•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cours à distance après les Fêtes : des questions toujours en suspens, selon la DSFM

Alain Laberge dans un couloir.

« Nous ne voulons pas nous apitoyer sur notre sort. On veut plutôt voir comment on peut aider », explique le directeur général de la DFSM, Alain Laberge.

Photo : Radio-Canada

Zoé Le Gallic-Massie

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), Alain Laberge, reconnaît que certaines questions demeurent en suspens après l'annonce du ministère de l'Éducation que les élèves de la 7e à la 12e année resteront à la maison deux semaines après les vacances des Fêtes.

Ces élèves suivront leurs cours à distance du 4 au 15 janvier pour limiter la propagation du coronavirus.

Il existe beaucoup de nuances et de détails concernant l’annonce du ministère de l'Éducation, selon Alain Laberge.

Il donne l'exemple les élèves de 7e et 8e année âgés de moins de 12 ans.

Ils ont droit de rester à l’école en personne, car ils n’ont pas l’âge de rester à la maison seuls, précise Alain Laberge lors d'une entrevue à l'émission L'Actuel.

Les élèves de la 7e à la 12e année ayant des besoins spéciaux poursuivront les cours en présentiel. Des options pour permettre l’enseignement à distance seront aussi proposées du 4 au 15 janvier pour les élèves de la maternelle à la 6e année, si les parents le désirent.

Alain Laberge se pose des questions sur le déroulement des examens de session. Il s’attend à recevoir des précisions à ce sujet prochainement.

Manque de ressources

Alain Laberge avoue ne plus avoir de ressources en ce qui concerne le recrutement d'enseignants rendu au mois de décembre. Selon lui, le recrutement est particulièrement difficile pour les niveaux avancés.

Au secondaire, les matières sont plus spécifiques. Enseigner, c’est une chose, mais enseigner la chimie 12e année, ce n’est pas donné à tout le monde.

Même avec une équipe formidable de ressources humaines pour rechercher de bons candidats avec, entre autres, des brevets d’enseignant, le recrutement demeure difficile, explique Alain Laberge.

Il affirme être à la recherche constante de solutions.

Nous ne voulons pas nous apitoyer sur notre sort. On veut plutôt voir comment on peut aider, dit le directeur général.

La DSFM est consciente que certains parents ne peuvent pas rester à la maison, car ils ont un travail jugé essentiel.

La Division scolaire mise aussi sur le service aux élèves. On voit des besoins en santé mentale , raconte M. Laberge.

Un vieil immeuble en briques, converti en bureaux de la DSFM.

Les bureaux de la DSFM à Lorette, au sud-est de Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Problème de financement

La DSFM a dépensé de 4 à 5 millions de dollars de plus que les dépenses habituelles à pareille date. Vers la fin mars, elle avait prévu un déficit de 1 million de dollars. Les dépenses liées à la pandémie sont comptabilisées séparément, à la suggestion du ministère de l’Éducation.

M. Laberge souligne l’ajout de 160 auxiliaires dans les écoles et de 40 enseignants considérés comme des enseignants itinérants.

C’est tout un casse-tête. On y arrive, mais les frais sont exorbitants, sans même avoir demandé des locaux supplémentaires.

Alain Laberge, directeur général de la DSFM

Alain Laberge souligne que les coûts seront plus élevés dans une situation d’apprentissage à distance.

Le budget annuel de la division est de 97,4 millions de dollars.

Avec les informations de l'émission L'Actuel

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !