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La confiance des Saskatchewanais envers le vaccin est en baisse, selon des chercheurs

Une infirmière russe vaccine un homme.

Les Saskatchewanais ne seront pas obligés de se faire vacciner contre la COVID-19, selon le ministre provincial de la Santé (archives).

Photo : afp via getty images / Natalia Kolesnikova

Vincent H. Turgeon

Bien que 66 % des Saskatchewanais et des Manitobains souhaitent se faire vacciner contre la COVID-19, selon un sondage Ipsos réalisé pour Radio-Canada, certains chercheurs pensent que la confiance du public diminue depuis le début de la crise.

Le directeur de l’Unité de l’étude évaluative sur la santé de la population de la Saskatchewan (SPHERU), Nazeem Muhajarine, est l’un d’entre eux.

Selon un sondage effectué au printemps par son équipe, 84 % des Saskatchewanais se disaient favorable à la prise d’un vaccin contre la COVID-19 il y a six mois.

Ce nombre aurait donc diminué de 20 % entre les mois de mai et de novembre, au moment du sondage Ipsos.

Cette baisse serait entre autres due à la politisation du virus et du vaccin, soutient Nazeem Muhajarine.

Selon lui, il est important que les autorités soient transparentes quant aux données des tests liés aux vaccins. Il y a encore beaucoup d’informations qui doivent être communiquées au public, dit-il. Ce n’est pas suffisant de connaître l’efficacité du vaccin à 95 %.

Pour le chercheur, une importante campagne de communication sera nécessaire afin d’informer et de rassurer le public.

Un choix personnel

En point de presse mercredi après-midi, le ministre provincial de la Santé, Paul Merriman, souhaite encourager les Saskatchewanais à se faire vacciner afin de pouvoir retourner à un mode de vie normal.

Il souligne toutefois que le choix de se faire vacciner ou non reste personnel.

Si les gens décident de ne pas le prendre, c’est leur choix, a-t-il dit aux médias. Personne ne les forcera à se faire vacciner. Mon rôle est de le rendre disponible pour tous ceux qui souhaitent le prendre.

Malgré les deux tiers de la population de la Saskatchewan et du Manitoba favorables au vaccin, c’est aussi dans ces deux provinces que l’on compte le plus haut pourcentage de personnes croyant que les risques liés au virus sont exagérés.

Reste à voir maintenant comment la situation des prochaines semaines et des prochains mois influencera l’opinion publique.

Avec les informations de Jean-Baptiste Demouy

Méthodologie

Le sondage d’Ipsos a été mené sur le web, du 20 au 25 novembre 2020.

Un échantillon de 3001 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été sondé à travers le pays. Des suréchantillonnages ont été réalisés en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et dans les provinces de l’Atlantique.

Afin que l’échantillonnage soit représentatif de l’ensemble de la population canadienne, une pondération a été appliquée en fonction de l’âge, du sexe, de la région et du niveau d’éducation des participants.

Les résultats sont précis à plus ou moins 2,0 points de pourcentage (19 fois sur 20) de ce qu’ils auraient été si tous les Canadiens avaient pris part au sondage.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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