•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des données encouragent les demandes de libération de prisonniers non violents à Saskatoon

Une vue de l'extérieur de l'entrée du Centre correctionnel de Saskatoon.

Fin novembre, certains prisonniers de l'établissement avaient commencé une grève de la faim afin d'inciter les autorités à mieux les protéger face à la COVID-19. (archives)

Photo : Dan Zakreski

Radio-Canada

Des données gouvernementales incitent les groupes de défense des prisonniers à demander la libération des détenus non violents après une éclosion de COVID-19 au sein même du Centre correctionnel de Saskatoon.

Selon les chiffres du bureau de la ministre des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique, Christine Tell, l'établissement carcéral détiendrait davantage de personnes en détention provisoire, soit en attente de leur procès, que de condamnés.

Or, cette situation est loin d’être nouvelle.

En juillet, 245 prisonniers étaient en attente de leur procès à la prison de Saskatoon alors que 177 y purgeaient leur peine.

Au début du mois d'octobre, cet écart s’agrandissait avec 310 prisonniers en détention provisoire et 186 condamnés.

Selon les chiffres du Ministère, 270 personnes attendaient leur procès derrière les barreaux au centre correctionnel de Saskatoon le 1er décembre, tandis que 200 autres y avaient été condamnés.

Une situation critiquée alors que l'établissement carcéral fait face à une éclosion de cas de COVID-19.

À la fin du mois de novembre, 76 prisonniers et 15 employés ont été déclarés positif après un test de dépistage. En seulement quelques jours, le total de cas confirmés au centre correctionnel de la Ville des Ponts est passé à 142.

Une lettre a d'ailleurs été envoyée la semaine dernière à ce sujet au ministre de la Justice et à la ministre Christine Tell.

Les quatre signataires (la Société John Howard du Canada, la Société Elizabeth Fry, l’organisme d’assistance juridique CLASSIC et Pro Bono Law Saskatchewan) demandaient la libération immédiate de tous les prisonniers, en détention provisoire ou condamnés, qui sont des aînés, immunodéprimés, non violents, ayant peu de chance de récidive ou risquant de souffrir gravement de complications liées à la COVID-19 .

Aucune cour de justice n’a eu l’intention de détenir un accusé dans une situation où celui-ci risque une maladie grave ou la mort , affirment-ils.

Selon le gouvernement, la décision de relâcher ou non certains détenus revient aux procureurs de la Couronne.

Avec les informations de Dan Zakreski

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !