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Vétérinaires et acupuncteurs pourront administrer le vaccin contre la COVID au Québec

Gros plan sur une seringue tenue par des mains portant des gants de plastique bleu.

Québec se prépare en vue de l'importante campagne de vaccination contre la COVID-19 qui devrait avoir lieu en 2021.

Photo : Associated Press / Kirsty Wigglesworth

Radio-Canada

Le gouvernement Legault appelle en renfort des étudiants et des professionnels du milieu de la santé au sens large pour participer à l'effort de vaccination qui se prépare contre le nouveau coronavirus.

Le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé vendredi qu'il avait la veille signé un arrêté (Nouvelle fenêtre) qui leur permettra d'administrer le vaccin lorsqu'il sera prêt. Devant l'ampleur de la tâche, le gouvernement souhaite augmenter le bassin de main-d'œuvre potentielle.

Ainsi, les étudiants et résidents en médecine; les étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie; et ceux qui deviendront infirmiers ou infirmières auxiliaires pourront participer à la campagne de vaccination après avoir suivi une courte formation.

Même chose pour les étudiants en techniques ambulancières; les techniciens ambulanciers; les titulaires d'un diplôme de médecine obtenu en dehors du Canada; les dentistes, les médecins vétérinaires; les podiatres; les technologistes médicaux; et les technologues en imagerie médicale.

Signe que la campagne de vaccination pourrait débuter rapidement, le Comité consultatif national sur l'immunisation du Canada a dévoilé vendredi ses recommandations sur les Canadiens à vacciner en priorité. Prenez-en connaissance en consultant notre article sur le sujet.

Certains groupes professionnels du domaine de la santé physique seront également appelés en renfort, bien qu'ils aient à suivre une formation plus soutenue, explique le cabinet du ministre Dubé.

Il s'agit des professionnels suivants : acupuncteurs; audiologistes; chiropraticiens; audioprothésistes; denturologistes; ergothérapeutes; hygiénistes dentaires; optométristes; opticiens d'ordonnance; orthophonistes; physiothérapeutes; technologues en prothèses et appareils dentaires; technologues en électrophysiologie médicale; technologues en physiothérapie; et diététistes-nutritionnistes.

En amont de cet arrêté, le cabinet dit avoir travaillé avec les ordres professionnels concernés et l'Office des professions ainsi qu'avec le Collège des médecins du Québec, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et l'Ordre des pharmaciens du Québec. Ces trois derniers ont d'ailleurs salué la décision du ministre, vendredi.

Les professionnels du domaine de la santé mentale et des relations humaines ne sont pas visés, a souligné le cabinet du ministre Dubé.

Le plateau se maintient

Les autorités sanitaires du Québec ont par ailleurs ajouté 1345 nouveaux cas de COVID-19 au bilan provincial ainsi que 28 décès additionnels, dont 5 sont survenus dans les dernières 24 heures.

De ce nombre, 20 décès sont survenus entre le 27 novembre et le 2 décembre, 2 avant le 27 novembre et 1 à une date inconnue, indique la santé publique. À ce jour, 718  personnes sont mortes des suites de la COVID-19 au Québec.

Après avoir connu un léger recul la veille, le nombre d’hospitalisations a quant à lui augmenté de 24, ce qui porte le total à 761. Parmi celles-ci, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs est passé à 97, une diminution de 2 personnes par rapport à la veille.

En tout, 147 877 personnes ont contracté la COVID-19 depuis le début de la pandémie, et 4 014 319 prélèvements ont été réalisés, dont 35 111 mercredi.

En date du 3 décembre, la santé publique dénombre 471 éclosions actives dans les milieux de travail, 361 dans le réseau scolaire et 273 dans les milieux de vie et de soins pour aînés.

Montréal demeure la région la plus touchée : 453 nouveaux cas y ont été dénombrés dans les dernières 24 heures, contre 129 dans la Capitale-Nationale, 116 dans Lanaudière, 114 en Estrie et 111 en Montérégie.

Une hausse récente du nombre de cas positifs dans l'est du Bas-Saint-Laurent a par ailleurs incité le ministre Dubé à resserrer les mesures sanitaires dans l'est de la région.

Ainsi, les secteurs de Rimouski-Neigette, La Mitis, La Matanie et la Matapédia passeront en zone rouge dès 0 h 01, lundi matin, a annoncé son cabinet vendredi après-midi.

Garder un œil sur les hôpitaux des régions

Tandis qu'à l'échelle panquébécoise, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 a augmenté de 12 % par rapport à la semaine dernière, l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) prévient que les centres hospitaliers de certaines régions pourraient ne pas suffire à la demande.

Les projections suggèrent que les capacités hospitalières devraient être suffisantes dans les mois à venir, mais la situation pourrait varier d’une région à l’autre, a indiqué l’INESSS, vendredi.

Au cours des trois dernières semaines, une hausse des nouveaux cas a été observée chez les 80 ans et plus, qui sont plus susceptibles de développer des complications et de nécessiter une hospitalisation.

Bien que l’augmentation de cas se concentre essentiellement dans la grande région de Montréal, ce n’est pas pour ce cas précis que l’INESSS s’inquiète. Le nombre d'hospitalisations projetées [y] demeure élevé, mais généralement constant, note l’Institut.

À l’opposé, dans les autres régions, ce nombre demeure élevé et en légère hausse. Dans les régions où la transmission du virus est à la hausse, la marge de manœuvre de certains hôpitaux pourrait s'en trouver fragilisée, ajoute l'INESSS.

Un dépassement des capacités hospitalières dédiées en lits réguliers ne peut toujours pas être exclu.

Une citation de :Extrait du rapport de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux

Contrairement aux dernières semaines, où le portrait global de la pandémie affichait une relative stabilité, nous constatons ces derniers jours des signes inquiétants d'aggravation de la situation, notamment du côté des hospitalisations dans certaines régions, a réagi le ministre Dubé.

Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter le débordement de nos hôpitaux, et j'invite les Québécoises et les Québécois à redoubler d'efforts pour que nous puissions faire diminuer le nombre de cas, a-t-il ajouté.

Outre la question du nombre de lits, lesquels pourraient venir à manquer, il y a aussi celle du personnel absent du réseau de la santé. Aux dernières nouvelles, 6600 employés étaient en congé de maladie ou en retrait préventif.

Jeudi, en réaction à la récente hausse du nombre de cas de COVID-19 dans la province, le premier ministre Legault est revenu sur sa décision de permettre les rassemblements de 10 personnes entre le 24 et le 27 décembre. Cette permission ne tient plus dans les zones rouges, où se concentre la majorité de la population québécoise.

Les résidents des zones orange, eux, peuvent toujours organiser des rassemblements de 6 personnes au maximum, tandis que cette limite grimpe à 10 personnes en zone jaune.

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