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Saguenay prête à payer 600 000 $ pour la démolition de l’église Saint-Joachim

L'extérieur de l'église Saint-Joachim.

L'église Saint-Joachim à Chicoutimi est abandonnée depuis des années.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Saguenay réserve 600 000 $ à même son prochain plan triennal d’immobilisations (PTI) pour la démolition de l’église Saint-Joachim, à Chicoutimi.

Le temple religieux, à l’abandon depuis plusieurs années, est dans un état de décrépitude avancé et représente une menace pour la sécurité des citoyens du secteur.

La somme nécessaire au démantèlement de l’église a été incluse à même l’an 1 du prochain PTI (2021), entériné tout juste après le budget de Saguenay par les membres du conseil, jeudi, par vidéoconférence.

La Ville choisit donc d’investir plus d’un demi-million de dollars pour faire disparaître l’église délabrée, alors que Revenu Québec n’a pas encore statué sur sa responsabilité dans ce dossier, dans la foulée du dépôt d’un acte d’abandon par le propriétaire l’an dernier.

Louis Moisan, qui a acquis l’édifice pour y implanter un studio d’enregistrement et une salle de spectacles avec un associé, a fini par abandonner le projet et l’immeuble. Il a récemment confirmé qu’il ne voulait plus en être responsable en signant un acte d’abandon, comme l’avait fait l’ancien propriétaire de l’église Sainte-Cécile de Jonquière, André Reid.

Dans le cas d’une telle procédure, c’est Revenu Québec qui devient légalement responsable du bâtiment, à moins de réfuter l’acte d’abandon soumis par le propriétaire.

En septembre dernier, le porte-parole de Revenu Québec, Martin Croteau, avait indiqué que le dossier était encore en cours d’analyse et que son ministère n’avait pas encore décidé s’il allait contester, ou non, la procédure.

Lorsque joint par Radio-Canada jeudi, il a fourni une explication similaire.

La mairesse Josée Néron croit qu’il y a urgence d’agir et que l’église Saint-Joachim est une balafre à ce secteur de Chicoutimi.

Pour la Ville, juste en termes de nombre d’interventions qu’on doit faire mois après mois dans cet édifice-là, à un moment donné, ça va devenir une bonne façon de résoudre le problème. Pour l’ensemble du secteur, ce n’est pas un élément d’actif qui fait en sorte que c’est un élément positif , a fait valoir la mairesse, lorsque questionnée à ce sujet.

Josée Néron confirme que la Ville est en discussions avec Revenu Québec.

On veut, comme ville, régler le problème une fois pour toutes en 2021 , a-t-elle conclu.

Autres investissements

Entre autres investissements contenus à même le plan triennal d’immobilisations, notons, entre autres un investissement de plus de 1 million de dollars pour l’implantation d’un débarcadère et d'un stationnement sur l’ancien terrain de la Consol, à La Baie, et des investissements à la Pulperie de Chicoutimi et au Côté-Cour de Jonquière.

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