat a débuté le 20 juillet dernier, le BAPE estime que le projet permettrait à Hydro-Québec de fournir aux États du Maine et du Massachusetts, par lequel transitera la ligne haute tension, une énergie renouvelable.

Cet apport contribuerait à la décarbonation de leur économie, et ce, sans entraver celle du Québec, peut-on y lire.

Le BAPE juge que le tracé est acceptable sur le plan de l’environnement naturel et humain, en raison des efforts d’optimisation consentis par Hydro-Québec et des mesures d’atténuation prévues.

Le contrat, d’une durée de 20 ans, a pour but de fournir une quantité d’électricité représentant 17 % de la consommation annuelle du Massachusetts, à raison de 9,45 térawattheures (TW h) d’hydroélectricité par année.

Longue de 103 km, la ligne en question doit passer par la municipalité de Frontenac, à la frontière entre le Canada et les États-Unis, avant de se raccorder aux installations du projet New England Clean Energy Connect (NECEC), qui fait encore l’objet d’études dans l’État du Maine.

À la lumière des inquiétudes exprimées au cours des consultations publiques, Hydro-Québec retient désormais une variante du tracé, qui passerait désormais par l’ancienne mine British Canadian, dans le coin de Black Lake, à Thetford Mines.

La société d'État abandonne donc le tracé qui passait par le nord et l’ouest du secteur urbain de Black Lake et qui était fortement contesté, indique-t-on dans le rapport.

Il reviendra toutefois au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de s’assurer que ce tracé est acceptable du point de vue de l’environnement humain et naturel, soulignent les auteurs du rapport.

Le BAPE propose également de mettre en place des mesures d'atténuation pour les milieux naturels qui seront traversés par la ligne, afin d'assurer la protection des espèces animales à statut précaire et de certains grands mammifères.

Ses responsables appellent du même coup Hydro-Québec à travailler en collaboration avec les communautés autochtones, nommément les nations Waban-Aki et Huronne-Wendat, pour assurer une surveillance des travaux de construction qui pourraient permettre de trouver des sites patrimoniaux ou archéologiques.

La société d'État doit coordonner l'avancée du projet de son côté de la frontière avec son partenaire, Central Maine Power, qui doit encore obtenir toutes les autorisations nécessaires pour la ligne NECEC.

La mise en service de la ligne, qui était prévue pour l'automne 2022, est repoussée à décembre 2022, selon les échéanciers fixés par Hydro-Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !