•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bientôt un revenu minimum garanti à l'Île-du-Prince-Édouard?

Des pièces de 2 dollars canadiens sur une table, à côté d'une calculatrice.

Un comité parlementaire sur la pauvreté recommande un programme de revenu de base garanti

Photo : Getty Images / Osarieme Eweka

Un comité parlementaire spécial sur la pauvreté recommande au gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard d'entamer des négociations avec Ottawa pour mettre en place un programme de revenu de base garanti dans la province.

La mise en place d’un tel programme pourrait coûter 260 millions de dollars, selon le rapport présenté mardi dernier à l’Assemblée législative.

Puisqu'elle serait près de 100 millions plus élevée que le budget actuel du ministère du Développement social et du Logement de la province, la facture du programme devrait être partagée avec le gouvernement fédéral, selon le comité.

Proposition de projet pilote par la province

Si Ottawa n’embarque pas immédiatement dans le projet, le comité recommande que le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard finance lui-même un programme pilote.

Selon le rapport, 4200 Insulaires bénificierait d'un programme pilote de trois ans, au coût estimé de 19 à 26 millions de dollars par année.

Dans le cadre de ce projet, un adulte vivant seul bénéficierait d’un revenu annuel de 18 260 dollars, et une famille de deux personnes aurait un revenu annuel garanti de 25 747 dollars.

Chaque Insulaire, quelle que soit sa situation, doit vivre en santé et avec un minimum de dignité.

Trish Altass, présidente du comité parlementaire spécial sur la pauvreté
Trish Altass est debout. Elle regarde la caméra.

Pour la députée du Parti vert, Trish Altass, les coûts du programme doivent être partagés avec le gouvernement fédéral.

Photo : Julien Lecacheur

Les montants annuels correspondent à 85 % du seuil déterminé par Statistique Canada sur le coût de la vie pour une famille à faible revenu à l’Île-du-Prince-Édouard.

L’indicateur base sur les produits de première nécessité son estimation du coût de la vie.

Selon le comité parlementaire, tout revenu supplémentaire obtenu par un bénéficiaire du programme de revenu garanti serait récupéré par la province, à raison de 50 cents par dollar.

Jillian Killfoil, la directrice de l'association du Réseau des femmes de l'Île-du-Prince-Édouard demande aujourd'hui au gouvernement de l'aide pour mieux informer et éduquer les femmes enceintes.

Selon Jillian Killfoil, directrice de l'association du Réseau des femmes de l'Île-du-Prince-Édouard, les recommandations du comité législatif sont alignées aux objectifs des groupes communautaires qui militent pour ce projet pilote.

Photo : Julien Lecacheur

Pour Jillian Kilfoil, directrice du Réseau des femmes de l’Île-du-Prince-Édouard et membre du groupe de travail pour un revenu viable, un résultat positif du programme pilote motiverait le gouvernement fédéral à s'engager dans un programme permanent.

C’est plus facile pour le gouvernement fédéral d’investir dans un programme qui est déjà en place.

Jillian Kilfoil, directrice du Réseau de femmes de l’île et membre du groupe de travail pour un revenu viable

Les députés du comité parlementaire ont ajouté qu’un programme de revenu minimum garanti à l’Île-du-Prince-Édouard pourrait servir de modèle pour le reste du pays.

Le rapport estime que plus de 50 000 résidents de l’Île-du-Prince-Édouard, soit près d’un tiers de la population, seraient admissibles au programme.

En Chambre, le premier ministre Dennis King s’est prononcé en faveur de la création d’un programme de revenu minimum garanti, mais il a aussi laissé entendre que la province ne peut pas aller de l’avant sans l’appui du gouvernement fédéral.

Le gouvernement de la province doit maintenant analyser les 16 recommandations du comité avant de trancher sur la question.

Avec des renseignements de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !