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Des enseignants de Drummondville en furie contre leur employeur

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Le président du syndicat prend la pose devant le bureau du syndicat.

Le président du Syndicat de l'enseignement de la région de Drummondville (SERD), Guy Veillette.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Une note de service du Centre de services scolaire des Chênes est très mal accueillie par plusieurs enseignants de Drummondville. Selon eux, l’employeur profite des moyens de pression annoncés pour les menacer d’amputer leur salaire.

La note de service précise que les enseignants pourraient ne pas être payés ou voir une note disciplinaire ajoutée à leur dossier s'ils refusent de se plier aux indications des directions d'établissements lors de la journée pédagogique du 4 décembre.

Au moment où le gouvernement du Québec privilégie le télétravail, le Syndicat des enseignants de la région de Drummondville (SERD) déplore que ses membres soient tenus d'être présents physiquement dans les écoles lors de cette journée, alors qu'ils comptaient effectuer leur travail de nature personnelle comme moyen de pression.

Dès que l’employeur a su qu’on voulait seulement faire des tâches liées à notre travail, on a vu que les mesures disciplinaires étaient dans l’air, ainsi que les coupures de traitement, déplore le président du SERD, Guy Veillette. Ils ont donné la directive de couper le salaire aux profs, même si ces derniers s’arrachent le cœur pour donner un excellent service aux étudiants.

Appel à la désobéissance

Le Syndicat demande à ses membres de ne pas se présenter physiquement au travail et de ne pas assister aux rencontres virtuelles de l'employeur en guise de moyen de pression vendredi.

Après avoir continué à enseigner à distance cet automne en étant atteinte de la COVID-19, l'enseignante de mathématiques Johanne Dion compte respecter ce mot d'ordre. Je vais suivre le plan d’action de mobilisation, puis je ne serai pas présente, je ne serai pas aux réunions auxquelles on m’a convoquée, s’exclame-t-elle.

Mme Dion a très mal reçu la note de service. C’est de la déception, une gifle en plein visage. C’est l’incompréhension, a-t-elle réagi.

Vers la grève?

Le Syndicat, qui exhorte Québec à accélérer les négociations dans le but de renouveler les conventions collectives des enseignants, indique par ailleurs réfléchir à se doter d'un mandat de grève.

Dans un courriel, le Centre de services scolaire des Chênes affirme que la note de service visait simplement à rappeler aux enseignants l’encadrement légal de leur prestation de travail.

Avec les informations de Jean-François Dumas.

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