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69 cas de COVID-19 au Manoir Sully dans Vanier

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Photos manoir Sully à Vanier

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

La résidence privée pour aînés (RPA) Manoir Sully, dans Vanier, fait face à une importante éclosion de cas de COVID-19. Au total, ce sont 69 résidents qui sont infectés.

L’établissement a procédé à un dépistage massif des résidents et employés dimanche. Ce qui explique la hausse rapide des nouveaux cas, alors que le Manoir Sully ne comptabilisait que trois résidents infectés lundi.

Pour le moment, le plus récent bilan fait état de 5 employés de la résidence qui ont été infectés.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale est arrivé en renfort pour accompagner la RPA afin de gérer la crise. D’ailleurs, selon les données du gouvernement, la résidence fait partie des 21 RPA du Québec où la situation est jugée critique puisque plus de 25 % des résidents ont contracté le virus.

Dans un communiqué, le Manoir Sully, dirigé par les Résidences des Bâtisseurs, indique avoir rapidement réagi dès le premier cas. Les quelque 300 résidents sont donc confinés dans leurs appartements et les repas sont distribués dans les couloirs, par les employés. Les propriétaires ont décliné nos demandes d'entrevue.

Plan rapproché de Line Caro. Elle porte un chandail noir, des lunettes, des lunettes de protection contre les virus, également

Line Caron est préposée aux bénéficiaires au Manoir Sully

Photo : Radio-Canada

C’est déprimant

Line Caron est préposée aux bénéficiaires au Manoir Sully. Sa mère y est aussi résidente. Elle sent que le moral des gens est à son plus bas. Ils sont déprimés de ne pas pouvoir sortir et c’est comme ça pour tout le monde, souligne-t-elle.

Mme Caron dit ne pas savoir comment la COVID-19 est entrée dans les murs de la résidence. C’est dommage parce que ça allait bien depuis le début, on était épargné.

Elle conseille fortement à sa mère, qui n'est pas infectée, et aux autres résidents de toujours respecter les consignes, de rester dans leur appartement et de mettre un masque lorsqu’un employé cogne à la porte. C’est vraiment quelque chose, je ne pensais pas vivre ça, poursuit-elle.

Même chose pour une autre résidente qui a obtenu son test négatif de la COVID-19. Nous avons parlé avec le CIUSSS, et j’ai la permission de partir. Je vais aller chez mes enfants, explique Véronique Beaumont. La seule condition, c’est qu’elle ne peut pas revenir chez elle avant la fin officielle de l’éclosion.

Plan rapproché de Véronique Beaumont devant une voiture, elle porte u manteau, un chapeau et un masque

Véronique Beaumont a reçu un test négatif de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Nadine Gagnon a appris mardi soir, en regardant les nouvelles, que la résidence de sa mère était touchée par la COVID-19. Alors, je viens la voir aujourd’hui en faisant mon jogging, durant ma pause. Je voulais lui parler. Elle s’ennuie, c’est normal.

Sa mère Francine Lapointe a aussi eu un résultat de test négatif. Mais là, avec l’éclosion, on pensait peut-être venir la chercher pour Noël. Mais de toute façon, ça risque de changer pour le temps des Fêtes. Finalement, elle va sans doute devoir rester ici, précise Mme Gagnon.

Une femme debout devant un immeuble à appartement, regarde sa mère sur un des balcons à l'extérieur

Nadine Gagnon discute avec sa mère, installée sur son balcon, à la résidence Manoir Sully.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Legault annoncera le 11 décembre si les rassemblements familiaux sont permis durant les Fêtes. Dans tous les cas, les résidences en situation d’éclosion à Noël risquent de ne pas pouvoir laisser sortir les résidents, peu importe la décision rendue la semaine prochaine.

Depuis le 6 octobre, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) recommande une période de 14 jours sans nouveau cas de COVID-19 avant de lever une éclosion dans un milieu. Avant, il fallait attendre 28 jours.

Un sommet en Chaudière-Appalaches

Du côté des bilans quotidiens sur la Rive-Sud et la Rive-Nord, la situation ne s'améliore pas.

Jamais Chaudière-Appalaches n'a enregistré un bilan quotidien aussi élevé lors de la deuxième vague. Une augmentation de 130 cas est observée mercredi.

Un total de 5529 personnes ont donc été infectées depuis mars dans cette région.

Pendant ce temps, dans la Capitale-Nationale, ce sont 186 cas qui s'ajoutent au cours des dernières 24 heures. La dernière fois que le bilan frôlait les 200 nouveaux cas, c'était le 21 octobre. Un total de 12 083 cas ont été confirmés depuis le début de la pandémie.

Du côté des décès liés à la COVID-19, 9 décès ont été confirmés mercredi dans la Capitale-Nationale ainsi que 2 décès en Chaudière-Appalaches.

Avec la collaboration de Pascal Poinlane et Hadi Hassin

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