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Le RTC termine l’année sans déficit grâce à l’aide gouvernementale

Les pertes financières en 2020 représentent toutefois 44,6 millions de dollars.

Un bus du RTC sur lequel il est écrit Ça va bien aller

Le RTC est un service essentiel durant la crise sanitaire, selon le gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Malgré une année 2020 qui « a frappé de plein fouet » le transport en commun en raison de la crise sanitaire, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) confirme qu’il ne sera pas déficitaire à la fin de l’année et qu’il soumet un budget 2021 équilibré.

La diminution flagrante de l’achalandage dans les autobus dès le mois de mars a engendré des pertes de revenus en provenance des usagers d'environ 33,4 millions de dollars. Au total, le RTC enregistre des pertes de 44,6 millions de dollars en 2020.

Quand la pandémie est arrivée, on a été frappé de plein fouet, fait valoir le président du RTC, Rémy Normand. Nous avions donc un manque à gagner de 27 millions de dollars, comme on l'avait prévu il y a quelques mois.

Finalement, le Programme d’aide d’urgence au transport collectif des personnes permettra au réseau de transport d’aller chercher ces 27 millions manquants.

On a déjà 24 millions entrés dans nos coffres et on a une assurance qui va nous permettre de finir l’année sans déficit.

Rémy Normand
Rémy Normand en conférence de presse, installé devant un micro, un sapin de Noël à l'arrière

Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, M. Normand indique que le programme s’échelonne jusqu’en 2022. Ainsi, un montant de 26 millions de dollars est prévu l’an prochain pour aider le RTC à se remettre de la crise.

De plus, le montant des revenus provenant des usagers devrait augmenter de 16,3 % en 2021, selon les prévisions indiquées au budget dévoilé mercredi matin.

Notre plus grand défi sera de regagner l’achalandage perdu en 2021, confirme le président du RTC.

Chute de l’achalandage de 60 % durant la 2e vague

Le premier confinement a fait mal au RTC. Un sommet a été atteint lorsque l’achalandage a chuté de 85 % en avril, en comparaison avec les données du même mois en 2019. La reprise des activités à l’été a été concluante pour le réseau de transport qui a retrouvé une partie de ses usagers.

Mais dès le début du mois d’octobre, lorsque la Capitale-Nationale a basculé en zone rouge en raison de la pandémie, la chute de l’achalandage était de 60 %, souligne M. Normand. Au total, en 2020, le RTC encaisse une diminution de 45 % des déplacements effectués sur les différents parcours, par rapport à 2019.

Pour retrouver les clients 2021, le RTC mise sur l’assurance que les véhicules seront sécuritaires pour les usagers et les chauffeurs. Rémy Normand parle aussi de bonifier des parcours, notamment dans Beauport, et améliorer le parcours 807 sur le chemin Sainte-Foy.

Finalement, le RTC souhaite poursuivre le développement de projets en mobilité intégré. Le président du réseau donne comme exemple l’arrivée des vélos à assistance électrique offerts en libre-service.

Des vélos stationnés dans une station libre-service.

Voici de quoi pourraient avoir l'air les stations du service àVélo du RTC.

Photo : Courtoisie / RTC Québec

Le directeur général du réseau, Alain Mercier, précise qu’il a été possible d'effectuer des économies de 17 millions de dollars en 2020, en diminuant les services et en faisant certains choix sur le plan des ressources humaines, mais sans de congédiement.

Le RTC étant jugé comme service essentiel par le gouvernement durant la crise, il devait par contre continuer à offrir des parcours qui répondent aux besoins de la population.

150 nouveaux véhicules

Les investissements du RTC étaient au ralenti en 2020, pour des raisons évidentes. Le directeur général a cependant précisé que le réseau procède à l'acquisition de 150 nouveaux véhicules hybrides de 12 mètres. Ça va rajeunir la flotte, affirme M. Mercier.

D'ici la fin décembre, le RTC prévoit recevoir 36 des 150 nouveaux véhicules. Les autres seront livrés en 2021.

Le RTC a également mis la main sur un nouvel entrepôt dans le parc industriel Frontenac, dans le secteur Duberger–Les Saules. Ce qui représente un investissement de 32,5 millions de dollars.

Midibus

Le directeur général du RTC a dû une fois de plus défendre l'acquisition de midibus. Ces véhicules hybrides plus petits ont connu plusieurs problèmes depuis leur mise en service l'an dernier. Rien d'anormal, selon Alain Mercier.

Il souligne qu'il faut quelques années avant qu'une nouvelle flotte de véhicules soit performante, peu importe le fournisseur.

La liste de bris n'est pas différente des autres types de véhicules de notre parc, affirme-t-il. Ça fait partie de notre quotidien. C'est le rôle de nos employés d'entretien de corriger les défaillances indépendamment du fournisseur.

La performance des midibus s'améliore selon le directeur général. Ils parviennent à parcourir plus de kilomètres avant de subir une panne ou une défaillance.

L'important, c'est que les usagers n'y voient que du feu, estime M. Mercier.

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