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COVID-19 : Les hôpitaux sous-pression dans le nord de la C.-B.

Une infirmière en habit de protection personnel dans un hôpital.

La proportion de personnes atteintes de la COVID-19 devant être hospitalisées est plus élevée dans le nord de la Colombie-Britannique que dans le reste de la province.

Photo : Reuters / Francois Lenoir

Dans la région du nord de la Colombie-Britannique, le nombre de cas de COVID-19 et d’hospitalisations ne cesse d’augmenter, si bien que des personnes atteintes du virus doivent être envoyées à Victoria, faute de ressources pour se faire soigner.

Depuis la mi-novembre, la régie de la santé du nord de la province a enregistré une augmentation marquée du nombre de cas de COVID-19. Du 1er au 15 novembre, il y avait eu 96 cas dans cette région, alors que du 16 au 30 novembre, il y en a eu 343.

La proportion de personnes qui nécessitent une hospitalisation y est également plus élevée qu’ailleurs dans la province.

La région du nord de la province accueille 6 % de la population totale de la Colombie-Britannique.

Pourtant, elle représente 20 % du nombre d'hospitalisations aux soins intensifs, ce qui accentue la pression sur le système de santé.

Je pense que, la dernière fois que j’ai eu congé remonte à août, dit un médecin en soins intensifs à l’Hôpital universitaire du nord de la Colombie-Britannique, Lovedeep Khara.

La situation actuelle contraste singulièrement avec la situation du printemps et de l’été, où plusieurs semaines pouvaient passer sans que la région n'enregistre de nouveaux cas de COVID-19.

Maintenant, la situation est beaucoup plus complexe, explique le Dr Kara, et les patients nécessitent des soins intensifs durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ce qui requiert de l’équipement spécialisé et des chambres adaptées afin d'assurer la sécurité de tout le monde.

Tout le monde est assez tendu et stressé. Pas uniquement les médecins et les infirmières, mais aussi le personnel de soutien et d’entretien, souligne le Dr Simon Ros, qui travaille également à l’Hôpital universitaire du nord de la Colombie-Britannique. Cet hôpital est situé à Prince George, là où sont envoyés beaucoup de patients atteints de la COVID-19.

Près de la capacité maximale

Les hôpitaux de la régie de la santé du nord de la Colombie-Britannique comptent 41 lits en soins intensifs. Le 1er décembre, 24 de ces lits étaient occupés.

À Fort St John, le personnel est en mesure de soigner un patient ayant des symptômes légers, mais dès qu’un respirateur s’avère nécessaire, le patient doit être transféré à Prince George, qui a plus de pneumologues pour les soutenir.

La semaine dernière, au moins deux patients ont dû être transférés à l’Hôpital Royal Jubilee de Victoria pour tenter de désengorger les hôpitaux du Nord.

L'Hôpital Royal Jubilee de Victoria.

Au moins deux personnes atteintes de la COVID-19 ont dû être transférées du nord de la province à l'Hôpital Royal Jubilee de Victoria.

Photo : Yvette Brend /CBC

Les travailleurs de la santé de la région ont atteint leurs limites, explique la responsable de la gestion de la pandémie dans la région, Courtenay Kelliher. Plusieurs espèrent voir le nombre de cas baisser bientôt.

Une augmentation, c’est comme un raz-de-marée. Ça vient et ça repart, et on espère ne jamais en voir un aussi important un jour, illustre-t-elle.

Ce qui inquiète le plus, cependant, dit-elle, c’est que, bien que le système de santé fonctionne pratiquement au maximum de sa capacité depuis des semaines, il n’est pas possible de dire si le sommet de la vague a été atteinte ou si le nombre de cas va continuer d’augmenter.

Avec les informations d’Andrew Kurjata

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