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Décès d’André Gagnon : « Son œuvre ne mourra jamais », selon Alexandra Stréliski

Le pianiste sourit en studio de radio.

André Gagnon en 2009

Photo : Radio-Canada / unknown

Radio-Canada

Plusieurs personnalités, dont Alexandra Stréliski, Céline Dion, Diane Dufresne, Clémence DesRochers, Normand Chouinard, Mouffe et Michel Tremblay, ont réagi à l’annonce de la mort du pianiste et compositeur André Gagnon à l’âge de 84 ans.

Pianiste de formation classique, André Gagnon s’était ouvert à diverses influences et avait rendu la musique classique accessible en la fusionnant avec la musique plus populaire.

André Gagnon était un grand compositeur, accompagnateur et instrumentiste. [...] Entre la musique classique et la musique populaire, il me semble qu’il se fichait bien des étiquettes. Il a pavé le chemin à des pianistes comme moi, a écrit à Radio-Canada Alexandra Stréliski.

Je suis très triste d’apprendre la nouvelle de son décès. Même si je suis convaincue que son œuvre, elle, ne mourra jamais.

Alexandra Stréliski, pianiste

Céline Dion a elle aussi réagi à la disparition d'André Gagnon dans un message publié sur son compte Twitter.

Diane Dufresne pleure également ce grand mélodiste, qui était également un homme d’une grande générosité et très cultivé, mais aussi plein d’humour.

André Gagnon est parti du classique pour anoblir l’art populaire qu’est la chanson, dit-elle.

Il nous a fait réaliser à quel point la musique de concert, la grande musique, est quelque chose de près de nous, de sensuel, de vivant, d’enthousiasmant, de drôle et de moderne, ajoute le comédien et metteur en scène Normand Chouinard. André Gagnon était pour tout le monde.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

André Gagnon meurt à 84 ans

La peine de Diane Dufresne et de Clémence DesRochers

C’est à l’âge de 19 ans que Diane Dufresne a rencontré André Gagnon. Ce dernier l’a accompagnée en première partie de concerts de l’artiste français Guy Béart. Par la suite, il lui a fait rencontrer Luc Plamondon et a ainsi changé [sa] vie.

Il avait toujours cette humilité quand il accompagnait [un artiste au piano]. Il ne [vous] accompagnait pas, il [vous] portait, il vous élevait, se rappelle-t-elle.

Clémence DesRochers a également collaboré avec André Gagnon, elle aux paroles et lui à la musique. Ensemble, le duo a signé Ça sent le printemps, chantée par Renée Claude, et La patinoire, pour Marie-Michèle Desrosiers. Avant cela, dans les années 1960, les deux ont fait partie du groupe de Les Bozos.

Ses mélodies, c’était comme s’il y avait des mots. On n'avait pas besoin de mettre des mots, chaque note disait quelque chose, explique-t-elle au sujet de son ami, qui était un romantique.

Ses airs nous hanteront longtemps, ses musiques vont nous traverser l’âme et l’esprit. La chose la plus merveilleuse avec la musique est qu’elle est éternelle, immortelle. En ce sens, André Gagnon vivra toujours.

Normand Chouinard, comédien et metteur en scène

André Gagnon et Claude Léveillée

Quant à Mouffe, qui a écrit les paroles de la chanson Je suis une femme, composée par André Gagnon, elle se souvient d’André Gagnon, qu’elle surnommait Dédé, comme d’un ami, un protecteur et un mentor et de quelqu’un de toujours positif.

Il était très aimé et estimé de tous ses collègues. Je ne connaissais personne qui n’aimait pas Dédé, qui ne disait pas que c’était un grand personnage.

Elle retient également du rôle joué par André Gagnon dans le parcours musical de Claude Léveillée. Claude était un formidable musicien, mais c’était un autodidacte, il ne lisait pas la musique. Alors Dédé faisait tout le côté écriture et arrangements. Je pense que cela a donné beaucoup d’ampleur à la carrière de Claude.

L'homme joue du piano sur scène de plateau de télévision.

André Gagnon sur scène en 1975

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Nelligan, l’opéra composé par André Gagnon

C’est d’ailleurs grâce à Claude Léveillée que Normand Chouinard a découvert la musique d’André Gagnon. Par la suite, les deux artistes ont travaillé ensemble sur l’opéra Nelligan, que le pianiste avait composé en 1990. Mon Dieu, je suis reconnaissant au sort et au destin qui m’a amené près d’André Gagnon, je ne l’oublierai jamais, dit-il en parlant de son ami aux yeux d’enfant qui aimait jouir de la vie.

Normand Chouinard se rappelle un artiste – qui était aussi un homme de scène et de théâtre – totalement impliqué dans le projet afin de veiller de près sur son œuvre. On n’a jamais fait une répétition sans qu’il ne soit présent, ce qui est rare [dans le milieu]. Il était aussi là lors de toutes les représentations, explique-t-il.

La poésie de Nelligan l’a toujours touché et transporté. Toute sa vie, il a pensé qu’il avait quelque chose à faire avec cette œuvre qui appelle la musique.

C'est Michel Tremblay, ami d'André Gagnon, qui a écrit le livret de Nelligan. C'était un mélodiste assez unique, il avait une façon de composer des airs qui nous restaient en mémoire, met-il en avant.

Il veut garder le souvenir d'un homme rieur, qui avait le sens de la répartie. C'est un côté de lui qui est moins connu, car sa musique est plutôt sérieuse.

Afin de rendre hommage à André Gagnon, ICI Première présentera une entrevue réalisée par René Homier-Roy avec le musicien en 2013 dans l’émission Les grands entretiens, animée par Stéphane Garneau jeudi, à 21 h. Puis, samedi, à 13 h, René Homier-Roy recevra Michel Tremblay à l’émission Culture club afin de parler d’André Gagnon.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, de minuit à 5 h, ICI Musique rediffusera une rencontre intime de cinq heures entre Monique Giroux avec André Gagnon. Dimanche, à 16 h, l’animatrice évoquera également cet artiste dans son émission Chants libres à Monique.

Avec les informations de Catherine Richer, Nabi-Alexandre Chartier, Louis-Philippe Ouimet et Eugénie Lépine-Blondeau

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