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Un coup de pouce du fédéral qui ne règle pas tout pour l’aéroport de Val-d’Or

L'Aéroport régional de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue

L'Aéroport régional de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Le gouvernement fédéral a promis de l’aide pour les aéroports régionaux dans sa mise à jour économique de lundi, mais la situation financière à l’aéroport régional de Val-d’Or (ARVO) demeure préoccupante.

Selon la directrice générale Louise Beaulieu, ARVO fait face à un déficit d’opérations de 1,5 million de dollars en 2020, un enjeu qui reste entier après l’annonce d’Ottawa.

De ce que l’on en comprend, l’aide financière sera donnée via le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires (PAIA), pour les aéroports qui ont des besoins de travaux d’infrastructures, souligne-t-elle. On parle d’augmenter l’enveloppe de 186 millions de dollars pour les deux prochaines années. C’est bien, parce que ça augmente nos chances d’obtenir le projet de réfection de la piste de 12 millions de dollars que nous allions déposer pour 2022-2023. Mais ce n’est pas un chèque qui s’en vient bientôt pour régler nos finances.

Louise Beaulieu précise que les déboires financiers de l’aéroport découlent d’une baisse importante de la fréquentation au cours de 2020, en plus du départ d’Air Canada.

Environ 70 % de nos revenus viennent des frais d’atterrissage d’aéroport et des frais de 20 $ perçus par les compagnies sur chaque billet d’avion vendu. On est passé de 80 000 passagers payants en 2019 à environ 22 000 en 2020. Ce sont d’énormes pertes pour nous, note la directrice générale.

En plus de continuer de cogner à la porte du gouvernement fédéral, ARVO espère que Québec sera sensible aux arguments du Réseau québécois des aéroports.

L’aide qui a été accordée aux municipalités couvre les pertes des aéroports, mais ça ne s’applique pas pour Val-d’Or, parce que nous ne relevons pas du municipal. Nous sommes cinq aéroports orphelins qui se trouvent dans cette situation et on espère que le gouvernement va nous aider, conclut-elle.

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