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Quinze ans de prison pour un homme qui a battu son ex-conjointe à coups de massue

Balance et marteau de la justice.

Le juge Sébastien Proulx a qualifié la victime de survivante.

Photo : Radio-Canada

L'auteur de violente tentative de meurtre sur son ex-conjointe, battue à coups de massue artisanale, est condamné à 15 ans d'emprisonnement.

Rarement a-t-on vu un crime aussi répugnant, sordide et horrible , a résumé le juge Sébastien Proulx, au palais de justice de Montmagny.

Il y a exactement deux ans, jour pour jour, Olivier Cloutier-Gaumond s'introduisait dans la résidence de Vickie Langlois, en pleine nuit à Buckland.

Frustré de la séparation, au terme d'une escalade de gestes dangereux, il a attaqué la pauvre victime qui dormait paisiblement, avant de la laisser pour morte.

Massue médiévale

L'homme de 33 ans avait fabriqué une massue de style médiéval en bois, à laquelle il avait fixé des plaques de laiton.

Cloutier-Gaumond a fait preuve d'une brutalité extrême, en s'acharnant sur la victime, constate le juge.

Les photographies de la chambre à coucher en témoignent, puisque le juge remarque qu'on y voit du sang partout, même au plafond.

Vingt-cinq fractures

Vicky Langlois, une entrepreneure respectée et aimée, a passé trois semaines dans un état critique.

Son visage a changé après avoir subi plus de 25 fractures. Elle a perdu l'usage de son oeil droit et doit porter un casque de protection pour protéger son crâne et son cerveau.

Ça m'est arrivé souvent de me sentir comme une morte, vivante, a témoigné la femme de 35 ans, lors des observations sur la peine l'été dernier.

La victime est une survivante.

Sébastien Proulx, juge à la Cour du Québec

Système de freinage saboté

Un mois avant l'attaque, Cloutier-Gaumond avait saboté le système de freinage du véhicule de la femme, qui avait dû foncer vers un arbre pour l'immobiliser.

Elle avait installé des caméras de chasse autour de sa résidence, pour se protéger, alors que son ex-conjoint ne devait plus s'approcher d'elle.

Le juge doute des regrets exprimés par Olivier Cloutier-Gaumond et ne croit pas dans sa volonté de changer de comportement.

Geste planifié

Ce dernier a dit qu'il ne se souvenait pas de l'agression en raison d'un black out induit par sa consommation de drogue.

Le juge rappelle qu'il est parti de Québec pour mener son attaque, parcourant plusieurs kilomètres sur des routes parfois sinueuses.

En imposant 15 ans de détention, le juge arrive exactement à mi-chemin entre ce que la poursuite (20 ans) et la défense (10 ans) réclamaient comme peine.

En réduisant la détention préventive, il reste à Cloutier-Gaumond un peu moins de 12 ans à purger.

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