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Des Wet’suwet’en veulent la suspension de la construction de Coastal GasLink

Le camp Sukunda près de Chetwynd.

De nombreux travailleurs provenant de l'extérieur vivent sur les chantiers de construction du projet de Coastal Gaslink. Celui de Sukunda ici peut accueillir jusqu'à 700 travailleurs. Ils y étaient 353 à la fin de novembre.

Photo : Coastal Gaslink

Un groupe de femmes de la communauté Wet’suwet’en presse la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, de revenir sur sa décision et de déclarer la construction du gazoduc Costal GasLink comme étant non essentielle durant la pandémie.

Dans une lettre ouverte, co-signée par 22 personnes, elles se disent inquiètes pour leur communauté face à la menace de la COVID-19 et souhaitent la fermeture des camps de travail.

En tant que Ts’ako ze’ [femme chef] de cinq clans, nous avons la responsabilité de protéger les nôtres, nos skiy ze’ [enfants et futurs chefs] et notre yintah [territoire], écrivent-elles.

L’éclosion déclarée sur le chantier de LNG Canada à Kitimat a augmenté les craintes de transmission entre les travailleurs des chantiers et les communautés voisines. Ce groupe de femmes souhaite maintenant l’arrêt des travaux sur le territoire Wet’suwet’en jusqu’à ce que ce soit sécuritaire de continuer.

La communauté a été informée que deux cas de COVID-19 ont été déclarés au camp 9A de Coastal GasLink sur le territoire Unist’ot’en et que six personnes se trouvaient maintenant en isolement.

Il y a 15 camps le long du tracé du pipeline dans lesquelles sont présentement répartis un total de 2720 travailleurs, selon le site du projet Coastal Gaslink.

Rectificatif : Une version précédente de ce texte parlait d'un projet d'oléoduc. Il s'agit plutôt d'un gazoduc.

Plusieurs de ces travailleurs fréquentent les restaurants, les commerces et les hôtels de leur territoire, disent-elles, et les risques pour les aînés sont grands.

Le décès de chaque aîné a un impact intergénérationnel sur notre capacité à garder notre langue et notre culture.

Lettre ouverte de la communauté Wet'suwet'en

Dans leur communiqué, elles indiquent que plusieurs agents de sécurité et de la Gendarmerie royale du Canada ne respectent pas la distanciation physique et ne portent pas le masque lorsqu’ils interagissent avec des membres de la communauté.

Prendre la décision d’amener des travailleurs sur notre territoire et dans notre communauté, c’est de dire que l’économie de la province est plus importante que notre langue et notre culture, affirment-elles dans leur lettre ouverte.

Le bureau de la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, n’a pas encore répondu à la lettre, indique la porte-parole du point de contrôle de Gidim’ten, Molly Wickham Sleydo’.

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