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Des modifications décevantes au Programme de stabilisation fiscale, selon la Saskatchewan

Donna Harpauer, prise de profil, portant un masque lors d'une conférence de presse (archives).

Donna Harpauer croit que les changements effectués ne permettront pas à la Saskatchewan de bénéficier du Programme (archives).

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Vincent H. Turgeon

La ministre des Finances de la Saskatchewan, Donna Harpauer, se dit insatisfaite des changements faits par le fédéral au Programme de stabilisation fiscale (PSF).

Selon elle, les modifications apportées ne vont pas assez loin.

Les provinces et les territoires demandaient unanimement trois changements dans le Programme, dit-elle dans une déclaration faite aux médias. Nous demandions d’enlever le plafond financier par habitant, de diminuer le pourcentage minimum de pertes financières et de rendre ces changements rétroactifs à 2015-2016.

Or, seul le montant offert par habitant a été modifié.

Donna Harpauer aurait voulu que le gouvernement fédéral consulte les provinces avant d’annoncer les changements.

L’inaction [du gouvernement fédéral] fera en sorte que la Saskatchewan ne se qualifiera toujours pas pour pouvoir bénéficier [du PSF], tandis que les provinces recevant déjà de l’argent en recevront encore davantage , affirme-t-elle.

Même son de cloche du côté du gouvernement albertain, bien que celui-ci doive recevoir environ 750 millions de dollars pour l’exercice financier 2020-2021.

Un programme sous les projecteurs

Le Programme de stabilisation fiscale sert à distribuer de l’argent aux provinces en cas de coups durs imprévus dans leur économie. Il avait fait l'objet de beaucoup de discussions en 2019 lorsque les provinces avaient fait front commun pour en demander la réforme.

Le Programme avait des critères datant d’il y a 30 ans, défavorisant ainsi certaines provinces, particulièrement celles qui sont riches en pétrole.

Parmi les critères créant du mécontentement, une province devait subir une baisse de 5 % de ses revenus ne provenant pas des ressources naturelles pour pouvoir recevoir de l’aide financière.

Les revenus des ressources naturelles devaient chuter de 50 % pour pouvoir être pris en compte.

Sous sa forme précédente, un montant maximum de 60 $ par habitant pouvait être obtenu.

Avec les modifications effectuées, ce montant passe à 170 $ par habitant pour les exercices financiers 2019-2020 et 2020-2021.

Avec les informations de Geneviève Patterson

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