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La réalisation de la place des Montréalaises reportée de deux ans

Les abords de la station de métro Champ-de-Mars avec l'hôtel de ville en arrière-plan.

L'aménagement temporaire de la place des Montréalaises, aux portes du Vieux-Montréal

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Inauguré en 2017 dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, le projet de la place des Montréalaises ne sera toutefois pas livré avant 2024. La Ville a annoncé un nouveau retard dans l’aménagement de cette place publique destinée à honorer la mémoire de 21 femmes qui ont marqué l'histoire de la métropole.

La découverte de problèmes structurels au-dessus de l'autoroute Ville-Marie, en 2017, avait entraîné dès le départ un retard d'un an.

Initialement prévue pour la fin de 2018, la livraison du projet a été reportée à 2019, puis à 2022. Voilà que l'annonce de mercredi reporte maintenant le tout à la fin de 2024; et les travaux ne s’amorceront pas avant 2022.

Le report du tiers des chantiers lors d’une révision de la planification des travaux cet automne explique ce nouveau délai. L’administration municipale dit vouloir ainsi alléger la circulation dans la métropole.

La place des Montréalaises se situe au-dessus de l’autoroute Ville-Marie, entre la station de métro Champ-de-Mars et l’hôtel de ville. L’installation d’une dalle au-dessus de l’autoroute a permis de panser une plaie qui défigurait la métropole québécoise et séparait son quartier historique de son centre-ville.

La première mairesse de l'histoire de la Ville de Montréal, Valérie Plante, a eu l'honneur d'inaugurer la place des Montréalaises en 2017.

C’est le gouvernement du Québec qui a financé le recouvrement de 125 mètres de l'autoroute Ville-Marie à titre de principal legs à Montréal pour son 375e anniversaire. Les travaux ont été réalisés dans les temps et selon le budget prévu de 68 millions de dollars, en 2017.

Un projet qui se précise

Le concept de la place publique se décline en trois volets : un pré fleuri, une œuvre-miroir et un emmarchement autour du métro Champ-de-Mars, porte d’entrée du Vieux-Montréal. Le projet permettra de rendre hommage à 21 grandes dames qui ont marqué l’histoire de Montréal.

La mairesse Valérie Plante souhaite que la place des Montréalaises devienne un lieu d’arrêt et de rassemblement, un belvédère et une place publique phare de la métropole.

Les 14 victimes de la tuerie de Polytechnique du 6 décembre 1989 recevront ainsi un hommage permanent grâce à l’illumination du miroir où apparaîtra, d’un côté, chacun de leur nom.

Un homme regarde le monument.

Le monument de la tuerie de l'École polytechnique de Montréal avec les noms des 14 femmes qui en ont été victimes.

Photo :  RYAN REMIORZ

De l’autre côté de l’œuvre, les noms de sept autres femmes, dont Jeanne Mance et Idola Saint-Jean, seront illuminés sur le miroir. Il était essentiel pour moi que ce projet phare de la Ville puisse reconnaître l'apport de toutes ces Montréalaises à notre histoire, a souligné la mairesse.

Aujourd'hui, nous soulignons l'apport de Montréalaises de tous les horizons, qui ont ouvert des portes dans des domaines où les femmes étaient généralement exclues. Par leur vision, leurs convictions et leurs actions, elles ont pavé la voie à d'autres femmes.

Une citation de :Valérie Plante

Les sept figures féminines historiques retenues :

  • Jeanne Mance (1606-1673) : reconnue comme la cofondatrice de Ville-Marie;
  • Marie-Josèphe Angélique (vers 1700-1734) : esclave noire, accusée d'avoir provoqué l'incendie de Montréal;
  • Myra Cree (1937-2005) : Autochtone d'origine mohawk s'étant démarquée dans le domaine des communications, elle a été la première femme à occuper le poste de chef d'antenne au Téléjournal de Radio-Canada;
  • Agnès Vautier : hockeyeuse du Western de Montréal, l'équipe imbattable en 1917;
  • Jessie Maxwell Smith (1920-2000) : enseignante de la Petite-Bourgogne qui a contribué à ce que la communauté noire de Montréal ait accès à une éducation de qualité;
  • Ida Roth Steinberg (1885-1942) : femme d'affaires immigrante juive hongroise ayant fondé à Montréal la première épicerie Steinberg à l'origine d'une grande chaîne;
  • Idola St-Jean (1880-1945) : féministe québécoise, militante pour le droit de vote des femmes.

Un espace situé à l’ouest du métro Champ-de-Mars, qui sera également intégré à la place des Montréalaises, sera désigné comme la place Marie-Josèphe-Angélique. Cette place publique vise à rendre hommage à cette esclave qui a vécu au 17e siècle.

Accusée d’avoir allumé un incendie qui a détruit une partie de la ville, Marie-Josèphe Angélique (1703-1734) a été exécutée à 29 ans au terme d’un procès biaisé. L’espace public qui portera son nom vise à rendre hommage aux personnes autochtones et noires réduites en esclavage au cours de notre histoire.

Le concept imaginé par l'artiste Angela Silver, en collaboration avec la firme Lemay, a remporté un concours d’architecture canadien.

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