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Dernière messe pour Mgr Prendergast comme archevêque de l'archidiocèse d’Ottawa-Cornwall

Mgr Prendergast lors de sa dernière messe.

Mgr Prendergast a été nommé en 2007 à titre d'archevêque d'Ottawa par le pape Benoît XVI.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est jeudi soir que monseigneur Terrence Prendergast a célébré sa dernière messe comme archevêque de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall. Il passera bientôt le témoin à monseigneur Marcel Damphousse.

Après 13 ans comme archevêque à Ottawa, l’heure du départ a sonné pour Mgr Prendergast. C’est le temps de m’en aller. J’ai 76 ans, a-t-il soufflé. Je suis content de ce qu’on a fait. Il a célébré du même coup son 25e anniversaire d'ordination épiscopale.

Le pape Benoît XVI l’a nommé en 2007 à titre d’archevêque dans la région. Depuis, Mgr Prendergast a bâti des ponts à Ottawa tant chez les chrétiens qu’avec les communautés juives et islamiques.

Si plusieurs reconnaissent qu’il en a aussi bâti entre les anglophones et les francophones, ce dernier aurait souhaité en faire plus. J’ai manqué […] un peu la question des francophones. C’est difficile d’évangéliser les francophones. Ce n’est pas une culture comme les anglophones, a-t-il dit.

Mgr Prendergast en entrevue.

Mgr Prendergast célèbre également son 25e anniversaire d'ordination épiscopale.

Photo : Radio-Canada

Mgr Prendergast a aussi pris position sur bon nombre de questions sensibles. Il faut être clair. De l’autre côté, c’est très clair. On veut avoir la permission de mourir quand on veut. Moi, je dis non. La vie, c’est un don de Dieu, croit-il. L’archevêque a notamment été un meneur dans le mouvement pro-vie.

L’heure de la retraite n’a toutefois pas encore sonné pour Mgr Prendergast. Je vais faire de ma retraite mon deuxième job, a-t-il lancé.

Au cours des prochains mois, il devra administrer le diocèse de Hearst-Moosonee par intérim. Dans ses temps libres, il souhaite apprendre à parler couramment l’espagnol et passer du temps avec sa famille.

Un homme qui n’a pas fini de servir l’église

C’est sûr que c’est un petit peu triste de le voir partir parce qu’il a quand même fait de grandes choses pour les […] diocèses. C’est un homme qui n’a pas fini de servir l’Église, croit Yvan Mathieu, professeur de théologie à l’Université Saint-Paul.

Une des grandes choses qu’il a faite, ça a été de permettre que deux diocèses [Ottawa et Cornwall] n’en fassent qu’un, estime M. Mathieu.

Yvan Mathieu en entrevue.

Yvan Mathieu a pu observer de près Mgr Prendergast au cours des dernières années.

Photo : Radio-Canada

Celui-ci estime également que Mgr Prendergast était proche des jeunes. C’est d’ailleurs une approche que devra poursuivre le prochain archevêque, selon lui.

Son grand défi, ça va être de faire en sorte que l’église d’Ottawa devienne davantage, pas qu’elle ne l’est pas, mais missionnaire auprès de la jeunesse, soutient M. Mathieu.

Le prochain archevêque aura également pour mission d’aller vers les gens, selon le professeur. En temps de pandémie, il croit qu’il faut repenser la façon de le faire.

Nouveaux défis pour le prochain archevêque

Depuis mai dernier, les diocèses d’Ottawa et de Cornwall ne forment qu’un. Le franco-manitobain Marcel Damphousse prendra les rênes du nouvel archidiocèse au cours des prochains jours. J’ai hâte à l’aventure et aux défis devant moi, s’exclame-t-il.

La transition se prépare sur le terrain depuis juin. Les gens savent que ça s’en vient et on s’organise pour préparer le terrain pour que la transition se fasse sans bouleversement, dit-il.

Marcel Damphousse en entrevue.

Marcel Damphousse sera le nouvel archevêque d'Ottawa-Cornwall au cours des prochains jours.

Photo : Radio-Canada

Le nouvel archevêque devra relever plusieurs défis. Le déclin de la pratique religieuse, c’est toujours une réalité qu’on doit envisager d’une façon sérieuse, souligne-t-il.

À cela s’ajoute également la pandémie de COVID-19 qui complique les préparatifs pour la période des fêtes qui approche. Il faut planifier plan A, B et C parce qu’on est toujours dans une situation où la pandémie peut faire en sorte qu’on doit fermer nos églises, admet Mgr Damphousse.

Avec les informations d’Antoine Trépanier

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