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Nouvelles images dégradantes de prisonniers irakiens

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nouvelles photos, accompagnées pour la première fois d'extraits vidéos, sont publiées. Par ailleurs, 33 enquêtes criminelles sont instituées en lien avec la mort de 37 prisonniers en Irak et en Afghanistan.

De nouvelles photos de scènes torture sur des prisonniers irakiens ont été publiées vendredi. Pour la première fois, ces photos étaient accompagnées d'extraits vidéo.

Des détenus libérés affirment avoir été l'objet d'attouchements de la part de femmes militaires. Ils disent aussi avoir été forcés de manger des aliments sortis des toilettes. D'autres affirment qu'ils ont été contraints à manger du porc et à boire du vin en plein mois de ramadan, mois de jeûne et d'abstinence chez les musulmans. Une photo montre aussi un des prisonniers nu avec le dos couvert d'excréments.

Ces photos et extraits vidéos font partie des preuves présentées dans le cadre du procès intenté à sept soldats américains accusés d'avoir infligé des sévices à des prisonniers irakiens. L'un d'eux a déjà été condamné à un an de prison par une cour martiale américaine qui a siégé à Bagdad.

Washington ouvre des enquêtes

Le Pentagone a fait savoir vendredi que 33 enquêtes criminelles ont été instituées depuis décembre 2002, à la suite de la mort de 37 prisonniers en Irak et en Afghanistan.

Dans la moitié des cas, il s'agirait de mort naturelle ou de cause inconnue. Mais huit de ces enquêtes concerneraient des homicides avant ou pendant l'interrogatoire des détenus.

Washington a également ouvert une première enquête criminelle sur une entreprise civile américaine soupçonnée de mauvais traitements envers des prisonniers irakiens.

Des centaines de détenus sont libérés

Des centaines d'Irakiens détenus dans la prison d'Abou Ghraïb, à Bagdad, ont été libérés. Une vingtaine d'autobus ont ainsi franchi, tôt vendredi matin, les portes d'Abou Ghraïb, avec quelque 450 prisonniers. Après une dernière fouille par des soldats américains, ces détenus ont pu retrouver la liberté.

La semaine dernière, 300 autres Irakiens avaient été libérés de la même prison. De telles libérations massives de « détenus de sécurité » sont relativement fréquentes, l'armée américaine ayant enfermé environ 5000 Irakiens qu'elle soupçonnait d'avoir participé à des attaques contre ses soldats.

Un soldat américain reconnu déserteur

Un soldat américain qui avait quitté son unité de combat en Irak pour protester contre la guerre a été reconnu coupable de désertion par une cour martiale. Le sergent Camilio Mejia de la Garde nationale de Floride a été condamné à la peine maximale, soit à un an de prison, et a été renvoyé de l'armée.

Il a n'a exprimé aucun regret et accepte d'aller en prison. Le sergent a raconté que ses expériences en Irak l'avaient incité à réclamer le statut d'objecteur de conscience. Il affirme avoir vu des civils être la cible de tirs des forces américaines et des prisonniers irakiens traités avec cruauté.

Le reportage de Joyce Napier

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