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La pollution augmente en Ontario pour la première fois en près de 10 ans

Le premier ministre Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre Doug Ford n'a pas de véritable plan pour l'environnement, selon le groupe Environmental Defence.

Photo : La Presse canadienne / Steve Russell

Radio-Canada

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) en Ontario ont augmenté de 10 mégatonnes en 2018, soit la première année au pouvoir du gouvernement de Doug Ford, note le rapport du groupe Environmental Defence.

Il s'agit de la première hausse annuelle des émissions de GES dans la province depuis 2010, qui marquait la fin de la dernière récession.

Les données de 2018 sont les plus récentes statistiques publiées par Ottawa.

L'augmentation des GES cette année-là signifie que le gouvernement Ford devra réduire les émissions encore plus que prévu afin d'atteindre ses propres cibles, souligne Sarah Buchanan du groupe Environmental Defence.

Oui, c'est toujours possible pour le gouvernement d'atteindre ses cibles de réduction du carbone en 2030, mais ça devient une possibilité de moins en moins réaliste.

Une citation de :Sarah Buchanan, gestionnaire du programme d'économie verte à Environmental Defence

Dans un rapport publié en novembre, la vérificatrice générale de l'Ontario concluait que le gouvernement serait incapable, à moins de changements, de respecter sa promesse de réduire les GES de 30 % d'ici 2030.

Le gouvernement Ford se défend

Le bureau du ministre de l'Environnement Jeff Yurek assure, lui, qu'il garde le cap sur ses cibles.

Nous avons pris des mesures importantes au cours des deux dernières années pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la province, affirme Andrew Buttigieg, l'attaché de presse du ministre Yurek.

Le groupe Environmental Defence affirme, au contraire, que le gouvernement Ford va « dangereusement dans la mauvaise direction » depuis qu'il a pris le pouvoir en 2018.

Les progressistes-conservateurs ont sorti l'Ontario du marché du carbone commun avec le Québec et la Californie, ont éliminé des programmes d'efficacité énergétique et ont annulé les mesures incitatives à l'achat de véhicules électriques, notamment.

L'organisme Environmental Defence pense que le gouvernement pourrait profiter de la pandémie pour investir dans des mesures vertes pour stimuler l'économie, plutôt que dans des projets d'autoroutes qui vont faire grimper les émissions automobiles.

C'est une occasion ratée, dit Mme Buchanan, d'investir dans des solutions créatrices d'emplois comme le transport en commun, l'efficacité énergétique et les édifices verts.

Vue du sol d'une éolienne.

Depuis son élection, le gouvernement Ford a annulé des projets d'énergie verte.

Photo : Julien Lecacheur

L’opposition officielle réplique que les politiques du gouvernement Ford vont aggraver les changements climatiques.

Le NPD cite, à titre d’exemples, le retrait de la bourse du carbone et l’annulation de projets de parcs éoliens, de bornes de recharges pour véhicules électriques et de contrôle des inondations.

Le gouvernement Ford risque de dépenser davantage pour défendre devant les tribunaux sa destruction de l’environnement que pour réagir à la crise des changements climatiques, lance l’opposition néo-démocrate dans un communiqué.

Avec les informations de CBC News

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