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Libération de Meng Wanzhou : Huawei en discussion avec Washington

Portrait de Meng Wanzhou portant un masque.

Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, à la sortie de la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Photo : Reuters / JENNIFER GAUTHIER

Agence France-Presse

Le géant chinois des télécoms Huawei discute d'un accord avec l'administration américaine qui permettrait à sa directrice financière Meng Wanzhou de regagner la Chine, deux ans après son arrestation au Canada, selon le Wall Street Journal (WSJ).

Meng Wanzhou, fille du fondateur du numéro deux mondial des téléphones intelligents, est en liberté surveillée à Vancouver depuis son interpellation à la fin de 2018 à l'aéroport de la ville située en Colombie-Britannique.

Elle fait l'objet d'une demande d'extradition des États-Unis, qui lui reprochent d'avoir menti quant aux liens de Huawei avec l'Iran, en violation de l'embargo américain contre ce pays.

Son arrestation a provoqué une crise diplomatique majeure entre la Chine et le Canada. Deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, arrêtés en Chine peu après Meng Wanzhou, y sont toujours détenus et accusés d'espionnage.

D'après un article publié jeudi par le WSJ, les avocats de Meng Wanzhou ont discuté avec le département américain de la Justice d'un accord qui permettrait à la responsable chinoise de regagner son pays, à condition qu'elle reconnaisse certaines des accusations portées contre elle.

Le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, précise que l'intéressée s'est jusqu'à présent refusée à un tel accord, estimant n'avoir rien à se reprocher.

Ses avocats et le département de la Justice discutent cette semaine dans l'espoir de parvenir à un compromis avant le départ de l'administration Trump le 20 janvier, ajoute le WSJ.

Interrogée vendredi lors d'un point de presse, la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, n'a pas confirmé les informations du quotidien américain, se contentant d'appeler une nouvelle fois le Canada à relâcher sa ressortissante.

Meng Wanzhou est innocente, a-t-elle soutenu, accusant le Canada de jouer un rôle honteux dans cette affaire.

Interrogé par l'AFP, le siège social de Huawei en Chine s'est pour sa part refusé à tout commentaire relativement aux informations du WSJ.

Un accord pourrait aussi faciliter la libération des deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, détenus en Chine depuis deux ans, selon le quotidien new-yorkais.

« Depuis presque deux ans nous travaillons acharnement pour ramener ces deux Michael. On va continuer notre travail. Mais je ne vais pas commenter ces rapports. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le gouvernement chinois comme Huawei ont systématiquement démenti les accusations de Washington contre Meng Wanzhou, Pékin estimant que l'administration américaine cherche avant tout à affaiblir une entreprise chinoise de pointe.

Huawei est visé par un arsenal de sanctions aux États-Unis, qui accusent sans preuve le groupe de télécoms d'espionnage potentiel au profit du régime communiste.

Washington a notamment interdit à ses entreprises de vendre des équipements à Huawei et a convaincu nombre de ses alliés de se passer du chinois pour l'installation de leurs réseaux 5G, la cinquième génération de l'internet mobile, pour laquelle Huawei fait figure de leader mondial.

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