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Les nouveaux préposés aux bénéficiaires sont fidèles dans l’Est-du-Québec

Des élèves suivent la formation de préposé aux bénéficiaires

Des élèves suivent la formation de préposé aux bénéficiaires (archives).

Photo : Radio-Canada

Avec des taux de rétention qui varient entre 83 % et 93 %, les nouveaux préposés aux bénéficiaires issus des mesures extraordinaires de la pandémie sont fidèles au poste dans l’Est-du-Québec.

En juin dernier Québec annonçait un programme de formation éclair et rémunéré afin de pourvoir à 10 000 postes de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD.

Au Bas-Saint-Laurent, ce sont 106 nouveaux préposés qui ont afflué dans le système de santé.

En Gaspésie, ce sont 44 nouvelles ressources qui sont maintenant à l'œuvre. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de cette région précise qu’au départ 64 inscriptions à la formation avaient été enregistrées, mais 14 personnes n’ont pas complété le cheminement.

Différentes raisons ont engendré les départs. Parmi celles-ci, notons des problèmes d’assiduité et d’aptitudes face à la formation, des problèmes d’ordre médical, l’intérêt pour la profession et le déménagement dans une autre région, indique le CISSS de la Gaspésie par courriel.

Sur la Côte-Nord, on compte 40 ressortissants de ce programme du gouvernement.

Taux de rétention par région :

  • Côte-Nord  : 83 %
  • Gaspésie : 88 %
  • Bas-Saint-Laurent : 93 %

Un syndicat inquiet

Un renfort bienvenu de la part du syndicat des préposés aux bénéficiaires sur la Côte-Nord, mais qui pourrait ne pas durer bien longtemps.

Une fois les primes COVID levées, le taux élevé de personnes qui quittent la profession annuellement pourrait revenir au galop, pense le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des services paratechniques, auxiliaires et de métiers de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord, Robert Blais.

L’expérience passée avec des gens qui sortaient diplômés après deux ans de formation, c'est qu'on avait de la difficulté à en retenir 50 % après la première année. Là, ils sont attachés à des bourses qu’ils doivent rembourser s'ils partent et ils ont de bonnes conditions, mais qui ne seront pas reconduites parce que ce sont des primes, s'inquiète M. Blais.

On ne se leurrera pas : des primes COVID il n’y en aura plus. Donc ils vont retomber à des salaires qui sont en dessous du coût de la vie.

Robert Blais, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des services paratechniques, auxiliaires et de métiers de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord

Le CISSS de la Côte-Nord optimiste

Du côté du CISSS de la Côte-Nord, la confiance règne quant à la pérennité de ce nouveau personnel.

Cette première cohorte d'une quarantaine de personnes n'est cependant pas suffisante pour combler la pénurie en préposés aux bénéficiaires dans la région, indique la chef de service au recrutement du CISSS, Sandra Morin.

Une quarantaine de préposés aux bénéficiaires dans nos murs, c’est vraiment donner de l’oxygène aux équipes. C’est permettre de donner des congés, ce qu’on a de la difficulté à faire. Mais ça ne comble pas tous les besoins. On a encore de grands besoins. On est encore pris avec certaines agences de main d'œuvre indépendante pour combler [les postes], précise Mme Morin.

Une deuxième cohorte éclair de préposés aux bénéficiaires est présentement sur les bancs d’école sur la Côte-Nord.

Cette fois-ci, ce sont une vingtaine d'employés du CISSS qui ont décidé de devenir préposé. Cuisiniers, préposés à l'entretien, ils sont de tous horizons. Cette nouvelle cohorte sera prête à entrer en emploi en février prochain.

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