•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux hommes d'affaires de Gatineau accusés d'avoir enfreint la loi sur les élections municipales

Pierre Samson à l'extérieur.

Pierre Samson est désormais président de la Chambre de commerce de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

Le président de la Chambre de commerce de Gatineau et le patron du groupe Brigil ont tous deux reçu des constats d'infraction du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) au cours des derniers jours.

Pierre Samson est accusé de manœuvre électorale frauduleuse et d'avoir enfreint la loi sur les élections municipales et les référendums, alors qu'il était candidat indépendant dans le District de Hull-Wright aux élections municipales de 2017.

Le DGEQ lui reproche d'avoir contrevenu aux règles sur les dépenses électorales autorisées, alors que Gilles Desjardins, du groupe Brigil, est accusé d'avoir fait ou autorisé une dépense électorale sans être l’agent officiel d’un parti ou d’un candidat indépendant autorisé, selon le constat d'infraction qui lui a été envoyé.

L'enquête du DGEQ a été lancée à la suite d'une plainte logée par le conseiller Cédric Tessier qui était alors candidat pour le parti Action Gatineau.

M. Tessier soutenait que la publication d'une étude sur l'impact économique de la désignation patrimoniale du Quartier du Musée, par le groupe Essor-Centre-Ville, au coût de 50 000 $, représentait une dépense non conforme.

Pendant la campagne électorale, il y a un organisme à but non lucratif fondé par M. Samson qui a fait des dépenses pendant la campagne pour tenter, selon moi, d’influencer la campagne, se souvient-il. Je pensais que le DGEQ allait faire enquête et allait y avoir une intervention avant la fin de la période électorale.

Ça fait maintenant un peu plus de trois ans avant que l’enquête ne soit conclue et qu’il y ait un dépôt d’accusation, mais je dois dire que je suis quand même satisfait.

Cédric Tessier, conseiller municipal du district Hull-Wright

Quatre constats d’infraction ont été donnés dans le dossier. L’un d'eux concerne directement l’ancien candidat. Celui-ci s’expose à une amende pouvant aller de 5000 à 20 000 $. À la sanction financière s’ajoute la perte des droits électoraux pour une durée de cinq ans, selon Élections Québec.

Cela concerne le vote et le droit de se porter candidat à tous les paliers électifs québécois. Si M. Samson est reconnu ou s'il plaide coupable, il ne pourra donc se présenter aux prochaines élections ni y participer de quelconque manière. Il serait évincé de la vie politique sous toutes ses formes pour la durée de la sanction.

Joint au téléphone, celui-ci a indiqué qu'il a l'intention de plaider non coupable, en rappelant qu'il avait déjà quitté la présidence du groupe Essor-Centre-Ville au moment du dévoilement de l'étude.

Gilles Desjardins également accusé

Les trois autres constats sont liés à Gilles Desjardins, le président du Groupe Brigil, et deux de ses entreprises, selon le registre des entreprises du Québec. M. Desjardins s’expose à des amendes de 5000 à 20 000 $ tandis que ses entreprises, qui sont considérées comme des personnes morales, pourraient devoir payer 10 000 à 50 000 $ d’amende.

Gilles Desjardins prend la parole lors d'une conférence de presse.

Le président de la société immobilière Brigil, Gilles Desjardins (archives).

Photo : Radio-Canada

À l’heure actuelle, nous avons reçu des plaidoyers de non-culpabilité pour M. Desjardins, 144781 Canada Inc. et 3223701 Canada Inc., qui sont les numéros de ses deux entreprises, fait savoir Julie St-Arnaud Drolet, la responsable des relations médias à Élections Québec, dans un courriel adressé à Radio-Canada.

Le maire de la Ville de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin salue l’intervention du DGEQ.

Les personnes qui enfreignent la loi doivent répondre de leurs gestes et en assumer les conséquences.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

La loi électorale existe pour ne pas que ce soit l'argent qui décide du résultat des élections, pour que chaque citoyen ait le même pouvoir d’influence, peu importe sa richesse, écrit-il dans une déclaration. Depuis René Lévesque, c’est un principe de base de notre vie démocratique.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !