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Le retour d'Acadiens de l'Alberta suscite des craintes au Nouveau-Brunswick

L'aéroport de Fort McMurray, en Alberta.

L'aéroport de Fort McMurray, en Alberta

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a confirmé cette semaine qu'un travailleur de retour de Fort McMurray a été déclaré atteint de COVID-19 et qu’il était possiblement contagieux quand il a pris l’avion samedi dernier. Cette situation inquiète des travailleurs acadiens qui reviennent passer les Fêtes en famille ainsi que les résidents du Nouveau-Brunswick.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Plusieurs Néo-Brunswickois qui gagnent leur vie en Alberta comptent revenir dans la province pour les Fêtes.

Le voyage de retour, à travers différents aéroports, peut toutefois s’annoncer risqué. Les gouvernements signalent régulièrement des expositions potentielles au virus dans les avions, et il faut compter plusieurs escales pour se rendre à destination.

Quand que je quitte le site, je prends l'avion de la compagnie pour me rendre à Edmonton; puis, à Edmonton, il faut que je me rende à Moncton. Bien souvent, il faut que je passe par Toronto ou Montréal, puis les cas sont assez sévères par là, expose Benoît Landry, un travailleur acadien en Alberta.

Benoît Landry.

Les cas de COVID-19 dans les aéroports inquiètent Benoît Landry.

Photo : Radio-Canada

Jeudi, Montréal et Toronto signalaient respectivement 373 et 396 nouveaux cas de COVID-19. À titre comparatif, la province du Nouveau-Brunswick, un peu moins populeuse que ces métropoles, a enregistré 520 cas depuis le début de la pandémie.

L'Alberta est l'une des plus touchées par la pandémie au pays, avec 17 144 cas actifs selon le bilan de jeudi.

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

Craintes des citoyens

Le retour de travailleurs au Nouveau-Brunswick préoccupe plusieurs citoyens dans le contexte où le nombre de cas de COVID-19 explose ailleurs au pays.

Le gouvernement impose une quatorzaine à tous ceux qui entrent dans la province, mais on craint un relâchement alors que les fêtes de famille approchent.

Ça en prend quelques-uns qui, pour des raisons personnelles, décident de ne pas suivre ce 14 jours-là, s’inquiète un enseignant à la retraite, Alain Landry.

Ce dernier n'a rien contre les travailleurs qui vont gagner leur vie dans l'Ouest, au contraire. Il dit qu'il aurait les mêmes craintes s'ils revenaient de n'importe quelle autre région.

Dans le pire des scénarios, c'est qu'à un moment donné, ça devienne communautaire, ajoute-t-il.

Surveillance accrue

C'est avec son véhicule que Luc David a effectué le voyage de Fort McMurray vers Pigeon Hill, dans la Péninsule acadienne.

L'Acadien, qui s'isole à l'heure actuelle dans son chalet, a tout de même pu constater que les autorités sont sérieuses. Peu de temps après son retour dans la Péninsule acadienne, il a même eu droit à la visite d'un policier.

Il reçoit aussi régulièrement un appel du gouvernement.

Le lundi, le mardi, le mercredi. À tous les jours, il y a quelque chose d’automatisé. Ça me demande comment je me sens et si j’ai la COVID.

Luc David.

Luc David a roulé près de 5000 km pour se rendre à Pigeon Hill, au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Gracieuseté

Le premier ministre Blaine Higgs a d'ailleurs admis jeudi qu'il avait demandé aux autorités de sévir. Plus de 2500 sites ont fait l'objet de vérifications en novembre.

Je suis très favorable à ce que nous surveillions davantage le respect des règles. Et j'ai demandé à nos officiers qu'ils soient plus sévères, déclare-t-il.

Luc David dit qu’il se soumettra aussi à deux tests de dépistage volontaire.

La santé publique suggère normalement aux travailleurs qui reviennent dans la province d’effectuer un test au dixième jour d’isolement.

D'après les informations de François Vigneault

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