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Retour avec force du bitcoin

Le bitcoin a connu un regain de plus de 175 % jusqu’ici en 2020. Si vous aviez acheté 1000 $ en bitcoins en janvier, vous auriez pu voir leur valeur atteindre plus de 2750 $.

Une représentation visuelle du bitcoin

1000 $ de bitcoins achetés en janvier valent maintenant 2750 $.

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Le bitcoin a fait un grand retour dans les derniers jours, fracassant son record de 2017. Mardi, la première cryptomonnaie décentralisée a même franchi le cap des 19 800 $ US l’unité, selon Coinbase, une première depuis sa création en 2009.

Cette remontée s’expliquerait tout simplement par l’un des principes les plus élémentaires en économie : l’offre et la demande.

Selon Louis Roy, président de Catallaxy, filiale de Raymond Chabot Grant Thornton, la quête de nouvelles sources d’investissements – corrélée à la hausse des marchés boursiers – et l'arrivée de nouveaux joueurs institutionnels entraînent une demande plus importante. En octobre, le service de paiement Square a acheté pour 50 millions de dollars de bitcoins. Puis, PayPal a annoncé qu’il se lançait dans les transactions en cryptomonnaies.

M. Roy explique que la création de la monnaie virtuelle est programmée d’avance, si bien qu’il se crée actuellement environ 900 bitcoins par jour et qu'il s’en créera la moitié à compter de 2024. Par conséquent, dans un contexte où l’offre se fait plus rare : Ça met une pression sur la valeur.

L’expert Craig Erlam, de la firme Oanda, basée à Londres, est d’avis que le flirt du bitcoin avec les 20 000 $ US ne s'estompera pas de si tôt. Le bitcoin atteint de nouveaux sommets aujourd’hui, écrit-il dans une analyse, mais a encore une fois battu en retrait à l’approche du seuil psychologique des 20 000 $. Je pense que son attrait pourrait passer à une vitesse supérieure si ce niveau est dépassé.

Après l’or, le bitcoin?

C’est l’or de demain, renchérit Louis Roy. Bien qu’une cryptomonnaie n’ait pas une valeur intrinsèque comme l’or, il est d’avis qu’elle prend une autre dimension à l'ère numérique. La technologie [qui la soutient, soit la chaîne de blocs (blockchain)] a une certaine valeur intrinsèque, affirme-t-il.

M. Roy rappelle néanmoins que détenir des cryptomonnaies demeure toujours une aventure risquée et complexe, d'autant que ce marché n’est pas réglementé. Vous n’avez pas de banque qui la conserve, dit-il, mais nous allons commencer à observer des services. Il évoque, par exemple, la création de fonds spécialisés où il est possible de détenir des titres financiers, comme ceux d’une entreprise.

Les systèmes financiers vont, à terme, être mieux réglementés, et la technologie pourra donc évoluer dans un environnement mieux encadré. D’ailleurs, la Banque du Canada a annoncé en février qu’elle se dotera des moyens nécessaires pour pouvoir émettre une monnaie numérique de banque centrale à usage général, semblable à de l’argent comptant, si le besoin s’en faisait sentir.

Bitfarms en expansion

La technologie de la chaîne de blocs utilise de puissants serveurs informatiques répartis un peu partout sur la planète. Ils sont regroupés dans des entrepôts, surnommés des mines à bitcoins, qui nécessitent d’importantes quantités d’électricité. Avec son hydroélectricité à bas prix, le Québec est un terreau fertile pour les entreprises du secteur.

Après une période difficile, Bitfarms, dont les opérations au Québec seraient les plus importantes en Amérique du Nord, semble avoir retrouvé son erre d’aller avec l’ajout de centaines de nouveaux serveurs dans ses installations. Novembre a été un mois incroyable pour Bitfarms, a déclaré récemment son président et directeur général par intérim, Emiliano Grodzki.

En effet, les mines fabriquent les cryptomonnaies en plus d’inscrire et de sécuriser les transactions. Ce faisant, une fraction de la cryptomonnaie est remise aux entreprises comme Bitfarms. Plus sa valeur monte, plus la rentabilité sera au rendez-vous, puisque les coûts de production demeurent les mêmes.

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