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Les enseignants manifestent à Trois-Rivières et Louiseville

Des manifestants le long d'un boulevard sous la pluie.

De nombreux enseignants manifestent vendredi matin dans le contexte des négociations de la convention collective échue depuis le 31 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Radio-Canada

Les enseignants souhaitent se faire entendre du gouvernement alors que les négociations de leur convention collective stagnent. Vendredi matin, ils étaient environ 200 au coin des boulevards des Forges et des Récollets. Aucune rue n’a été bloquée pendant cette manifestation.

Il y a un immobilisme complet aux tables de négociations, affirme Claudia Cousin, présidente du Syndicat de l’enseignement des Vieille-Forges. Elle est d’avis que les négociateurs choisis par le gouvernement n’ont aucun mandat pour discuter des enjeux. Quand on négocie, il faut qu’il y ait deux parties, ajoute-t-elle au micro de Marie-Claude Julien, à l’émission Toujours le matin.

Claudia Cousin explique qu’il y a deux tables de négociations : une pour les conditions salariales et la retraite, l’autre pour les conditions d’enseignement. Elle estime que le gouvernement a un cadre financier pour les conditions salariales duquel il ne déroge pas, selon elle. On a proposé des solutions, on a changé nos demandes. Le gouvernement, lui, ne bouge pas, affirme la présidente.

Préoccupations pour la réussite des élèves

Outre les négociations en cours, les enseignants réclament plus de services aux élèves. Ils soulignent notamment le manque d’orthopédagogues pour soutenir les élèves en difficulté, autant au primaire qu’au secondaire. Plusieurs autres ressources sont quant à elles disponibles seulement à temps partiel. On a un psychoéducateur qui est à temps partiel, on aimerait ça avoir un service à temps plein, explique un manifestant, Benoît Beauchemin.

Depuis deux ans, le ministère de l’Éducation a procédé à l’embauche de nouveaux professionnels, mais pas suffisamment selon certains. Quand on coupe, je sais pas moi, 800 postes d’orthopédagogues, qu’on en remet 400, on est encore en déficit de 400, explique Jean-François Gagnon, un autre manifestant.

La pandémie est aussi venue ajouter son grain de sel dans l’organisation des classes. La démotivation des élèves continue d’être préoccupante pour les enseignants dont les classes sont surpeuplées.

Avec les informations de Jonathan Roberge

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