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La F1 sans Hamilton à Bahreïn, son remplaçant Russell se distingue

La voiture est de profil.

George Russell dans la Mercedes-Benz à Bahreïn

Photo : Getty Images / Bryn Lennon

Radio-Canada

La F1 a décidé de présenter deux courses au Royaume de Bahreïn, ce qui évite aux équipes de sortir de leur bulle afin de disputer l’avant-dernier grand prix de la saison. Pour donner un caractère distinct à la deuxième épreuve, le tracé est différent, plus court, car les pilotes ne négocient pas la portion intérieure du circuit.

À la lumière des premiers essais libres, les F1 en font le tour en moins d’une minute. La pole position se disputera sous les 54 secondes au tour.

Les tours vont s’enchaîner à une vitesse folle (ce sera dur pour les chronométreurs), les dépassements aussi, et avec 20 voitures en piste, ce sera difficile pour les pilotes et pour les commentateurs qui devront être attentifs.

En fait, ce sera comme dans une course de la NASCAR sur ovale. La F1 nous offre vraiment ce week-end un spectacle nouveau.

Par contre, elle n’avait pas prévu l’accident de Romain Grosjean lors du premier tour du Grand Prix de Bahreïn, dimanche dernier. Les pilotes ont-ils eu le temps de digérer les images effrayantes retransmises à la télévision, et pourront-ils mettre le pied au plancher sans appréhension?

La FIA a fait ajouter des pneus de protection devant la glissière métallique du virage no 3 où Grosjean a eu son accident.

Le Français s’en est sorti presque indemne. Conscient grâce au Halo, il a pu s’extraire de son habitacle, bien protégé par sa combinaison.

Il était en bord de piste vendredi pour remercier le personnel qui l'a aidé et pour suivre les premiers tours de ses collègues sur ce nouveau tracé du circuit de Sakhir.

Russell commence bien son week-end

Sur ce tracé très rapide, Mercedes-Benz a nettement un avantage en puissance grâce à son groupe propulseur. Seule inconnue : la faculté d’adaptation de George Russell qui remplace Lewis Hamilton, en isolement forcé à cause de la COVID-19.

Le jeune Britannique est le pilote d’essai de l’équipe allemande, et il participe au championnat au sein de l’équipe Williams, motorisée par Mercedes-Benz. L’équipe Mercedes-Benz s’est tout naturellement tournée vers lui, et Williams a accepté de le libérer pour ce grand prix (moyennant compensation).

Et pour remplacer Russell, Williams a fait appel au jeune Britanno-Coréen Jack Aitken, pilote de réserve de l’équipe.

Russell a rapidement trouvé son rythme et a fait un sans-faute vendredi. Il a terminé en haut du classement du jour, avec des chronos imbattables : 54,546 s dans la première et 54,714 s dans la deuxième.

Il a devancé le Néerlandais Max Verstappen de l’équipe Red Bull, bon 2e dans les deux séances.

Pas très intéressant, et pas facile à négocier ce tracé, a dit Verstappen. Nous n'avons pas encore trouvé l'équilibre idéal pour la qualification. Nous pouvons faire mieux. Les tours sont tellement courts qu'on est constamment en communication radio pour savoir où se trouvent les autres voitures.

Dans la deuxième séance, plus représentative, le Britannique a devancé Verstappen de 128 millièmes de seconde.

George Russell pourra très bien se battre pour la pole position samedi. Ce sera peut-être plus dur pour défendre sa position pendant les 87 tours du grand prix.

Une lutte féroce

Derrière Mercedes-Benz, déjà sacrée, et Red Bull, le combat pour la 3e position du classement des constructeurs est passionnant.

McLaren est 3e avec 171 points, Racing Point, 154, Renault, 144 et Ferrari, 131. Un doublé vaut 43 points (25+18) et il y a un point pour le tour le plus rapide du top 10. Il reste deux courses à disputer.

Ferrari a une chance mathématique de doubler McLaren pour le 3e rang. Mais sur le circuit de Sakhir, le moteur italien a un déficit de puissance face au bloc Mercedes-Benz. Vettel a fini les essais libres de vendredi au 16e rang (+1,117) tandis que la Ferrari de Charles Leclerc l'a trahi (arbre de transmission) après 20 minutes de travail dans la deuxième séance.

Racing Point devant pour l'instant

C’est pour cela que l’équipe Racing Point a une carte à jouer ce week-end. Propulsée par le moteur allemand, et avec un châssis largement inspiré de la Mercedes-Benz W11 de 2019, l’équipe canado-britannique pourrait faire le plein de points.

Un pilote dans sa voiture rose

Lance Stroll roule sur le circuit de Bahreïn.

Photo : Getty Images / Pool

L’objectif est de devancer McLaren et Renault à tout prix. Le Québécois Lance Stroll voudra oublier ses derniers revers pour aider l’équipe à marquer le plus de points possible. Il a été bousculé (et renversé) lors du premier tour du Grand Prix de Bahreïn.

Son coéquipier Sergio Pérez est certainement le pilote en forme du moment.

Il a fini 3e en Turquie et roulait en 3e position il y a cinq jours quand son moteur a lâché. Il avait marqué des points dans les neuf courses précédentes, et il a atteint le plateau des 100 points, au 5e rang du classement des pilotes.

Pérez a fini la deuxième séance au 3e rang à 153 millièmes de Russell. Stroll est 7e à 39 centièmes du temps de référence.

Les temps sont très serrés, il y a toujours beaucoup de circulation et ce n'est pas facile de dépasser, alors ce sera compliqué en qualification. Mais je crois qu'on a une bonne idée de notre stratégie pour la course, a expliqué Lance Stroll.

Il ne faudra pas sortir des limites du circuit, surtout au virage no 8, a-t-il précisé.

Racing Point a conclu la journée devant Renault et McLaren et voudra faire de même en qualification samedi.

Le défi de Nicholas Latifi

Également à surveiller, le travail de Nicholas Latifi avec Williams, qui a donc un nouveau coéquipier ce week-end en Jack Aitken. Le Torontois aura à cœur de rester devant la jeune recrue de l’équipe.

Bien soutenu financièrement par l’entreprise familiale Sofina, Latifi aura droit à une deuxième saison avec l’équipe, mais sa première est difficile. Il a du mal à s’approcher du top 10 dans une voiture certes motorisée par Mercedes-Benz, mais aux carences aérodynamiques évidentes.

Latifi a pris le 15e rang de la deuxième séance (+1,071), devant son coéquipier par 4 dixièmes. Aitken a fini 19e.

Enfin, pour remplacer Romain Grosjean, l’équipe américaine Haas a fait appel au Brésilien Pietro Fittipaldi, le petit-fils d’Emerson Fittipaldi, champion du monde de F1 en 1972 et 1974.

Recrue lui aussi, Fittipaldi a terminé au 18e rang (+1,397), devant Jack Aitken.

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