•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

65 Québécois testeront un vaccin contre la COVID-19 dès la mi-décembre

Une seringue et un vaccin se font manipuler en laboratoire.

Après avoir obtenu des résultats positifs, Médicago et GSK lancent les essais cliniques de phase 2 et 3 du candidat-vaccin contre la Covid-19.

Photo : iStock

Quelque 65 résidents de la région de Québec pourraient être vaccinés à partir du 13 décembre contre la COVID-19. Ils font partie des personnes qui testeront le vaccin de la pharmaceutique québécoise Medicago.

Le CHU de Québec fait partie des 15 organismes, dont 10 sont au Canada et 5 aux États-Unis, qui participent à la phase deux de l’essai clinique du vaccin contre la COVID-19. Le Centre universitaire de santé McGill ainsi que quelques cliniques privées de la province font également partie des organismes participants. En tout, ce sont 600 personnes qui participeront à l’étude.

On fait surtout des phases deux, où on va regarder la sécurité du vaccin et la réponse immunitaire, explique le responsable du projet et chercheur clinicien au centre de recherche du CHU de Québec, le Dr Marc Dionne.

Marc Dionne.

Le Dr Marc Dionne est responsable du projet au CHU de Québec.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Le CHU doit régler certains détails d'ici là, dont le contrat avec Medicago, mais les essais pourraient commencer dès la semaine prochaine.

Un vaccin placebo sera utilisé à titre comparatif, avec un ratio de cinq vaccins pour un placebo. Marc Dionne affirme qu’il ne saura pas lui-même quels sont les participants qui recevront le placebo. La vaccination se fera dans des locaux de l’Hôpital Saint-François d'Assise.

Lors de la phase trois de l’essai clinique, Medicago devrait recruter des dizaines de milliers de participants partout à travers le monde, selon le Dr Dionne.

Campagne de recrutement

L’équipe qui gère l’étude effectue présentement du recrutement pour trouver les 65 participants.

Des personnes ayant déjà participé à des essais du Dr Dionne ont été contactées dans les derniers jours pour sonder leur intérêt à prendre part à l’essai clinique. Déjà plus d’une centaine de personnes ont indiqué être intéressées.

Le chercheur est à la recherche de personnes en bonne santé âgées de 18 ans ou plus. Un montant forfaitaire sera offert aux personnes sélectionnées.

La semaine prochaine, l’équipe commencera à vérifier l’admissibilité des personnes volontaires. On doit s’assurer que les gens répondent aux critères d’inclusion dans l’étude, explique le Dr Dionne. Ça implique une prise de sang, ça implique une évaluation médicale.

Long suivi

Les participants devront s’engager pour une année complète. Le suivi sera rigoureux puisque l’équipe de recherche les contactera toutes les semaines pour vérifier entre autres les effets secondaires du vaccin. Des prélèvements sanguins seront effectués à plusieurs reprises pour mesurer la réponse immunitaire.

C’est un engagement des participants qui n’est pas négligeable, affirme le chercheur.

Même si le suivi se prolongera pendant un an, Medicago pourra commencer à utiliser les données récoltées dans les premiers mois de la phase deux.

Québec, lieu idéal pour l’essai clinique

La prévalence du virus dans la région de la Capitale-Nationale est avantageuse pour l’étude, selon Marc Dionne. Il faut faire la démonstration que le vaccin fonctionne. Si dans les gens qui ont eu le placebo, personne n’a la maladie, on ne saura pas.

Il doute d’ailleurs que des collègues d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, qui participent également à la phase deux, puissent participer à la phase trois puisque le nombre de cas n’est pour l’instant pas assez élevé dans la province.

Avec les informations de Nicole Germain

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !