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La loi fédérale sur les langues officielles doit être mise à jour, selon la SAF’Île

Affichette de bureau qui indique un service dans les deux langues officielles.

La SAF'Île demande aux insulaires d’écrire à leur député pour moderniser la loi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (SAF'Île) encourage les Insulaires à écrire à leur député pour réclamer la modernisation de la Loi sur les langues officielles du gouvernement fédéral.

La SAF'Île affirme que cette loi, vieille de 50 ans, est dépassée et qu’elle crée des inégalités dans la façon dont les Insulaires reçoivent des services en français.

Si nous disons que nous sommes un pays bilingue, alors le gouvernement fédéral doit vraiment mettre les moyens et les ressources nécessaires pour être à la hauteur de cette affirmation, affirme Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la SAF'Île (anciennement la Société Saint-Thomas d’Aquin).

Un manque de main-d’œuvre bilingue

Isabelle Dasylva-Gill précise que l’un des principaux problèmes est le manque de main-d’œuvre bilingue pour fournir des services dans des domaines tels que la garde d’enfants, l’éducation et les soins de santé.

Cette situation a des répercussions sur les francophones qui tentent d’accéder à des services dans leur langue maternelle.

Si vous voulez inscrire votre enfant dans une garderie francophone [de l’Î.-P.-É.], la plupart du temps, il y a une énorme liste d’attente, précise Mme Dasylva-Gill. Parce qu’il n’y a pas les ressources disponibles pour pouvoir avoir une place.

Lorsque cela se produit, explique-t-elle, les parents doivent placer leurs enfants dans une garderie anglophone, ce qui peut conduire à l’assimilation.

Isabelle Dasylva-Gill devant un drapeau acadien.

Isabelle Dasylva-Gill croit que les mécanismes en place ne sont pas assez fiables pour garantir que la loi sur les langues officielles est respectée par les institutions fédérales.

Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

Elle souligne que la loi touche également les anglophones de l’Î.-P.-É., en particulier les parents qui veulent que leurs enfants aient un accès égal à l’apprentissage du français grâce à un programme d’immersion.

S’il n’y a pas les ressources nécessaires pour offrir ces programmes, c’est là que la loi ne répond pas à la demande, croit Mme Dasylva-Gill.

Elle ajoute que si les insulaires ont le sentiment de ne pas être traités sur un pied d’égalité sur le plan législatif, il est difficile de savoir à qui s’adresser pour en parler.

Immigration francophone

La loi prévoit également de cibler les immigrants bilingues capables de travailler dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation.

En tant que société, nous avons la responsabilité de faire entendre notre voix.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la SAF'Île

Année après année, moins de deux pour cent des immigrants qui s’installent hors du Québec sont francophones, dit la directrice générale de la SAF'Île.

M. Théberge s'adresse aux médias, assis à une table, devant des drapeaux canadiens.

Le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge.

Photo : Radio-Canada / Angie Bonenfant

Selon Isabelle Dasylva-Gil, il s’agit d’un atout pour toutes les entreprises de pouvoir employer plus de travailleurs bilingues, ce qui aide l’économie.

La SAF'Île souhaite que les insulaires envoient une lettre à leur député sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles, et elle a un modèle sur son site web.

Avec les informations d’Isabelle Gallant de CBC

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