•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La nouvelle coalition pour les droits des locataires veut une réforme au Nouveau-Brunswick

Les locataires au Nouveau-Brunswick ont moins de droits qu'ailleurs, selon la coalition.

Affiche de logement à louer devant un immeuble d'habitation.

Appartements à louer à Moncton, au Nouveau-Brunswick, le 20 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Un nouveau groupe de défense des droits des locataires au Nouveau-Brunswick espère les aider à s'y retrouver dans les règles et règlements de location, et s'efforce de les modifier.

Le Nouveau-Brunswick est très en retard par rapport aux autres provinces en termes de protection des locataires, déclare un des responsables du groupe, Aditya Rao.

La coalition du Nouveau-Brunswick pour les droits des locataires a été créée par un groupe de locataires.

Les locataires du Nouveau-Brunswick ont beaucoup moins de droits que presque partout ailleurs dans le pays. Nous l'avons vu clairement ces dernières semaines avec les histoires d'augmentation de loyer et d'expulsions, soutient M. Rao.

La coalition appelle à un moratoire sur toutes les expulsions pendant la pandémie de la COVID-19.

Des « rénovictions » qui faussent les statistiques

Lors d'une conférence de presse jeudi sur le coronavirus au Nouveau-Brunswick, le premier ministre Blaine Higgs a été interrogé sur le nombre d'expulsions auxquelles les locataires ont été confrontés cette année pendant la pandémie.

Blaine Higgs en conférence de presse.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, le 21 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Ils sont actuellement moins nombreux que les années précédentes, dit-il.

Bien que Services Nouveau-Brunswick ait reçu 1525 demandes d'expulsion au cours des 10 premiers mois de cette année – 2518 en 2019 et 1688 en 2018 – on ne tient pas compte des résiliations de bail (utilisées dans de nombreux cas pour expulser un locataire, pour des raisons telles que les rénovations par exemple).

M. Rao indique que c'est une pratique qu'il a entendue et qui est souvent utilisée.

Une femme debout devant sa maison.

Tammy Bernard doit quitter son appartement avec seulement un mois de préavis et ne pense pas être en mesure de trouver un nouveau logement abordable au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Le groupe qu'il représente veut instaurer une réglementation qui garantirait des inspections régulières dans les immeubles locatifs, ce qui empêcherait les propriétaires de procéder à des « rénovictions ».

Pour qu'ils ne puissent pas en arriver au point où [les appartements] sont si délabrés que les locataires doivent être relogés pour que l'appartement soit réparé, ajoute M. Rao.

Le premier ministre Higgs a indiqué que son gouvernement était en pourparlers avec les propriétaires afin de comprendre la situation des loyers dans la province.

La faible disponibilité des logements est devenue un gros problème dans les trois grandes villes de la province, le taux d'inoccupation à Fredericton étant d'environ 1,4 %.

Un homme porte un miroir et des pieds de table lors d’un déménagement.

Plusieurs locataires doivent quitter leur logement en pleine pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Nous savons que de nouveaux immeubles sont en construction, dit M. Higgs.

Nous savons que des rénovations sont en cours dans les appartements. Mais les propriétaires nous disent que [...] les augmentations des taux de location sont faibles. Nous nous efforcerons de comprendre cela avant d'agir sur une politique qui aurait pu être nécessaire ailleurs, et qui pourrait, ou ne pourrait pas être nécessaire ici.

Les meubles de locataires lors d'un déménagement.

Les meubles de locataires qui doivent quitter leur logement.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

M. Rao déclare que la coalition lancera des propositions politiques dans les prochaines semaines.

Nous demandons au gouvernement de réviser de manière significative la loi sur les locations résidentielles en vue de protéger les droits des locataires, notamment en instituant un contrôle des loyers, bien sûr, mais aussi en créant un programme de prévention des expulsions, entre autres choses, dit-il.

Sur son site web, le groupe demande aux gens d'écrire à leur député pour ajouter certaines de ces réformes à la loi.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !