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COVID-19 : la limite d'achalandage pourrait pénaliser les petits commerces

Façade des galeries montagnaises.

Le centre commercial Les Galeries montagnaises est la propriété du Conseil de Bande de Uashat-Maliotenam (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Radio-Canada

Les magasins de la Côte-Nord seront soumis, comme ceux du reste de la province, à une limite d’achalandage. Cette nouvelle mesure, annoncée mercredi par le gouvernement Legault en vue du magasinage des Fêtes, pourrait avoir un impact négatif sur les petits commerces.

Craignant une flambée de cas de COVID-19 dans la province à l'approche des Fêtes, le gouvernement a imposé aux magasins une série de mesures supplémentaires en cette période d'achalandage élevé.

Le nombre de personnes admises sera déterminé en fonction de la superficie des commerces, qui ne pourront accueillir qu’un client par tranche de 20 mètres carrés.

En tant que directrice générale des Galeries montagnaises et coprésidente de la Chambre de commerce de Sept-Îles-Uashat mak Mani-utenam, Kateri Jourdain est bien placée pour comprendre les conséquences d’une telle mesure.

Alors qu’elle observe déjà un achalandage accru à l’approche du temps des Fêtes, Mme Jourdain indique cependant que la situation semble présentement maîtrisée dans les commerces de la Côte-Nord.

Les gens respectent très bien les mesures qui sont mises en place. [À Uashat mak Mani-utenam et à Sept-Îles], on a aussi la chance d’avoir plusieurs commerces et deux centres commerciaux. Donc, les gens sont étalés un peu à travers tout ça, se réjouit la gestionnaire.

On n’observe pas de grosse concentration de gens collés.

Kateri Jourdain, directrice générale des Galeries montagnaises

En entrevue à l’émission Bonjour la Côte, Mme Jourdain explique que la nouvelle limite imposée par Québec permettra tout de même à plusieurs centaines de personnes de magasiner simultanément.

Kateri Jourdain en entrevue à Radio-Canada.

La femme d'affaires innue Kateri Jourdain (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Ce sont des chiffres qu’on n’atteint pas, même en situation habituelle, indique la femme d’affaires, qui en conclut qu’il est sécuritaire de faire ses emplettes dans les centres commerciaux de Sept-Îles.

Une règle qui ne tient pas compte des différentes réalités

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas, est plus inquiet.

Il déplore que, malgré sa situation sanitaire enviable, la Côte-Nord soit soumise aux mêmes règles que les régions les plus éprouvées par la pandémie.

Ce qui est malheureux pour la Côte-Nord, c’est qu’on est dans la zone jaune et on applique encore le remède à la grandeur du Québec pour les zones rouges. C’est quelque chose qu’on a déploré par le passé, indique M. Hortas, interrogé à l’émission Boréale 138.

Par contre, ce qu’on entend entre les branches, c’est que [le gouvernement] préfère fonctionner d’un bout à l’autre du Québec de la même façon pour faciliter l’application des règles et éviter des interprétations, explique-t-il.

Antonio Hortas accorde une entrevue à l'extérieur.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Manicouagan, Antonio Hortas (archives)

Photo : Radio-Canada

M. Hortas croit que les petits commerces, et particulièrement ceux qui donnent directement sur le trottoir, seront touchés par la nouvelle règle.

Avec le temps froid qui s’installe, il prédit que les clients ne voudront pas faire la file à l’extérieur en attendant leur tour pour entrer dans les commerces.

La grande crainte de M. Hortas est que le commerce en ligne sorte grand gagnant de cette situation.

Soyons réalistes, les commerces qui vont être les plus affectés avec la règle du 20 mètres carrés, on peut penser que ce ne sont pas des commerces qui avaient des budgets pour monter des sites transactionnels, résume le président de la Chambre de commerce.

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