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Les choix de Joe Biden pour son administration

Contrairement à son prédécesseur, qui s'est principalement entouré d'hommes blancs pendant quatre ans, le président Biden avait promis un Cabinet à l'image de la population américaine. Engagement tenu.

Joe Biden s'adresse aux journalistes en compagnie de ses nouveaux collaborateurs, Antony Blinken, Jake Sullivan, Alejandro Mayorkas, Avril Haines et John Kerry ainsi que la vice-présidente désignée, Kamala Harris, qui portent tous un masque.

Le président désigné Joe Biden a présenté quelques-uns des membres de son équipe de sécurité nationale au Queen Theater de Wilmington, au Delaware.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

Les candidatures mises de l'avant par le 46e président des États-Unis ouvrent la voie à une administration paritaire, diversifiée et dans laquelle plusieurs responsables feraient figure de pionniers. Des nominations qui incarnent un changement de ton et d'image, mais surtout de vision et de priorités.

Insistant sur les défis urgents posés par la pandémie et par une économie fragilisée, Joe Biden a indiqué que ses collaborateurs seraient prêts à gouverner dès le premier jour.

L'expérience gouvernementale, acquise notamment dans l'administration de Barack Obama, est d'ailleurs l'une des lignes directrices à l'origine du choix des candidats, au point où plusieurs parlent d'un troisième mandat Obama. Plusieurs ont en outre des liens de longue date avec le nouveau président.

Les progressistes auraient souhaité être mieux représentés et déplorent le fait qu'il n'y ait pas davantage de nouvelles voix.

La majorité des nominations nécessite une confirmation au Sénat, passé sous contrôle démocrate le même jour que l'investiture de Joe Biden, dans la foulée des élections sénatoriales de Georgie, le 5 janvier dernier.

Les photos de famille des administrations Biden et Trump seront fort différentes.

Sur les 25 personnes qui auront le statut de membre du Cabinet, au moins 11 seront des femmes, si elles obtiennent l'aval du Sénat : une première dans l'histoire américaine. Pour la première fois aussi, il y aurait davantage de personnes issues des minorités visibles que de Blancs.

Certains relèvent toutefois le fait qu'une majorité des portefeuilles les plus importants ont été confiés à des hommes blancs.

À son entrée en fonction, Barack Obama comptait déjà dans son Cabinet six membres dont la nomination avait été confirmée, et Donald Trump, deux. Joe Biden, lui, n'en avait aucun.

Le délai actuel s'explique notamment par le refus des républicains, qui contrôlaient le Sénat jusqu'au 20 janvier, de reconnaître plus tôt la victoire de Joe Biden, ce qui a retardé le processus.

Depuis son investiture, le Sénat a donné son approbation à 13 des personnes nommées par Joe Biden : Antony Blinken (département d’État), Janet Yellen (Trésor), Lloyd Austin (Défense), Alejandro Mayorkas (Sécurité intérieure), Gina Raimondo (Commerce), Miguel Cardona (Éducation), Jennifer Granholm (Énergie), Pete Buttigieg (Transports), Avril Haines (Renseignement national) et Denis McDonough (Anciens Combattants), Tom Vilsack (Agriculture), Cecilia Rouse (Conseil des conseillers économiques du président) et Linda Thomas-Greenfield (ambassadrice à l'ONU).

Faute d'appuis suffisants, la Maison-Blanche a cependant dû se résoudre, le 2 mars, à retirer la nomination de Neera Tanden à la tête du Bureau de la gestion et du budget (OMB). Le deuxième choix de Joe Biden n'a pas encore été annoncé.

Seulement 2 des 25 membres du Cabinet de Joe Biden n'ont pas besoin du feu vert du Sénat : son chef de cabinet, Ron Klain, et la vice-présidente Kamala Harris.


Les membres du Cabinet (en poste et potentiels)

VICE-PRÉSIDENTE : KAMALA HARRIS (56 ANS)

Kamala Harris, souriante et regardant vers la droite, devant un lutrin où est écrit « Bureau du président désigné » avec un drapeau américain à l'arrière-plan.

Troisième femme désignée comme colistière, Kamala Harris sera la première à assumer la vice-présidence.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

  • Sénatrice de la Californie (2017 à aujourd’hui)
  • Procureure générale de la Californie (2011–2017)

Fille d'immigrants (une mère indienne et un père jamaïcain), l'ancienne procureure du district de San Francisco a fait tomber des barrières tout au long de sa carrière. Elle est cette fois devenue la première femme, la première Noire et la première personne d'origine asiatique à accéder à la vice-présidence.

Elle a siégé à plusieurs comités du Sénat, soit ceux pour la justice, le renseignement, la sécurité intérieure et le budget.

Prenant exemple sur la relation qu'il a eue à l'époque avec le président Barack Obama, Joe Biden a indiqué que la voix de Kamala Harris serait la première et la dernière à retentir dans la pièce avant les décisions importantes.

Kamala Harris a vécu à Montréal pendant son adolescence. Elle était une amie du fils aîné de Joe Biden, Beau, mort d'un cancer.


SECRÉTAIRE D'ÉTAT : ANTONY BLINKEN (58 ans)

Antony Blinken, s'adressant aux journalistes.

Antony Blinken

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

  • Secrétaire d’État adjoint (2015–2017)
  • Conseiller en matière de sécurité nationale de l’ancien vice-président Biden (2013–2015)

Conseiller de longue date du président désigné, il était déjà son principal collaborateur quand Joe Biden siégeait au Comité du Sénat en matière d'affaires étrangères.

En plus de posséder une vaste expérience auprès du Congrès, Antony Blinken, un avocat, a occupé divers postes dans les administrations démocrates de Bill Clinton et de Barack Obama, amorçant sa carrière gouvernementale au département d'État.

Partisan d’une approche collaborative, le nouveau visage de la diplomatie américaine entend rétablir les liens de confiance avec les pays alliés, mis à mal pendant les années Trump, et présider au retour du pays dans les ententes ou organisations internationales dont se sont retirés les États-Unis ces dernières années.

Anthony Blinken, qui a vécu à Paris pendant une grande partie de sa jeunesse, parle parfaitement français.


PROCUREUR GÉNÉRAL : MERRICK GARLAND (68 ans)

Merrick Garland s'adressant aux reporters, devant une reproduction géante du sceau du président des États-Unis, représentant un aigle.

Lors de sa nomination, Merrick Garland a martelé l'importance de l'indépendance du système judiciaire.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

  • Juge, puis juge en chef de la Cour d'appel du circuit du District de Columbia (1997–2013, 2013 à aujourd'hui)
  • Sous-procureur général adjoint principal des États-Unis (1994–1997)

Aux yeux des démocrates, Merrick Garland s'est fait voler sa place au sein du plus haut tribunal du pays.

Barack Obama l'avait nommé à la Cour suprême en mars 2016, mais le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avait refusé de tenir un vote sur sa confirmation, invoquant, à neuf mois de la présidentielle, l'échéance du scrutin.

Invoquant son intégrité, des sénateurs républicains avaient ensuite proposé sa nomination à la tête du FBI après le congédiement de James Comey par le président Trump.

Au bureau du procureur fédéral, Merrick Garland a notamment supervisé la poursuite du militant d’extrême droite Timothy McVeigh, reconnu coupable de l’attentat d'Oklahoma City, qui a tué 168 personnes en 1995.

Le magistrat, considéré comme étant centriste, prendrait la tête d'un département qui, de l'avis de plusieurs juristes, a été politisé pendant le règne de l'ex-secrétaire à la Justice Bill Barr.


SECRÉTAIRE AU TRÉSOR : JANET YELLEN (74 ans)

Janet Yellen s'adresse aux reporters devant un drapeau américain.

Janet Yellen possède un curriculum vitae impressionnant.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

  • Présidente de la Réserve fédérale (2014–2018)
  • Vice-présidente de la Réserve fédérale (2010–2014)

Première femme à présider la puissante Réserve fédérale (Fed), elle est aussi la première à diriger le Trésor américain en 231 ans d'histoire, et la première personne à avoir été, au fil de sa carrière, aux commandes du Conseil des conseillers économiques, de la Fed et du département du Trésor.

Sa mission sera notamment de redresser une économie plombée par la crise de la COVID-19 et marquée par un taux de chômage de 6,7 %, d'augmenter le salaire minimum fédéral à 15 $ l'heure et d'imposer davantage les sociétés et les Américains les plus riches.

Spécialisée en économie du travail, la professeure émérite croit au rôle du gouvernement dans l'économie. Sa longue feuille de route et son bilan rassurent tout autant Wall Street que l'aile progressiste du Parti démocrate.


SECRÉTAIRE À LA DÉFENSE : LLOYD AUSTIN (67 ans)

Le général à la retraite Lloyd Austin, s'adressant aux reporters devant un écran bleu.

Le général à la retraite Lloyd Austin a eu besoin d'une permission spéciale du Congrès, car il a quitté l'armée il y a seulement trois ans. Il aurait normalement dû attendre sept ans avant d'être admissible à ce poste.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Chef du commandement central américain, le CentCom (2013–2016)
  • Vice-chef d'État-major de l'armée de terre des États-Unis (2012–2013)

Le général quatre étoiles, qui sera le premier Afro-Américain à la tête du Pentagone, a souvent fait figure de pionnier : il a par exemple été le premier Noir à commander une division de l'armée, puis le premier à diriger le CentCom, la division de l'armée responsable des opérations américaines au Moyen-Orient.

Le militaire de carrière a servi dans l'armée pendant quatre décennies. Il était le commandant général des forces américaines en Irak lorsque Joe Biden, alors vice-président, était chargé du dossier irakien.

Les élus de la Chambre des représentants et du Sénat avaient au préalable accepté de déroger à une loi interdisant à quiconque ayant quitté l'armée il y a moins de sept ans d'être à la tête du Pentagone, un précédent déjà survenu deux fois au cours des 70 dernières années.


SECRÉTAIRE À LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE : ALEJANDRO MAYORKAS (61 ans)

Alejandro Mayorkas, regardant vers la gauche, devant des micros avec en arrière-plan un écran où est écrit « Bureau du président désigné ».

Avocat de formation, Alejandro Mayorkas avait déjà été secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

  • Secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure (2013–2016)
  • Directeur des Services de la citoyenneté et de l'immigration au sein des États-Unis (2009–2013)

Au département de la Sécurité intérieure (DHS), il a notamment aidé à la mise en place du programme surnommé DACA qui protège temporairement de l'expulsion des jeunes migrants arrivés clandestinement aux États-Unis quand ils étaient mineurs.

L'inspecteur général du DHS lui avait par ailleurs reproché une intervention inappropriée pour aider des entreprises à obtenir des visas de travail.

D'origine cubaine et arrivé au pays, enfant, comme réfugié politique, l'ancien procureur fédéral est le premier hispanique, mais aussi le premier immigrant à diriger le DHS.


SECRÉTAIRE À LA SANTÉ ET AUX SERVICES SOCIAUX : XAVIER BECERRA (62 ans)

Xavier Becerra au cours d'une conférence de presse, parle devant un micro, avec un drapeau américain au premier plan.

Xavier Becerra est l'un des principaux défenseurs de l'Obamacare devant les tribunaux.

Photo : Associated Press / Rich Pedroncelli

  • Procureur général de la Californie (2017 à aujourd'hui)
  • Représentant de la Californie à la Chambre des représentants (1993–2017)

Fils d'immigrants mexicains, il serait le premier Américain d'origine hispanique à diriger le département de la Santé et des Services sociaux.

Des responsables en santé publique réclamaient un expert médical à la tête de ce département, et Xavier Becerra était davantage perçu comme possible procureur général.

M. Becerra, qui a intenté une centaine de recours contre l'administration Trump, est cependant à l'avant-plan de luttes judiciaires importantes sur des enjeux de santé, comme celle menée par 20 États pour maintenir le régime d'assurance maladie mis en place par Barack Obama (surnommé l'Obamacare), que tentent de démanteler les républicains.

Il a aussi dirigé une coalition de 22 États contestant une loi du Mississippi qui restreint l'accès à l'avortement.


SECRÉTAIRE À L'INTÉRIEUR : DEB HAALAND (60 ans)

Deb Haaland, devant deux microphones, lors de sa présentation en tant que secrétaire à l'Intérieur désignée.

Deb Haaland entrerait dans l'histoire si le Sénat confirmait sa nomination.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

  • Représentante d'un district du Nouveau-Mexique (2019 à aujourd'hui)
  • Présidente du Parti démocrate du Nouveau-Mexique (2015–2017)

Pour la première fois de l'histoire américaine, une femme autochtone siégerait au Cabinet. Qui plus est, elle dirigerait le département responsable de nombreux dossiers relatifs aux 574 communautés autochtones reconnues par le gouvernement fédéral, entre lesquels les relations ont souvent été tendues.

Le département, qui gère environ le cinquième des terres du pays, supervise entre autres les ressources naturelles, y compris sur les terres autochtones.

Deb Haaland s'est engagée à faire du département, largement axé autour du développement des énergies fossiles, un promoteur des énergies renouvelables et des politiques contre les changements climatiques.

Réélue en novembre, la politicienne, membre de la nation Laguna Pueblo, est entre autres vice-présidente du Comité de la Chambre des représentants sur les ressources naturelles. Lors des élections de 2018, elle est devenue l'une des deux premières femmes autochtones élues au Congrès.


SECRÉTAIRE AU COMMERCE : GINA RAIMONDO (49 ans)

Gina Raimondo, parlant aux journalistes devant des micros.

Gina Raimondo faisait partie des politiciennes que Joe Biden a envisagé de choisir comme colistière, mais elle ne figurait pas parmi les favorites.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Gouverneure du Rhode Island (2015 à mars 2021)
  • Trésorière générale de l'État (2011–2015)

L'ex-gouverneure du Rhode Island, le plus petit État américain, a fait du développement économique son principal cheval de bataille.

L'ancienne cadre d’une société à capital de risque aura un rôle déterminant pour restaurer les relations commerciales avec les partenaires économiques des États-Unis, mises à mal sous l'ère Trump. Elle hérite aussi d'autres dossiers complexes, comme la régulation des géants technologiques.

Des commentateurs conservateurs espéraient que Joe Biden ferait de cette politicienne centriste sa colistière. Sa réforme du régime des pensions l’a cependant rendue beaucoup moins populaire du côté des syndicats.

Selon un sondage récent, la présidente de l’Association des gouverneurs démocrates comptait parmi les gouverneurs les moins populaires du pays. Elle a démissionné le 2 mars, quelques heures après la confirmation de sa nomination par le Sénat.


SECRÉTAIRE AUX TRANSPORTS : PETE BUTTIGIEG (38 ans)

Pete Buttigieg s'adressant aux journalistes, devant le fond bleu disant « Bureau du président désigné », semble avoir un halo autour de la tête

Lors de l'annonce officielle de sa nomination, Pete Buttigieg a lui-même souligné la nature historique de la décision de Joe Biden.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

  • Maire de South Bend, en Indiana (2012–2020)
  • Officier du renseignement dans la réserve de la marine américaine (2009–2017)

Premier candidat ouvertement gai à briguer sérieusement la présidence, en 2019-2020, il est aussi la première personne de la communauté LGBTQ à siéger au Cabinet après une confirmation de sa nomination au Sénat. Ce fils d'un immigrant maltais est l'un des plus jeunes secrétaires de l'histoire.

Sa présence au sein du Cabinet Biden était largement prévisible. Envoyé en Afghanistan en 2014, lorsqu'il était réserviste de la marine et maire, le vétéran était cependant pressenti pour diriger le département des Anciens Combattants. Selon les médias, le jeune politicien, qui parle huit langues, aurait pour sa part souhaité le poste d'ambassadeur à l'ONU.

Son rôle dans le développement des infrastructures, axé autour de la création d'emplois et de la lutte contre les changements climatiques, sera primordial pour la mise en œuvre des priorités de Joe Biden.

Surnommé maire Pete, il a contribué à la revitalisation de South Bend, une ville manufacturière de 100 000 habitants.


SECRÉTAIRE À L'ÉNERGIE : JENNIFER GRANHOLM (61 ans)

Jennifer Granholm, devant un écran bleu, prend la parole devant des reporters.

Jennifer Granholm deviendrait la première personne née au Canada à être membre d'un Cabinet américain.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

  • Gouverneure du Michigan (2003–2011)
  • Procureure générale du Michigan (1999–2003)

La mission du département de l'Énergie est en majeure partie axée sur l'énergie nucléaire. Mais le choix de Jennifer Granholm, reconnue pour son engagement en faveur des énergies renouvelables et du développement des véhicules électriques, signale les intentions de Joe Biden.

L'ex-gouverneure du Michigan, cœur de l'industrie automobile américaine, a géré la réponse de son État à la crise financière de 2008. Elle a aussi collaboré avec l'administration Obama pour sauver l'industrie automobile américaine, plus particulièrement avec Joe Biden, joueur clé du plan de relance économique.

Née à Vancouver, elle sera la première membre de Cabinet d'origine canadienne.


SECRÉTAIRE À L'ÉDUCATION : MIGUEL CARDONA (45 ans)

Miguel Cardona prend la parole devant des microphones.

Miguel Cardona a fait carrière dans le système public d'éducation.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

  • Commissaire à l'éducation du Connecticut (2019 à aujourd'hui)
  • Professeur adjoint en éducation à l'Université du Connecticut (2015–2019)

Joe Biden avait fait de l'expérience au sein du système public d'éducation un critère de sélection. Après un parcours scolaire et universitaire dans le réseau public, Miguel Cardona a travaillé dans le système public, notamment comme enseignant au primaire, directeur d'école, puis professeur adjoint dans une université.

Celui qui prend les rênes du département de l'Éducation en pleine pandémie a plaidé pour la réouverture des écoles.

Fils de Portoricains, Miguel Cardona avait notamment le soutien du caucus hispanophone du Congrès et des syndicats de son État.


SECRÉTAIRE AU TRAVAIL : MARTY WALSH (53 ans)

Marty Walsh s'adressant aux journalistes.

Joe Biden a dit avoir « sérieusement envisagé » la candidature du sénateur Bernie Sanders pour le poste de secrétaire au Travail, mais la composition du Sénat l'a finalement aidé à fixer son choix sur Marty Walsh, a-t-il dit.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Maire de Boston (2014 à aujourd'hui)
  • Représentant à l'Assemblée législative du Massachusetts (1997–2014)

Fils d'immigrants irlandais, Martin Walsh hérite du département du Travail à une période charnière de l'économie américaine, 11 millions d'Américains étant toujours sans emploi. Il sera notamment responsable des conditions de travail dans les entreprises.

Les syndicats se sont réjouis de la nomination de celui qui serait le premier secrétaire du Travail avec une expérience de dirigeant syndical en près de 50 ans.

Partisan du salaire minimum à 15 $, il compte à son actif plusieurs réalisations progressistes, par exemple en matière de logements abordables ou de gratuité scolaire pour des étudiants à faible revenu dans les écoles publiques.

Sobre depuis 25 ans et soucieux, disent les médias, d'aider les personnes aux prises avec des dépendances, il a attiré l'attention lors de la convention démocrate de 2016 en amorçant son discours par ces mots : Bonsoir. Je m'appelle Marty Walsh, et je suis alcoolique.


SECRÉTAIRE AU LOGEMENT ET AU DÉVELOPPEMENT URBAIN : MARCIA FUDGE (68 ans)

Marcia Fudge, portant des lunettes et un collier de perles, s'adresse aux médias.

Marcia Fudge était davantage vue au département de l'Agriculture.

Photo : Reuters / MIKE SEGAR

  • Représentante d'un district de l'Ohio (2009 à aujourd'hui)
  • Mairesse de Warrensville Heights, en banlieue de Cleveland (2000–2008)

Celle qui lorgnait le département de l'Agriculture a déploré en entrevue le fait que la personne noire hérite toujours du département du Travail ou de celui du Logement et du Développement urbain (HUD)... tout juste avant d'être nommée à la tête du deuxième.

Membre du Comité de la Chambre des représentants sur l'agriculture, elle semblait d'ailleurs l'une des candidates les plus sérieuses pour diriger le département de l'Agriculture.

L'ancienne présidente du caucus noir du Congrès est connue pour son travail en faveur des droits civiques et des pratiques de travail équitables. Elle serait la première femme à la tête du HUD en plus de 40 ans.


SECRÉTAIRE À L’AGRICULTURE : TOM VILSACK (70 ans)

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Tom Vilsack a déjà été secrétaire à l'Agriculture.

Photo : Reuters / MIKE SEGAR

  • Secrétaire de l'Agriculture dans le Cabinet Obama (2009–2017)
  • Gouverneur de l'Iowa (1999–2007)

Vétéran de la politique, l'ex-collègue de Joe Biden a repris le rôle qu'il a joué pendant huit ans dans l'administration Obama, au grand dam de progressistes qui auraient préféré un renouveau.

Les détracteurs de M. Vilsack, directeur général du Conseil américain des exportations de produits laitiers depuis 2017, disent qu'il est trop près du lobby agricole et des grands producteurs fermiers.

Selon NPR, sa candidature s'est toutefois imposée comme un compromis à l'issue d'une lutte entre deux ailes rivales du Parti démocrate, l'une appuyant une vision traditionnelle du rôle du département, l'autre prônant une réforme autour des programmes contre la faim et de la lutte contre les changements climatiques.


SECRÉTAIRE AUX ANCIENS COMBATTANTS : DENIS MCDONOUGH (51 ans)

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Denis McDonough n'est pas un ancien combattant.

Photo : Reuters / MIKE SEGAR

  • Chef de cabinet de la Maison-Blanche sous Barack Obama (2013–2017)
  • Conseiller à la sécurité nationale adjoint (2010–2013)

Pendant la présidence Obama, il a assumé plusieurs rôles au sein du Conseil de sécurité, dont celui de chef de cabinet par intérim.

Sa nomination comme numéro un du département des Anciens Combattants, qui à une exception près a toujours été dirigé par un ancien militaire, a déçu des groupes de vétérans.

L'équipe Biden insiste sur le fait qu'il a régulièrement rencontré des militaires au Centre médical militaire national Walter Reed ainsi qu'en Irak et en Afghanistan. Il connaît bien les leviers gouvernementaux et sait gérer les obstacles bureaucratiques, souvent montrés du doigt dans ce département, fait-elle aussi remarquer.


DIRECTRICE DU RENSEIGNEMENT NATIONAL : AVRIL HAINES (51 ans)

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Avril Haines a été la première femme à assumer le rôle de conseillère adjointe à la sécurité nationale et aussi la première femme directrice adjointe de la CIA.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

  • Conseillère adjointe à la sécurité nationale (2015–2017)
  • Directrice adjointe de la CIA (2013–2015)

Après avoir été la première femme directrice adjointe de l'Agence centrale du renseignement (CIA), elle est devenue la première à la tête du Renseignement national (DNI), où elle a été coordonnatrice de 17 agences de renseignement américaines.

Elle a commencé à servir dans l'administration Obama en 2010 en tant que conseillère juridique du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Diplômée en physique et en droit, elle était conseillère juridique adjointe du Comité des affaires étrangères du Sénat lorsque Joe Biden en était le président.


ADMINISTRATEUR DE L'AGENCE DE PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT : MICHAEL REGAN (44 ans)

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Michael Regan a déjà travaillé à l'EPA.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

  • Secrétaire du département de la Qualité environnementale de la Caroline du Nord (2017 à aujourd'hui)
  • Vice-président pour les énergies propres et directeur régional de l'Environmental Defense Fund (2008–2016)

Expert en qualité de l'air, il a travaillé une dizaine d'années à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) dans les administrations de George W. Bush et de Bill Clinton.

Dans son poste actuel, M. Regan s'est illustré par la conclusion d'une entente de plusieurs milliards de dollars avec la société énergétique Duke Energy pour le nettoyage des cendres de charbon et il a créé un conseil consultatif sur la justice environnementale.

M. Regan jouerait évidemment un rôle central dans la concrétisation du programme environnemental de Joe Biden, qui en plus d'avoir promis de lutter contre les changements climatiques et d'adopter des énergies vertes, s'est engagé à lutter contre le racisme environnemental.


PRÉSIDENTE DU CONSEIL DES CONSEILLERS ÉCONOMIQUES DU PRÉSIDENT : CECILIA ROUSE (57 ans)

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Cecilia Rouse serait la première Afro-Américaine à la tête du Conseil des conseillers économiques du président.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

  • Doyenne de l'École des affaires publiques et internationales de l'Université de Princeton (2012 à aujourd'hui)
  • Membre du Conseil des conseillers économiques (2009–2011)

Elle est la première Afro-Américaine à occuper ce poste. En plus d'avoir déjà fait partie du Conseil qu'elle est appelée à diriger, l'économiste de Princeton a également œuvré au sein du Conseil économique national dans l'administration Clinton.

Spécialisée en économie du travail et de l'éducation, l'universitaire a déjà insisté sur l'urgence de la réponse économique gouvernementale à la pandémie.

Joe Biden entend redonner à ce poste le statut de membre du Cabinet que lui avait retiré Donald Trump.


REPRÉSENTANTE AU COMMERCE : KATHERINE TAI (46 ans)

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Lors de l'annonce officielle de sa nomination, Katherine Tai s'est dite heureuse de défendre les travailleurs américains et leurs intérêts.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Conseillère, puis conseillère juridique principale du Comité des voies et moyens en matière de commerce (2014–2017, 2017 à aujourd'hui)
  • Conseillère en chef pour l'application des règles commerciales avec la Chine au sein du bureau de l'avocat général du bureau du représentant américain au Commerce (USTR) (2007–2014)

Spécialisée dans les questions de libre-échange, l'avocate aux origines taïwanaises a occupé diverses fonctions au sein de l'USTR, avec une expertise particulière dans les relations commerciales avec la Chine.

Considérée comme une habile négociatrice, elle a joué un rôle crucial dans les améliorations apportées à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), entré en vigueur l'été dernier. Après la conclusion de l'entente entre les trois pays, les démocrates avaient réussi à inclure des dispositions plus strictes en matière de travail et d'environnement.

Mme Tai, qui parle le mandarin, deviendrait la première Américaine d'origine asiatique et la première femme issue d'une minorité visible à ce poste.


ADMINISTRATRICE DE L'AGENCE RESPONSABLE DES PETITES ENTREPRISES (SBA) : ISABEL GUZMAN (49 ans)

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Isabel Guzman pourrait diriger l'agence fédérale au sein de laquelle elle a déjà travaillé.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Directrice du Protecteur des petites entreprises au sein du bureau du gouverneur de la Californie (2019 à aujourd'hui)
  • Conseillère auprès d'entreprises émergentes (2017–2019)

Dans son poste actuel, Isabel Guzman aide à coordonner le plan de relance économique de son État dans la foulée de la pandémie. Elle a été entrepreneure, a déjà travaillé dans une banque commerciale et a conseillé des entreprises en démarrage.

Celle qui a déjà œuvré au sein de la SBA à titre de conseillère et chef de cabinet adjointe pendant les années Obama gérerait entre autres le programme de prêts aux petites entreprises, particulièrement crucial en cette période liée à la crise de COVID-19.


AMBASSADRICE DES ÉTATS-UNIS À L'ONU : LINDA THOMAS-GREENFIELD (68 ans)

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Linda Thomas-Greenfield a œuvré au sein de la diplomatie américaine pendant 35 ans.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

  • Secrétaire d'État adjointe du Bureau des Affaires africaines au département d'État (2013–2017)
  • Directrice générale du service diplomatique et directrice des ressources humaines du département d'État (2012-2013)

Diplomate de carrière, elle a représenté les États-Unis sur quatre continents pendant 35 ans avant d'être poussée vers la sortie par l'administration Trump. Plusieurs responsables du département d'État interviewés par ABC News l'ont décrite comme une mentore.

Se distinguant de son prédécesseur, Joe Biden a indiqué que le poste d'ambassadeur à l'ONU serait de nouveau assorti du statut de membre du Cabinet.


CONSEILLER DU PRÉSIDENT EN MATIÈRE DE SCIENCE : ERIC LANDER (63 ans)

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Eric Lander est un scientifique reconnu dont le travail a été récompensé par plusieurs prix.

Photo : AP / Matt Slocum

  • Président et directeur du Broad Institute, qu’il a fondé en 2004
  • Coprésident du Conseil des conseillers du président sur la science et la technologie (PCAST) (2009-2017)

Joe Biden a nommé à la tête du Bureau de la politique scientifique et technologique (OSTP) celui qui a été le conseiller scientifique principal de Barack Obama.

Professeur de biologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et à l’école de médecine de l’Université Harvard, il dirige un centre de recherche médicale réputé, partenaire des deux établissements.

Mathématicien, biologiste moléculaire et généticien reconnu, Eric Lander a contribué au vaste projet de séquençage du génome humain.

Ses prédécesseurs étaient traditionnellement des physiciens dont le rôle était centré sur la technologie nucléaire, mais la COVID-19 a visiblement dicté la décision de Joe Biden. Signe de l’importance qu’entend accorder le nouveau président à la science, c’est la première fois que le titulaire de ce poste siégera au Cabinet.


CHEF DE CABINET : RON KLAIN (59 ans)

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Ron Klain est un collaborateur de Joe Biden depuis trois décennies.

Photo : Getty Images / NICHOLAS KAMM/AFP

  • Chef de cabinet des vice-présidents Al Gore (1995–1999) et Joe Biden (2009–2011)
  • Coordonnateur de la réponse de la Maison-Blanche au virus Ebola (2014–2015)

Vétéran des cercles démocrates, il a conseillé plusieurs élus. Avocat et ancien lobbyiste, il a œuvré dans les trois branches du gouvernement fédéral et maîtrise les rouages tant du Congrès que de la Maison-Blanche.

La nomination de Ron Klain, dont l'expérience dans la lutte contre l'Ebola sera stratégique, a été applaudie autant par les progressistes que par les modérés du Parti démocrate.

Collaborateur de longue date de Joe Biden, il a été à ses côtés lorsqu’il était sénateur, puis vice-président, l’aidant par exemple à piloter la reprise économique qui a suivi la crise de 2008, avant d’être un conseiller clé de sa dernière campagne présidentielle.

Généralement vu comme le gardien qui contrôle l’accès au président, le chef de cabinet élabore la stratégie politique et législative du président et assure souvent la liaison avec le Capitole lors des négociations liées aux projets de loi.


D'AUTRES COLLABORATEURS

Le président est entouré de plusieurs personnes qui n'ont pas le statut de membre de Cabinet (et ne nécessitent pas l'approbation du Sénat), mais qui n'en joueront pas moins un rôle essentiel. En voici quelques-unes :

PORTE-PAROLE DE LA MAISON-BLANCHE : JEN PSAKI (42 ans)

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Jen Psaki a servi dans l'administration de Barack Obama.

Photo : Getty Images / NICHOLAS KAMM/AFP

  • Directrice des communications de la Maison-Blanche (2009–2011, 2015–2017)
  • Porte-parole du département d'État (2013–2015)

Membre de l'équipe de transition de Joe Biden, elle a joué plusieurs rôles liés aux communications dans l'administration Obama en plus de participer à plusieurs campagnes présidentielles démocrates.

Celle qui sera la voix et le visage de la Maison-Blanche auprès des journalistes travaillera au sein d'une équipe des communications où les postes clés seront tous occupés par des femmes, une première.


CONSEILLER À LA SÉCURITÉ NATIONALE : JAKE SULLIVAN (44 ans)

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Jake Sullivan a été conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden lorsque ce dernier était vice-président.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

  • Conseiller à la sécurité nationale du vice-président Joe Biden (2013–2014)
  • Directeur de la planification des politiques du département d'État (2011–2013)

Diplômé en sciences politiques, en études internationales et en droit, il a collaboré aux deux campagnes présidentielles de Hillary Clinton et à celle de Barack Obama.

Après avoir servi au sein du département d'État sous Hillary Clinton, il a travaillé dans le cabinet de Joe Biden, alors vice-président. Il a notamment participé aux négociations ayant mené, en 2015, à l'accord sur le programme nucléaire iranien, dont se sont retirés les États-Unis de Donald Trump.


ÉMISSAIRE SPÉCIAL DU PRÉSIDENT POUR LE CLIMAT : JOHN KERRY (76 ans)

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John Kerry a été secrétaire d'État dans l'administration Obama.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

  • Secrétaire d'État dans le Cabinet Obama (2013–2017)
  • Sénateur du Massachusetts (1985–2013)

Vétéran médaillé de la guerre du Vietnam, le candidat démocrate à la présidence de 2004 affiche une longue feuille de route politique.

L'ancien chef de la diplomatie américaine a entre autres aidé à négocier l'Accord de Paris sur le climat, puis l'a signé au nom des États-Unis, en 2015, avant que Donald Trump ne renie la signature de son pays.

Signe de l'importance que revêt l'enjeu environnemental pour Joe Biden, c'est la première fois que le Conseil de sécurité nationale inclura un responsable dont le rôle est entièrement consacré à la lutte contre les changements climatiques.


DIRECTEUR DE LA CIA : WILLIAMS BURNS (64 ans)

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William Burns a une longue feuille de route au département d'État.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

  • Directeur de la Fondation Carnegie pour la paix internationale (2015 à aujourd'hui)
  • Directeur adjoint du département d'État (2011–2014)

Joe Biden a choisi un diplomate de carrière pour diriger l'agence centrale de renseignement américaine, symbole de la divergence de vision avec son prédécesseur.

Diplomate pendant 33 ans, William Burns figurait parmi les candidats au poste de secrétaire d'État. Il a servi cinq présidents américains, du républicain Ronald Reagan au démocrate Barack Obama. Il a notamment été ambassadeur des États-Unis en Russie, de 2005 à 2008.

Il a reçu plusieurs honneurs présidentiels ainsi que les plus hautes distinctions civiles du Pentagone et de la communauté du renseignement américaine. Après sa retraite du corps diplomatique en 2014, il a pris la tête d'un groupe de réflexion sur les relations internationales.

Il serait le premier diplomate de carrière à diriger la CIA. Si Donald Trump avait accordé aux titulaires de ce poste le statut de membre de Cabinet, ce ne sera pas le cas sous Joe Biden.


DIRECTRICE DU CONSEIL DE POLITIQUE INTÉRIEURE : SUSAN RICE (56 ans)

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Le fait que Joe Biden ait recruté Susan Rice parmi ses collaborateurs ne constitue pas une surprise, mais son expertise en politique étrangère laissait présager d'autres responsabilités.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

  • Conseillère à la sécurité nationale de la Maison-Blanche (2013–2017)
  • Ambassadrice à l'ONU (2009–2013)

Davantage perçue comme secrétaire d'État potentielle, l'ex-diplomate sera plutôt chargée de superviser une grande partie du programme politique du 46e président américain.

Très critiquée par les républicains, elle aurait eu de la difficulté à franchir l'épreuve du Sénat. Ses propos initiaux après l'attentat de 2012 contre le consulat américain à Benghazi, en Libye, l'avaient ultimement privée du poste de secrétaire d’État. Elle avait d'abord accrédité la thèse d'une manifestation spontanée ayant dégénéré.

L'ancienne collègue de Joe Biden qui a aussi servi dans l'administration Clinton figurait sur la liste de ses colistières possibles.


CANDIDATURES RETIRÉES OU REJETÉES

DIRECTRICE DU BUREAU DE LA GESTION ET DU BUDGET (OMB) : NEERA TANDEN (50 ans)

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Lorsqu'elle a été présentée par Joe Biden, Neera Tanden, élevée dans une famille monoparentale qui a pu bénéficier d'aide alimentaire, a dit souhaiter que tous aient l'occasion de se sortir des conditions économiques difficiles, à l'instar de sa mère.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

  • PDG et présidente du Center for American Progress (2011 à aujourd'hui)
  • Conseillère de la secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Kathleen Sebelius (2009–2010)

Neera Tanden possède des décennies d'expérience dans l'élaboration de politiques, notamment dans l'administration Clinton, et elle figure parmi les architectes de l'Obamacare.

Elle a retiré sa candidature le 2 mars, mais Joe Biden a indiqué qu'elle jouerait tout de même un rôle dans son administration.

Fille d'immigrants indiens, elle aurait été la première femme d'une minorité ethnique à la tête de l'OMB et l'une des rares femmes à l'avoir dirigé.

Mais ses tweets cinglants contre certains sénateurs républicains jetaient un sérieux doute sur la confirmation de sa nomination, qui était la plus controversée du Cabinet Biden. La conseillère de longue date d'Hillary Clinton, aux commandes d'un groupe de réflexion de centre-gauche, a aussi souvent croisé le fer sur Twitter avec le camp et les partisans de Bernie Sanders.

Avec les informations de Associated Press, New York Times, Washington Post, Politico, et AFP

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