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L'est du Bas-Saint-Laurent en zone rouge lundi

Feu rouge au centre-ville de Rimouski.

La santé publique a recensé vendredi 27 éclosions actives de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent : un record.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Une partie de la population du Bas-Saint-Laurent devra faire face à des mesures sanitaires plus contraignantes, alors que l'est de la région passera en zone rouge lundi, après plus de deux mois en zone orange.

Ainsi, les secteurs de Rimouski-Neigette, de La Mitis, de La Matanie et de La Matapédia se retrouveront bientôt au palier d'alerte maximal.

La situation a évolué rapidement dans ces secteurs, rendant plus fragile la capacité d’accueil du système hospitalier régional, a expliqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. C’est pourquoi cette décision nous semble la plus appropriée en raison des risques réels encourus.

La direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent a pour sa part indiqué que la population de l'est de la région aurait à passer le temps des Fêtes dans les conditions exigées par le palier d'alerte rouge, à moins d'un grand revirement de situation.

Une énumération des services qui seront fermés lors du passage en zone rouge: rassemblements privés ou publics interdits, gyms et sports d'équipes, salles de spectacle, cinémas, théâtres, bibliothèques et musées, salles à manger des restaurants et les bars.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs services devront fermer lors du passage de la région en zone rouge.

Photo : Radio-Canada

Une liste de ce qui pourra rester ouvert avec restrictions lors d'un passage en zone rouge: entreprises, commerces et boutiques, services de santé en cabinet privé, soins personnels et esthétiques, organismes communautaires, livraison et commandes à emporter de restaurants.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Voici ce qui pourra rester ouvert avec certaines restrictions lors du passage de la région en zone rouge.

Photo : Radio-Canada

Au cours des dernières semaines, le nombre d'infections a monté en flèche dans la MRC Rimouski-Neigette. Un nombre record de cas a d'ailleurs été enregistré dans le bilan régional de jeudi, qui faisait état de 45 personnes nouvellement atteintes de la COVID-19.

De nombreux appels à se faire dépister ont été lancés à Rimouski, notamment auprès des clients du bar La P'tite Grenouille, du restaurant Normandin, du bar Ti-Québec et du Club santé 2000.

Une carte illustrant les secteurs en rouge, en orange et en jaune dans l'Est-du-Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les secteurs de Rimouski-Neigette, de La Mitis, de La Matanie et de La Matapédia passeront en zone rouge.

Photo : Radio-Canada

Des « bulles » informelles problématiques

Depuis le 17 novembre, nous observons une augmentation lente, mais soutenue du nombre de cas [par jour], a expliqué en conférence de presse le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de santé publique pour le Bas-Saint-Laurent. Malgré plusieurs appels à la vigilance et au dépistage, cette tendance s’est maintenue et s’est grandement accélérée.

Il n’y avait que deux options : faire passer l'ensemble du Bas-Saint-Laurent en rouge ou diviser la région en deux secteurs : l’est et l’ouest, a-t-il ajouté.

C'est la transmission faible dans le KRTB et l'efficacité du traçage et du dépistage dans ces secteurs en plus d'une adhésion aux mesures sanitaires plus forte dans l’ouest qui a motivé la santé publique à conserver l'ouest du Bas-Saint-Laurent en zone orange, selon le Dr Leduc qui invite toutefois à la prudence.

Une zone orange entre deux zones rouges, ça demande de redoubler d’efforts.

Dr Sylvain Leduc, directeur régional de santé publique pour le Bas-Saint-Laurent
Sylvain Leduc.

Le Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent (archives)

Photo : Radio-Canada

La santé publique comptabilise toutefois 27 éclosions en cours dans la région. Bars, restaurants, soirées festives, milieux de travail, équipes sportives, salles d'entraînement... Le Dr Leduc a énuméré tous ces lieux où la transmission du coronavirus a été observée depuis plusieurs semaines, particulièrement dans l'est et dans la MRC de Rimouski-Neigette.

Une vingtaine d’écoles du territoire sont également touchées par des cas de COVID-19.

Les cas ne se propagent pas à l'intérieur des écoles, a tenu à souligner Sylvain Leduc. Toutefois, la transmission dans la communauté fait en sorte qu’on a des enfants et des professeurs qui entrent dans les écoles avec la COVID-19.

Je ne voudrais pas faire porter le fardeau sur une seule tranche de la population. Ce sont des gens de tout âge.

Dr Sylvain Leduc

La santé publique a fait mention de collègues de travail et de proches dans une même famille élargie qui se constituaient des bulles informelles.

Nous avons vu des gens qui avaient l’impression qu’en rencontrant des personnes de leur propre famille élargie, sans faire de partys, en se constituant des bulles, ont tout de même transmis le virus, s'est désolé le Dr Leduc.

Craintes pour le réseau de la santé

Les résidents des secteurs passant en zone rouge devront donc fêter Noël sans organiser de rassemblements. Questionné à savoir s'il était inquiet que les règles sanitaires ne soient pas respectées pendant la période des Fêtes, Sylvain Leduc a indiqué vouloir faire confiance à la population.

On doit avoir un dialogue franc, a-t-il toutefois souligné, ajoutant que si les règles ne sont pas suivies, on aura un mois de janvier extrêmement difficile.

La santé publique a par ailleurs fait appel à la collaboration de la Sûreté du Québec et de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour les prochaines semaines.

Si le nombre d'hospitalisations en cours au Bas-Saint-Laurent demeure bas et stable depuis plusieurs semaines, la santé publique se dit malgré tout inquiète d'avoir à délester certaines opérations.

Ce que nous apprennent toutes les situations similaires dans le monde, c'est que lorsqu’on a une transmission aussi soutenue dans tous les milieux, ça finit toujours par se rendre aux personnes les plus vulnérables, entraînant des hospitalisations et des décès, a d'ailleurs expliqué le Dr Leduc.

Les travailleurs de la santé sont déjà occupés sur des « missions hospitalières » pas nécessairement liés à la COVID-19, a souligné le directeur régional de santé publique.

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