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Des fermiers de l’Î.-P.-É. insatisfaits d’un rapport sur les puits d'irrigation

Une pompe arrose un champ.

La suspension des puits d’irrigation à grande capacité est revenue sur la table de discussions, à l'Assemblée législative de l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Radio-Canada

Un rapport sur le moratoire imposé aux puits d’irrigation à grande capacité suscite l’insatisfaction des agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le document présenté vendredi par le comité législatif permanent sur les ressources naturelles et la durabilité environnementale recommande au gouvernement provincial d'étendre la suspension de ces puits d’irrigation à d'autres secteurs de l'économie.

Néanmoins, les fermiers font pression depuis des années pour que les autorités lèvent définitivement cette interdiction.

Depuis 2002, les agriculteurs de l'île n’ont pas le droit de creuser des puits d’irrigation à grande capacité dans la province. Le but du moratoire est de protéger la nappe phréatique de l’île.

Le directeur général à la Fédération de l’agriculture de l’île, Robert Godfrey.

Le directeur général à la Fédération de l’agriculture de l’île, Robert Godfrey, défend la réalisation de recherches sur l'impact environnemental des puits d'irrigation à grande capacité.

Photo :  CBC / Brittany Spencer

Pour le comité, l’Île-du-Prince-Édouard devrait imposer ce moratoire à tous les nouveaux puits de grande capacité qui ne sont pas réservés à un usage résidentiel.

Les députés souhaitent que cette extension puisse assurer davantage d'égalité entre les secteurs, car en ce moment, seul le secteur agricole est touché par la mesure.

Des demandes présentées par les fermiers

Pour le directeur général à la Fédération de l’agriculture de l’île, Robert Godfrey, la voix des fermiers n’a pas été entendue par le comité.

Nous pensons que nos demandes étaient raisonnables, mais cela a été ignoré .

Robert Godfrey, directeur général de la Fédération de l'agriculture de l'Île-du-Prince-Édouard

La fédération a demandé au gouvernement provincial d'approuver un projet de recherche mené par de chercheurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI).

Si approuvée, l’étude consiste à installer de nouveaux puits d’irrigation de grande capacité dans quatre fermes de l’île et à mesurer l’impact de leur utilisation sur les bassins versants locaux.

Selon la fédération, le projet de recherche n’a pas été considéré dans les recommandations du rapport.

Greg Donald, directeur général du conseil de la pomme de terre.

Greg Donald, directeur général du conseil de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard, plaide pour la création d'un comité qui travaillerait sur la mise en place d'une stratégie d'irrigation pour la province.

Photo :  CBC

Greg Donald, directeur général du Conseil de la pomme de terre, appuie la proposition d’étude. Selon lui, il est nécessaire de trouver les meilleures façons d’effectuer l’irrigation des terres agricoles.

 Le secteur de l’agriculture a besoin d’accès à l’eau pour l’irrigation des fermes, et il faut que ce soit fait de manière responsable.

Greg Donald, directeur général du Conseil de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard

La Fédération de l’agriculture de l’île souhaite aussi qu’un comité sur une stratégie d’irrigation soit créé en collaboration avec de membres du gouvernent et de l’industrie.

Pommes de terre dans un champ.

La production de pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard a connu une baisse de 8 % en 2018, selon Statistique Canada.

Photo : Getty Images / branex

Les étés chauds et secs à l’île

Selon Robert Godfrey, la sécheresse vécue en 2020 a presque atteint un niveau de crise dans les fermes de la province.

Les étés anormalement chauds et secs depuis les dernières années mettent à risque les récoltes, notamment la culture de la pomme de terre.

Première productrice de pommes de terre au pays, l’Île-du-Prince-Édouard a été forcée en 2018 d'importer des dizaines de milliers de tonnes de pommes de terre de l’Ouest canadien et des États-Unis pour ses usines de transformation, parce que les récoltes étaient inférieures à la normale.

Un gain pour la cause environnementale

Catherine O’Brien, présidente de la Coalition pour la protection de l’eau de l’Île-du-Prince-Édouard, estime que les recommandations du comité législatif devraient être célébrées et que le gouvernement devrait les mettre en œuvre immédiatement.

Mme O’Brien ajoute que la protection de l’eau de la province doit être la priorité et que les Insulaires doivent s’assurer qu’il y en aura suffisamment pour les générations futures.

La ministre de l’Environnement, Natalie Jameson, a déclaré que le ministère examine actuellement les recommandations du comité et le gouvernement a l’intention de promulguer la loi sur l’eau dès que possible.

La législation qui crée cette loi a été adoptée par l’Assemblée législative en décembre 2017, mais les règlements n’ont jamais été finalisés, ce qui signifie que les règles n’ont toujours pas force de loi.

Avec les renseignements de CBC

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