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Un cercueil déposé devant la maison du maire de Hamilton, la police enquête

Un cercueil devant le jardin d'une maison, la nuit.

Des manifestants du groupe « Defund the Police » ont déposé un cercueil devant la maison du maire Fred Eisenberger lundi soir. La police de Hamilton a ouvert une enquête.

Photo : CBC/Bobby Hristova

Radio-Canada

La police de Hamilton a ouvert une enquête mardi après que des manifestants réclamant la réduction du budget de la police eurent laissé un cercueil, lundi soir, devant le domicile du maire Fred Eisenberger.

Désormais, le maire espère que les agents les sanctionnent. C'est exagéré, inacceptable... Aller au domicile des élus, bouleverser la famille et les épouses, [ce] sont des mots de combat, mais il n'y a rien à combattre ici, a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique avec CBC tard lundi.

Cela fait suite à une manifestation d'une semaine qui a conduit des agents municipaux à démolir les tentes du groupe nommé Defund HPS (Réduisez le budget du Service de police de Hamilton, traduction libre) à l'extérieur de l'hôtel de ville de Hamilton et à distribuer des avis d'intrusion lundi matin après que les manifestants eurent occupé les lieux pendant sept jours.

Des agents ont des tentes dans leurs mains et les traînent sur le pavé.

Les agents de la Ville ont démantelé le camp lundi.

Photo : Radio-Canada / Dan Taekema/CBC News

Le cercueil a été laissé ouvert avec trois trousses de naloxone déposées sur un lit de fleurs.

Le groupe a déclaré qu'il symbolisait les personnes mortes à cause de l'itinérance et de la police. Ils ont récemment organisé une cérémonie dimanche dans le même but, à laquelle le maire n'a pas assisté.

Eisenberger a du sang sur les mains, a déclaré Rowa Mohamed, une manifestante de 26 ans, alors qu'elle se tenait devant la propriété du maire lundi soir.

Il n'a pas assisté à cette veillée, et nous lui avons donc apporté la veillée ici.

Les manifestants, au moins une douzaine d'entre eux, sont arrivés dans plusieurs véhicules près du domicile du maire peu avant 21 heures lundi.

Ils réclament des fonds pour loger les itinérants

Nous avons besoin de logements permanents et gratuits maintenant, a déclaré Mme Mohamed, lors d'un discours prononcé devant la maison de l'édile. Nous devons mettre fin aux services de police maintenant. Nous avons besoin de supprimer le financement du service de police de Hamilton aujourd'hui.

Le groupe a quitté les lieux peu après cette prise de parole.

Alors qu'elle a laissé des patrouilles dans le secteur toute la nuit, puis pendant la journée de mardi, la police a confirmé mardi dans un communiqué de presse qu'elle enquêtait, affirmant que le service avait reçu des informations faisant état d'un incident suspect vers 21 h 30.

Depuis une semaine, les manifestants réclament que le budget de la police de Hamilton soit réduit de moitié et que l’argent économisé soit investi dans des logements gratuits.

Aucune discussion

La maire a assuré avoir offert à plusieurs reprises des discussions au sein de la mairie, que le groupe a refusées. Selon lui, les manifestants souhaitaient que cela se produise devant l'hôtel de ville et en diffusion en direct sur Internet.

Ce n'est pas quelque chose que j'étais prêt à faire... Maintenant ils affirment que nous n'avons fait aucun effort pour [tendre la main]. C'est tout simplement faux et la porte est toujours ouverte s'ils veulent avoir une conversation.

Fred Eisenberg, maire de Hamilton

M. Eisenberger a déclaré qu'il ne mettrait pas en place une sorte de comité avec le groupe pour discuter de leurs plaintes et a qualifié la réduction du budget de la police de pensée irrationnelle. Ils ne sont pas intéressés par une conversation. Ils ont une idée en tête qui ne se produira pas, a déclaré le maire.

Il a également déclaré que la Ville bougeait ciel et terre pour s'assurer que les gens aient un endroit où rester s'ils n'ont pas de maison, ajoutant qu'il y a un espace ouvert en ce moment.

Des agents ont des tentes dans leurs mains et les traînent sur le pavé

Les tentes contenaient des objets personnels de leurs propriétaires.

Photo : Radio-Canada / Dan Taekema/CBC News

Il n'y a aucune raison pour quiconque de vivre dans la rue à l'extérieur en ce moment à moins de refuser d'aller dans un refuge ou un logement abordable et cela se produit. Nous ne voulons nuire à personne. Nous sommes là pour aider.

Un autre manifestant, Gregory Dongen, a déclaré qu'il pensait que son groupe avait été ignoré après avoir passé plusieurs jours à l'extérieur de la mairie sans conversation avec l'élu.

Envoyer la police au campement, le camp de la liberté, n'était pas ce que nous espérions, a-t-il soutenu.

Selon lui, le groupe se rendait compte que le maire ne changerait pas de point de vue du jour au lendemain, mais espère que le cercueil devant son domicile fasse passer un message.

Nous espérons qu'il fera l'effort d'examiner réellement le fait que la police est surfinancée... se penche sur la crise du logement et sur le fait qu'il n'y a besoin que de 50 millions de dollars pour y parvenir.

Avec les informations de CBC

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