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Division à Sainte-Anne-de-la-Pérade au sujet de la pêche aux poulamons cet hiver

Cabanes sur la glace

La saison de pêche aux poulamons débute habituellement à la fin décembre, sur la rivière Sainte-Anne, en Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Radio-Canada

Des résidents de Sainte-Anne-de-la-Pérade sont inquiets face à l’accueil de visiteurs dans la municipalité durant la saison de pêche aux poulamons, alors que des commerçants souhaitent la tenue de cette populaire activité.

Des citoyens ont fait part de leur préoccupation aux élus municipaux qui ont décidé, à l'unanimité, de faire part de leur inconfort à l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. Le conseil municipal préfèrerait que la saison de pêche n'ait pas lieu.

[Les citoyens] sont très inquiets que ces gens-là se promènent dans les différents commerces de la place durant les six semaines que dure la pêche, a déclaré la mairesse Diane Aubut en entrevue à l’émission En direct.

Pour les pourvoyeurs et des commerçants, la pêche aux poulamons représente des revenus importants dont ils espèrent ne pas avoir à se priver en cette année déjà difficile.

Nous autres, l’automne c’est super bon, il y a des touristes, beaucoup d'Européens qui viennent ici. Là, on n’a vu personne, raconte François Girard, propriétaire du restaurant le Toit rouge.

Maurice Laganière, propriétaire de la quincaillerie, ajoute que ce serait très malheureux que la pêche n’ait pas lieu à Sainte-Anne-de-la-Pérade cette année. C’est un apport économique important pour la municipalité.

Quant au directeur de l’épicerie Métro, Michel Lemay, il estime être prêt pour recevoir les clients de manière sécuritaire, peu importe leur provenance.

La mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut, reconnaît que l’annulation de la pêche serait un coup dur pour l’économie dans la municipalité.

Au niveau du développement économique, c’est certain que pour l’ensemble des commerçants et des pourvoyeurs, c’est important, mais en temps de pandémie, on est dans la zone rouge, c’est très précaire, dit-elle.

La députée caquiste dans la circonscription de Champlain, Sonia LeBel, s'est positionnée en faveur de la tenue de la pêche aux petits poissons des chenaux.

En attente de la décision de la santé publique

L’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne a récemment présenté un plan sanitaire aux autorités de la santé publique en vue du début de la pêche qui se fait habituellement à la fin décembre ou début janvier.

Dans le plan présenté par l’association, l’accès serait limité à une famille de six personnes maximum par cabane. Cette mesure pourrait être en vigueur jusqu’au 11 janvier, après quoi l’association aimerait envisager des assouplissements si la situation le permet. Aussi, seuls les pêcheurs de la région seraient admis sur le site.

Je sais très bien qu’ils ont fait un plan qui est très bien fait, ça n’empêche pas que les citoyens ont quand même une crainte et ils la manifestent ouvertement, précise Diane Aubet. C’est la peur d’une éclosion qui les préoccupe, ajoute la mairesse.

Aucune décision n’a encore été rendue par la Santé publique. Les autorités régionales de la santé consultent les instances nationales à ce sujet.

Durant la pêche aux petits poissons des chenaux, environ 400 cabanes sont installées sur la rivière Sainte-Anne. Habituellement, jusqu'à 100 000 visiteurs viennent profiter de cette activité hivernale.

Avec des informations d'Amélie Desmarais

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