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Toronto émet 130 millions de dollars de ses populaires obligations vertes

des vélos sur une piste cyclable de Toronto

24 millions de dollars provenant des obligations vertes ont été utilisés pour le réseau cyclable torontois en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada

La Ville de Toronto annonce mercredi qu’elle a émis de nouvelles obligations vertes cette année, afin d’aider à financer les projets de lutte contre les changements climatiques.

Il s’agit de la seconde fois que Toronto émet des obligations vertes. En 2019, des obligations d'une valeur de 200 millions de dollars ont été présentés aux investisseurs.

130 millions de dollars supplémentaires d'obligations sont désormais disponibles pour acquisition. Ces obligations d’épargne sont des investissements sur 20 ans et vont coûter à la ville un taux historiquement bas de 2,184 %, selon le maire John Tory.

Ces obligations vertes servent principalement à aider Toronto à financer des projets d'infrastructures d’adaptation et de mitigation des changements climatiques, de réduction des gaz à effet de serre, de gestion des déchets et de prévention de la pollution.

En 2019, la Ville a utilisé 111 millions de dollars de ces fonds pour financer la revitalisation et la rénovation de logements sociaux, 24 millions pour ses infrastructures cyclistes et 14 millions pour des projets d’efficacité énergétique.

La Ville de Toronto indique que des projets comme de nouvelles lignes pour le transport en commun, une meilleure isolation des logements sociaux et certaines infrastructures de protection contre les inondations vont être financés par les obligations.

Toronto affirme être une des premières villes au pays à lancer une initiative du genre. Elle explique par ailleurs que cette initiative s'inscrit dans sa volonté d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050.

Des obligations à saveur environnementale

Selon Thomas Estines, copropriétaire de la firme d’investissement Groupe investissement responsable, ce type d’investissement est fondamentalement semblable aux obligations classiques qui peuvent être émises par d’autres gouvernements ou compagnies.

Il explique que ces obligations sont une dette qui est contractée par la Ville auprès d’investisseurs.

La seule différence est que ces fonds vont être investis dans des projets qui ont pour but d’avoir des retombées environnementales positives.

Une citation de :Thomas Estines

Il ajoute que les projets concernent souvent les énergies renouvelables, le transport public et tout ce qui peut avoir un impact positif sur l’empreinte environnementale.

Selon lui, ces fonds sont gérés par la Ville directement, ce qui explique que ce sont des investissements jugés comme à très bas risque par les investisseurs.

Un type d'investissement en forte demande

Selon une réponse obtenue par Radio-Canada de la part de la Ville de Toronto, les obligations vertes sont en forte demande.

La Ville estime que les investisseurs sont déjà prêts à investir 4,2 fois plus de capitaux que ce que Toronto est prête à emprunter cette année.

Selon les données reçues, les 200 millions proposés en obligations vertes l’an dernier ont reçu le double de demande vis-à-vis les fonds disponibles.

L'hôtel de ville de Toronto, vu du sol à travers une structure en forme de cercle.

Les obligations vertes émises par Toronto sont en forte demande de la part des investisseurs.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Cette demande s’explique en partie par la cote de crédit AA de la Ville, selon Toronto.

Pour M. Estines, cette popularité des obligations peut s’expliquer par le fait que les enjeux environnementaux sont de plus en plus populaires auprès de la population.

M. Estines affirme que plusieurs investisseurs sont non seulement intéressés par le rendement à long terme, mais aussi par les effets positifs à long terme sur leur collectivité.

Il explique que des investisseurs pourraient voir d’autres effets positifs à long terme de ces investissements, comme une réduction des taxes municipales liées à une meilleure gestion municipale de l’eau.

Toronto est une habituée de la sur souscription de ses programmes d’obligations.

Une obligation sociale de 100 millions de dollars lancée en juin a eu un taux de demande 4 fois plus important que les fonds disponibles.

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