•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hommage unanime aux victimes de Polytechnique aux Communes

Justin Trudeau prend la parole à la Chambre des communes.

Justin Trudeau pense qu'il faut combattre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Des politiciens de tous les partis fédéraux ont honoré jeudi la mémoire des 14 victimes de la tuerie de Polytechnique le 6 décembre 1989, en lançant unanimement des appels à combattre la violence envers les femmes, exacerbée en ces temps de pandémie.

Il est de notre devoir de ne jamais oublier la nature misogyne de cet attentat antiféministe qui a frappé Montréal, le Québec et le pays tout entier au cœur de nos valeurs, a fait valoir le premier ministre Justin Trudeau.

Il a souligné ultérieurement que pour trop de Canadiens, la violence basée sur le genre s’est empirée pendant la pandémie, une situation inacceptable qui explique pourquoi son gouvernement a investi dans des ressources qui interviennent auprès des victimes.

Nous devons contrer la misogynie, la discrimination et la haine – partout – que ce soit en ligne, à l’école, dans les milieux de travail ou n’importe où ailleurs dans nos vies. Nous devons mettre fin à la violence et au racisme inacceptables que subissent les femmes et les filles autochtones.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

M. Trudeau a aussi saisi l'occasion pour rappeler que son gouvernement a récemment banni 1500 modèles d'armes à feu de style armes d'assaut, dont la Ruger Mini-14 utilisée lors de la tuerie.

Combattre la violence en temps de pandémie

Ce jour-là, le Canada a été victime d’un attentat terroriste, d’un féminicide et de meurtres antiféministes, a renchéri le chef conservateur Erin O’Toole, avant de souligner que le meurtrier n'est pas parvenu à infléchir l’attachement à l’égalité des sexes des Canadiens.

En ces temps de pandémie, il faut agir contre cette autre crise, cette crise de l’ombre, celle de la montée de la violence entre les femmes, a-t-il ensuite ajouté. Trop de femmes subissent encore de l’intimidation et de la violence conjugale.

Les femmes tragiquement décédées ce jour-là vivent toujours aujourd’hui à travers toutes les petites filles qui rêvent grand et qui aspirent à une belle vie. Elles vivent à travers chaque femme qui reçoit sa bague de fer comme ingénieure.

Erin O'Toole, chef du Parti conservateur du Canada

La députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche, a pour sa part choisi de mettre brièvement le drame en scène, en invitant les députés fédéraux à se glisser dans la peau des femmes qui ont été assassinées, en soulignant les paroles antiféministes du tueur.

Continuons notre bataille contre la violence à l’égard des femmes, la misogynie, et pour un meilleur contrôle des armes à feu, a-t-elle conclu.

Après avoir souligné lui aussi le caractère misogyne de la tuerie, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a invité tout un chacun à reconnaître que la crise de la COVID-19 entraîne une pandémie de la violence masculine contre les femmes.

Il a aussi profité de l’occasion pour dénoncer le trop peu de gestes posés par le gouvernement dans la foulée du rapport sur les femmes autochtones assassinées ou disparues. Il a aussi évoqué la violence que subissent les femmes ayant un handicap et les femmes trans, surtout si elles sont racisées.

Il a conclu son allocution en invitant les hommes à se mobiliser pour contrer ce fléau.

Ce n’est pas aux femmes de se protéger des hommes en se souciant de ce qu’elles portent, de comment elles marchent, de qui elles fréquentent. C’est aux hommes de cesser de faire mal aux femmes.

Jagmeet Singh, chef du NPD

Au nom du Parti vert, la députée de Fredericton, Jenica Atwin, a aussi livré un plaidoyer en faveur d’une protection accrue pour les femmes, en soulignant le nombre record d’appels reçus par des refuges pour femmes violentées depuis le début de la pandémie.

Les députés ont conclu leurs hommages en tenant une minute de silence aux Communes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !