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Il n'est toujours pas acquis que le REM passe par l'aéroport Montréal-Trudeau

Les nouveaux trains en démonstration.

Les premières voitures du constructeur Alstom sont arrivées à la mi-octobre.

Photo : Radio-Canada

Y aura-t-il une station du Réseau express métropolitain (REM) à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal? La question demeure, même si Ottawa a signifié son intention d'injecter des millions de dollars dans le projet.

Dans la mise à jour économique fédérale de lundi, Ottawa a annoncé la création d'un fonds de 500 millions de dollars sur six ans pour aider les grands aéroports, notamment avec des projets de transport en commun, comme la nouvelle gare du Réseau express métropolitain à l’aéroport de Montréal.

Par contre, ces sommes iront à tous les grands aéroports du pays. Il n'y en aura donc pas suffisamment pour financer uniquement le projet de station du REM à Montréal-Trudeau, qui devrait coûter environ 600 millions de dollars.

Un avion contourne la tour de contrôle de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (archives).

Le REM se rendra-t-il à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau? La question persiste. (archives)

Photo : Reuters / Shaun Best

Au départ, la gare YUL- Aéroport-Montréal-Trudeau devait être financée par Aéroports de Montréal (ADM) à même ses revenus, contrairement aux autres stations du REM. Des revenus que la pandémie a toutefois fait fondre comme neige au soleil : 500 millions de dollars de perte seulement pour l’année en cours.

ADM s'est donc tournée vers Québec et Ottawa afin qu'ils épongent la facture de ce projet jugé essentiel par la Ville de Montréal.

Québec révise sa position

Il y a quelques mois, Québec avait signalé son intention d'offrir un prêt afin de couvrir environ les deux tiers des coûts du projet. Ottawa proposait de financer le reste avec une subvention.

Le gouvernement Legault a toutefois décidé de se retirer du projet il y a quelques semaines, affirmant que l'aéroport est de compétence fédérale. Selon ce raisonnement, c’est donc à Ottawa de couvrir l'entièreté des coûts.

Nous jugeons que des efforts peuvent encore être faits par l’aéroport de Montréal, qui relève du gouvernement fédéral et non du Québec, dans la recherche d’une solution pour le financement de ce projet, disait le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, en novembre dernier.

François Bonnardel en conférence de presse.

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, en conférence de presse

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Un autre problème pour Québec : les coûts liés à la station qui seront entre deux et trois fois plus élevés que ceux des autres du réseau.

Le gouvernement Trudeau, qui était déçu de l'annonce de Québec, pense qu'il est encore possible de trouver une solution si tous les partenaires du projet reprennent les négociations.

Ottawa assure qu'il financera une partie du projet : les sommes proviendront du fonds annoncé lundi. Il est toutefois trop tôt pour indiquer l'ampleur de cette subvention. Une chose est claire, Ottawa ne sera pas le seul à payer pour le projet, et les autres partenaires devront faire leur part.

Les priorités d'ADM

Avec un budget d’investissement révisé au strict minimum, ADM doit d’abord et avant tout favoriser les projets lui permettent d’assurer l’intégrité de ses actifs et la sécurité du public-voyageur, indique la directrice des relations médias pour ADM, Anne-Sophie Hamel. Dans ce contexte, nous souhaiterions évidemment que Québec revoie sa position pour ce projet qui sera structurant pour toute la communauté.

Le budget d’investissement 2020 est réduit d’au moins 50 % et celui pour les années suivantes sera fixé au minimum vital et sécuritaire.

Anne-Sophie Hamel, directrice des relations médias pour ADM

Mme Hamel salue du même coup l'annonce d'Ottawa, mais attend de connaître les modalités associées à ce programme afin d’analyser dans quelle proportion celui-ci pourra s’appliquer aux projets à venir à YUL.

Elle explique aussi que le coût estimé du projet est plus élevé que celui des autres stations, parce qu'il inclut les frais d’aménagement pour connecter la station, qui se trouvera à 35 mètres sous le stationnement étagé de l’aérogare, et les coûts de la démolition d’une partie du stationnement étagé.

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