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Aéroport de Québec : 175 millions en pertes d'ici 5 ans

La plupart des avions sont cloués au sol à l'aéroport Jean-Lesage.

La plupart des avions sont cloués au sol à l'aéroport Jean-Lesage.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

L'aéroport international Jean-Lesage mettra du temps à se remettre de la pandémie de COVID-19 qui frappe la planète entière. De l'aveu de la direction, les pertes de revenus pourraient atteindre 175 millions d'ici 2025.

C'est dramatique, convient le président-directeur général de l'aéroport, Stéphane Poirier.

Après avoir vu 1,8 million de passagers transiter par Québec en 2019, l'aéroport Jean-Lesage (YQB) se dirige vers un achalandage d'à peine 500 000 voyageurs en 2020.

Pour contrer la chute vertigineuse de ses revenus, l'administration portuaire a mis à pied le tiers de ses effectifs et réduit ses coûts fixes de 13 millions de dollars sur une base annuelle.

Malgré tout, YQB se dirige vers une perte opérationnelle de 45 millions pour l'exercice 2020-2021.

On a deux choix: on se roule en petite boule et on se laisse mourir ou on se relève les manches et on commence à travailler

Stéphane Poirier, PDG

Aux commandes de l'aéroport de Québec depuis 2019, Stéphane Poirier demeure optimiste de pouvoir renverser la vapeur.

Objectif: diversifier les revenus

Le premier constat du gestionnaire est évident : l'aéroport Jean-Lesage est beaucoup trop dépendant des vols de passagers et doit développer d'autres marchés.

Selon Stéphane Poirier, à l'heure actuelle, les deux aéroports de Montréal accaparent à eux seuls 96 % du transport aérien de marchandises au Québec.

Faute d'infrastructures adéquates, la Capitale-Nationale doit se contenter des miettes, soit environ un pour cent.

On pourrait doubler ou même quadrupler ce volume-là au cours des dix prochaines années, estime M. Poirier.

Un nouveau terminal pour la gestion des marchandises devrait cependant être bâti. L'administration aéroportuaire évalue le projet à 25 millions de dollars et demande à Ottawa d'en financer la moitié.

Il y a beaucoup d'écoute, mais il n'y a pas d'action, déplore Stéphane Poirier au sujet des discussions en cours avec le fédéral.

Nouveau parc aéroportuaire

L'aéroport souhaite aussi mettre en valeur plus d'un million de mètres carrés de terrains qui lui appartiennent, mais qui doivent être reliés aux infrastructures municipales d'égout et d'aqueduc.

La vision de l'administration aéroportuaire est d'attirer des entreprises qui sont susceptibles de faire transporter leurs marchandises par avion.

Au total, le projet est évalué à 70 millions de dollars. L'aéroport sollicite 10 millions de dollars des paliers de gouvernement supérieurs pour lancer la première phase.

Attirer les voyageurs

Stéphane Poirier affirme avoir entendu les critiques des voyageurs ces dernières années qui déploraient les coûts de stationnement trop élevés de l'aéroport Jean-Lesage.

Afin de convaincre un plus grand nombre de personnes de choisir Québec comme point de départ pour voyager, une nouvelle grille tarifaire sera dévoilée pour les stationnements long terme.

Aussi, des incitatifs seront offerts dans différentes agences de voyages pour mousser la vente de forfaits à départ de Québec.

Ce n'est pas normalement le rôle d'un aéroport de faire ça, mais on juge que c'est crucial.

L'aéroport de Québec promet de dévoiler les détails de ces nouvelles mesures dès que la pandémie sera contenue.

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