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19 protestataires arrêtés pour avoir refusé de quitter l'hôtel de ville de Hamilton

Des policiers entourent Desmond Cole.

L'auteur et activiste Desmond Cole est escorté hors de l'hôtel de ville de Hamilton par la police mercredi soir.

Photo : CBC/Dan Taekema

Radio-Canada

Des manifestants appelant à la réduction du budget de la police ont été arrêtés et escortés hors de l'hôtel de ville de Hamilton par la police mercredi soir après avoir refusé de partir. Ils appelaient le maire à s'engager à les rencontrer publiquement pour répondre à leurs préoccupations.

La police a déclaré que 19 personnes ont reçu une amende de 65 $ chacun pour ne pas avoir quitté les lieux à la demande. Elles ont ensuite été relâchées.

Desmond Cole parmi les manifestants

L'auteur, journaliste et activiste Desmond Cole a été parmi les premiers à être emmenés, marchant sur le stationnement de l'hôtel de ville le poing en l'air, entouré de trois officiers.

Selon lui, les officiers lui ont signalé qu'il était intrusif puis il a été physiquement escorté, physiquement poussé hors du bâtiment par la police.

Desmond Cole, qui a déclaré être venu soutenir les manifestants, a estimé qu'il était à l'intérieur depuis plus de deux heures avant d'être expulsé.

Les manifestants se sont assis dans le hall de l'hôtel de ville tout au long de l'après-midi et dans la soirée, diffusant en direct sur les réseaux sociaux leur demande de rencontrer le maire Fred Eisenberger.

Peu de temps après que les manifestants aient été escortés vers 20 h 30, la Ville a publié un communiqué de presse indiquant que le maire et la directrice municipale Janette Smith avaient proposé de rencontrer des représentants du groupe à l'hôtel de ville afin de s'assurer que la distance physique appropriée pouvait être respectée.

Des manifestants assis dans le hall de l'Hôtel de Ville.

Une vingtaine de manifestants appelant à la réduction du budget de la police ont été escortés hors de l'hôtel de ville de Hamilton par les forces de l'ordre.

Photo : CBC/Dan Taekema

Les manifestants ont rejeté l'offre en indiquant qu'il s'agissait "de tous ou d'aucun d'entre eux", un scénario qui n'est pas possible, car cela violerait les ordres de santé publique, a-t-il indiqué.

La veille déjà, toute tentative de discussion avait échoué pour des raisons similaires. Depuis une semaine, les manifestants souhaitent que le maire Eisenberg s'adresse aux manifestants en public. Une requête que l'élu a refusée à plusieurs reprises.

Les protestataires demandent que le budget de la police soit divisé par deux, et que l'argent issu de cette coupe soit investi dans des logements sociaux durables. Plus tôt cette semaine, un campement de tentes devant l'hôtel de ville a été démantelé par des agents municipaux.

Des agents ont des tentes dans leurs mains et les traînent sur le pavé

Le démantèlement du campement devant l'hôtel de ville a eu lieu lundi.

Photo : Radio-Canada / Dan Taekema/CBC News

Desmond Cole a déclaré que personne ne représentait le groupe et que les manifestants réclamaient une réunion publique afin que les responsables de la ville soient tenus responsables.

Il n'y a rien que Fred Eisenberger ou le conseil municipal puisse négocier avec des particuliers, a-t-il déclaré. S'ils veulent faire une politique, cette politique sera publique et elle affectera tout le monde dans la ville. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas d'accord pour une réunion privée.

À l'extérieur de l'hôtel de ville, les partisans ont scandé et crié honte aux officiers postés aux portes arrière du bâtiment.

Le communiqué de la Municipalité a poursuivi en décrivant les investissements que la Ville a faits dans le logement abordable au cours des dernières années, indiquant qu'il y a actuellement de la place pour toute personne sans-abri qui a besoin d'un logement et que si plus de places sont nécessaires, elles seront créées.

Avec les informations de CBC News

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