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Les restrictions d'achalandage inquiètent des commerçants du Bas-Saint-Laurent

Une femme passe devant des sapins de Noël le 2 décembre 2020 à Rome, en Italie.

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) se réjouit de la décision du gouvernement de laisser ouverts les commerces et encourage les détaillants à continuer de respecter les règles de la santé publique (archives).

Photo : Reuters / Yara Nardi

Radio-Canada

À compter d'aujourd'hui, les commerçants québécois doivent respecter de nouvelles mesures de distanciation physique, en imposant notamment un nombre limite de clients à l'intérieur de leurs établissements. Si les commerçants du Bas-Saint-Laurent comprennent la logique derrière ces restrictions visant à éviter une flambée des cas de COVID-19, ils espèrent qu'une aide financière suivra.

Plusieurs de ces mesures-là étaient déjà mises en place parce qu'elles étaient suggérées par la santé publique et la CNESST, observe la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Marie-Hélène Collin.

Ceci dit, là, ça devient obligatoire, c'est certain que ça fait peur aux commerçants, ajoute-t-elle.

Une dame devant une vitrine décorée pour les Fêtes.

Les commerces et boutiques de 20 mètres carrés et moins ne peuvent accueillir qu'un client à la fois, selon les nouvelles mesures imposées par Québec.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Il y aura des employés supplémentaires qui devront être déployés sur le terrain parce que les commerçants ne veulent pas recevoir la contravention de 1000 $ ou 6000 $, souligne Mme Collin.

Or, il n'y a pas que les contraventions qui inquiètent les commerçants. Les coûts associés à l'embauche d'employés supplémentaires sont trop élevés pour bon nombre d'entre eux, déjà fortement éprouvés par les conséquences de la pandémie.

Pour couvrir une plage de 50 heures au salaire minimum, ça fait environ 1000 $ par semaine pour engager quelqu'un qui surveille la file, fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie Rimouski-Neigette, Jonathan Laterreur.

Si on parle d'embaucher un agent de sécurité, c'est au bas mot 2500 $ par semaine. Une petite entreprise ne peut définitivement pas se payer ça.

Une citation de :Jonathan Laterreur, dg de la Chambre de commerce et d’industrie Rimouski-Neigette

Pour M. Laterreur, il est essentiel qu'une aide financière accompagne ces nouvelles restrictions.

On comprend que la priorité, c'est la santé, on est d'accord. Mais depuis le début, on demande à ce que le gouvernement investisse, rappelle-t-il.

Je pense aux restaurateurs en zone orange qui n'ont droit à aucune aide parce qu'ils ne sont pas obligatoirement fermés contrairement à ceux en zone rouge. Il n'en demeure pas moins que le commerce et la restauration, c'est une game de volume et en ce moment les clients ne sont pas au rendez-vous, constate M. Laterreur.

Il craint notamment que des commerçants ne survivent pas à la crise.

Des clientes dans un magasin.

Les policiers et les inspecteurs de la CNESST intensifieront leurs visites dans les commerces pour s'assurer du respect de ces nouvelles mesures qu'impose Québec. Les contrevenants ainsi que les clients récalcitrants s'exposent à des amendes de 1000 $ à 6000 $ (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Rail

Pour cette même raison, Mme Collin estime qu'il ne doit pas revenir aux commerçants de faire respecter les nouvelles mesures.

J'espère qu'avant de donner des contraventions, la sécurité publique pourra au moins donner des avis. C'est vraiment un effort collectif. Il faut que les citoyens collaborent, affirme-t-elle.

C'était la même chose avec les masques, quand ils sont devenus obligatoires, on imputait aux commerçants de devoir faire porter les masques aux clients. Ça n'a pas à être les commerçants qui portent ce fardeau-là, insiste Mme Collin.

Le Bas-Saint-Laurent bientôt en zone rouge?

Quant à l'éventualité d'un passage en zone rouge, la présidente-directrice générale se fait rassurante.

Elle affirme avoir discuté avec la santé publique de la possibilité que seules les MRC aux prises avec des éclosions importantes de COVID-19 passent au palier d'alerte rouge, plutôt que l'ensemble du Bas-Saint-Laurent.

Si ça dégénère, il y a moyen de créer des sous-régions. La santé publique est sensibilisée à ça. Ce sont les chiffres qui vont nous le dire. Si dans le KRTB on a peu de cas, pourquoi fermer nos restaurants?

Une citation de :Marie-Hélène Collin, pdg de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup

La MRC de Rimouski-Neigette a enregistré 88 nouveaux cas de COVID-19 depuis lundi, alors que la situation est relativement stable dans les autres MRC de la région.

Mme Collin invite par ailleurs les commerçants à contacter la chambre de commerce pour s'informer des programmes d'aide disponibles.

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