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Des premiers répondants éprouvés par le stress dû à la COVID-19

Des travailleurs paramédicaux transportent un patient.

Les ambulanciers doivent se tourner vers leurs collègues pour obtenir du soutien et garder le moral, indique le porte-parole du syndicat.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Après plus de neuf mois à gérer les urgences en pleine pandémie et la crise des opioïdes, certains des premiers répondants et des travailleurs de la santé trouvent qu'il est plus difficile de garder le moral.

Pour les ambulanciers, les moments de pause qui permettent de décompresser entre deux appels sont essentiels afin de maintenir une bonne santé mentale. Ces derniers temps, toutefois, ces pauses se raréfient, surtout chez les travailleurs de la région de la vallée du Fraser.

Ces travailleurs doivent donc se tourner vers leurs collègues pour obtenir du soutien et trouvent l'espoir dans l’idée qu’un vaccin viendra atténuer leur charge de travail.

Portrait de Dave Leary devant des ambulances.

Dave Leary est porte-parole du Syndicat des ambulanciers et ambulancières de la Colombie-Britannique.

Photo : Rafferty Baker/CBC

Nous pouvons voir la lumière au bout du tunnel, dit le porte-parole du Syndicat des ambulanciers de la Colombie-Britannique, Dave Leary.

Pour le moment, les ambulanciers doivent apprendre à composer avec la peur de rapporter le virus à la maison, dit-il, mais également avec les appels incessants liés à des surdoses d'opioïdes.

Nous n’avons pas le temps nécessaire pour décompresser entre les appels. L’impact sur la santé mentale est très élevé, explique-t-il.

Même situation à l’hôpital

Tout comme les ambulanciers qui mènent les patients aux portes de l’hôpital, la pneumologue Susan Kwan explique que les membres du personnel des hôpitaux dépendent les uns des autres pour garder le moral.

Nous sommes prudents, et le personnel est, en général, de bonne humeur, assure celle qui travaille à l’Hôpital de Burnaby.

Avec la situation actuelle dans la région du Fraser et le stress qu’elle engendre autant chez les patients que dans la population, dit-elle, il est d’autant plus important que les travailleurs de première ligne demeurent positifs afin de réduire la peur de tous.

Lorsque des employés de l’Hôpital ont dû s’isoler à la suite d’une exposition au virus, il y a eu un immense soutien de la part des collègues, qui se sont assurés régulièrement que ces personnes ne manquaient de rien.

C’est une bataille que nous menons tous ensemble. Sans entraide, ce serait beaucoup plus difficile, assure Susan Kwan.

Selon le dernier décompte de la pneumologue, le 27 novembre, 44 membres du personnel de l’Hôpital de Burnaby ont reçu un résultat positif à un test de dépistage du coronavirus.

Avec les informations de The Early Edition

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