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Prostitution juvénile : un rapport gouvernemental salué par le CALACS Agression Estrie

Marie-Michèle Whitlock, intervenante au CALACS Agression Estrie en entrevue près d'un salon de massage érotique à Sherbrooke

Marie-Michèle Whitlock, intervenante au CALACS Agression Estrie

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS Agression Estrie), accueille favorablement plusieurs recommandations du rapport de la Commission spéciale sur l’exploitation des mineurs.

Après 18 mois de travaux, la commission a rendu public son rapport qui contient 58 recommandations. Le rapport prône notamment de sensibiliser la population, punir davantage les proxénètes et d’offrir un meilleur accompagnement des victimes.

L’intervenante au CALACS Agression Estrie, Marie-Michèle Whitlock, souligne que la commission prend position pour un financement récurrent des organismes. On salue particulièrement la recommandation, a-t-elle souligné en entrevue à l’émission Par ici l’info. On souhaite qu’ils priorisent les organismes qui ont déjà une expertise en la matière.

En Estrie, on peut retrouver toutes les formes d’exploitations sexuelles. Autant, chez les adultes que chez les adolescentes. Les recruteurs sont aussi sur notre territoire.

Marie-Michèle Whitlock

Mme Whitlock aurait toutefois souhaité que la commission émette davantage de recommandations concernant les femmes adultes puisque la sortie de la prostitution se fait souvent à l’âge majeur. Pour nous, l’exploitation sexuelle est autant condamnable pour une femme adulte que pour une femme mineure, a-t-elle précisé en entrevue.

Le CALACS Agression Estrie juge qu’une partie de la solution passe l’application de loi, mais aussi l’éducation sur le consentement. La sensibilisation des hommes et des femmes sur le consentement, c’est ce qui va avoir le plus d’impact à long terme, croit Mme Whitlock. En même temps, faut avoir des services de sortie. La pandémie nous a bien démontré que s’il n’y a pas de service de sortie, les femmes sont prises au piège.

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