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Le vaccin de Moderna conférerait au moins trois mois d'immunité

Une seringue devant le nom Moderna.

Le gouvernement du Canada a déjà commandé 20 millions de doses auprès de Moderna.

Photo : Reuters / David Himbert

Agence France-Presse

Le vaccin de Moderna contre la COVID-19 a produit des anticorps persistant 90 jours après la vaccination, selon l'étude de 34 participants du début des essais cliniques, publiée jeudi dans la revue médicale New England Journal of Medicine.

La durée de protection est sans doute plus longue, mais il s'agit des premières données sur une période de plusieurs mois à être validées indépendamment par une revue scientifique. Les participants seront suivis sur 13 mois pour vérifier la protection à plus long terme, indiquent les auteurs.

Les chercheurs des instituts nationaux de santé ont testé le niveau de deux types d'anticorps au coronavirus 90 jours après la seconde dose du vaccin, qui elle-même s'administre 28 jours après la première.

Ils ont observé une baisse légère et attendue du niveau d'anticorps chez les participants vaccinés, mais à un niveau qui restait élevé et supérieur à l'immunité naturelle observée chez d'anciens malades rétablis de la COVID-19.

En outre, aucun effet indésirable grave n'a été observé dans l'essai dit de phase 1, qui avait commencé en mars.

Les anticorps ne sont qu'une composante de la réponse immunitaire, avec les lymphocytes B (mémoire immunitaire, production des anticorps) et T (qui tuent les cellules infectées).

Les chercheurs notent que les données sur les cellules de la mémoire immunitaire ne sont pas encore connues, mais que des études précédentes ont montré que le vaccin suscitait bien les cellules tueuses.

Anthony Fauci, directeur de l'Institut des maladies infectieuses, a dit à l'AFP dans un récent entretien qu'il était certain que la mémoire immunitaire créée par le vaccin durerait un certain temps. Mais on ne sait pas si ce sera un, deux, trois ou cinq ans, on ne sait pas, a-t-il indiqué.

Seul le temps permettra de le savoir.

C'est une nouvelle assez positive au total, a dit jeudi à l'AFP Benjamin Neuman, professeur à l'Université Texas A&M, en notant que même chez les personnes âgées la réponse immunitaire restait raisonnablement forte.

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