•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

11 conseils aux élèves pour gérer leur écoanxiété

Une femme tient une boule représentant la planète dans sa main.

Les conseils ont été élaborés pour des enseignants avec leurs élèves, afin de mieux gérer l'écoanxiété chez les jeunes. « Tout adulte a un rôle à jouer pour soutenir les jeunes d'aujourd’hui », précise la chercheuse Rhéa Rocque.

Photo : afp via getty images / TOBIAS SCHWARZ

Zoé Le Gallic-Massie

« Le futur est vraiment incertain », lance la chercheuse postdoctorale au Centre climatique des Prairies, Rhéa Rocque, en constatant à quel point cette réalité inquiète les jeunes. Avec deux autres professeures de Winnipeg, elle a élaboré des conseils utiles pour aider les jeunes à gérer leur écoanxiété.

On voit de plus en plus d’écoanxiété chez les jeunes et les moins jeunes, affirme Rhéa Rocque.

Selon elle, les psychologues s’entendent pour dire que l’écoanxiété est une émotion normale et adaptative.

Les changements climatiques sont une réelle menace, alors c’est normal de sentir une certaine anxiété, ajoute-t-elle.

Parfois, l’anxiété peut nécessiter un suivi psychologique.

Pour certains jeunes, c’est comme d’autres troubles anxieux, ça peut devenir intense au point d’avoir du mal à se concentrer dans leur quotidien. Ils peuvent vivre des symptômes psychosomatiques comme des maux de ventre ou de tête. Il faut alors consulter, conseille la chercheuse.

Les 11 conseils pour gérer l’écoanxiété

Les professeures Marie-Élaine Desmarais et Laura Sims de l’Université de Saint-Boniface ainsi que Rhéa Rocque proposent les conseils suivants pour mieux gérer l’écoanxiété.

  1. Normaliser et explorer les émotions liées à l'écoanxiété. Il est normal de vivre des émotions difficiles liées à la crise environnementale.

  2. Valider les expériences des jeunes et les féliciter pour leur courage de s'exposer à des émotions potentiellement pénibles.

  3. Discuter de vos émotions. Laisser les gens s’exprimer s’ils entreprennent une discussion.

  4. Engager une discussion de groupe à la maison ou en ligne. Le sentiment d’appartenance à un groupe social est un « précurseur clé pour l’action collective pour le climat ».

  5. Intégrer dans son quotidien les pratiques d'écothérapie; par exemple, passer du temps à l'extérieur ou trouver des moments pour prendre soin de soi. Les recherches en psychologie suggèrent que ces stratégies rehaussent la santé mentale, la concentration et la créativité.

  6. Agir sur le problème. Avoir un certain contrôle sur la menace aide à réduire l’anxiété. On peut aider les jeunes à décomposer le problème de la crise climatique, afin d’identifier des actions concrètes et réalisables.

  7. Se documenter concernant les actions individuelles et collectives. Une menace qu’on ne comprend pas bien est plus anxiogène.

  8. Penser aux actions locales : c’est encourageant et stimulant de voir les retombées de nos actions.

  9. Trouver un sens positif à la crise environnementale. Les changements climatiques peuvent aussi offrir une excellente occasion d’être créatif et novateur.

  10. Imaginer le futur, laisser place à l’imagination et réinventer l’avenir souhaité. La psychologie montre qu’il est difficile de motiver l’action quand on ne peut pas visualiser l’objectif ou s’il est formulé de manière négative.

  11. Mettre en valeur des exemples positifs comme les jardins communautaires ou proposer le visionnement de la vidéo de la militante écologiste Greta Thunberg.

Des émotions propres aux jeunes

Rhéa Rocque fait la différence entre les émotions vécues chez les jeunes et celles vécues chez les personnes plus âgées.

L’anxiété est plus tournée vers l’avenir car on s’inquiète de ce qui va arriver dans le futur. Cette émotion est plus présente chez les jeunes, dit-elle.

À titre comparatif, les personnes plus âgées ressentent souvent une émotion de frustration, de tristesse ou même de deuil, explique Mme Rocque.

Les conseils ont été élaborés pour des enseignants avec leurs élèves, afin de mieux gérer l'écoanxiété chez les jeunes. Tout adulte a un rôle à jouer pour soutenir les jeunes d’aujourd’hui, précise la chercheuse dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Selon Rhéa Rocque, il faut s’assurer d’adapter les conseils et actions à l’âge des jeunes. Par exemple, plus ils sont jeunes, plus il faut faire attention au flux d’informations donné et il faut s’assurer de garder les actions à leur niveau, indique Mme Rocque.

Le club écologique de l'Université de Saint-Boniface, le Club Té-Vert, propose mercredi soir de 19 h à 20 h (Nouvelle fenêtre) un webinaire présentant les 11 conseils pour gérer l’écoanxiété, incluant une séance de discussion avec les trois professeures. L’événement est organisé par le Réseau canadien d'éducation et de communication relatives à l'environnement (EECOM).

Avec les informations de l'émission L'Actuel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !