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Inondations : Gatineau fait pression pour que les sinistrés obtiennent des réponses

L'eau a grimpé jusqu'aux fondations d'une maison.

Gatineau veut maintenir la pression pour que le gouvernement donne rapidement des réponses aux sinistrés des inondations. (archives)

Photo : Radio-Canada / David Richard

Radio-Canada

Gatineau entend maintenir la pression pour que le gouvernement du Québec donne rapidement des réponses aux demandes des sinistrés des inondations.

Le conseil municipal de Gatineau a appris lors d'une présentation, mardi, qu'il pourrait devoir attendre jusqu'en 2025 afin que des actions concrètes puissent être mises en place pour protéger les quartiers.

Entretemps, bon nombre de sinistrés d'inondations du printemps 2017 et 2019 devront prendre leur mal en patience avant de voir une solution pour leurs propriétés.

Dans une version précédente de ce texte, il était indiqué que le conseil municipal a appris mardi que le règlement pourrait voir le jour seulement en 2025. Le conseil a plutôt appris qu'il pourrait devoir attendre jusqu'en 2025 afin que des actions concrètes puissent être mises en place pour protéger les quartiers.

Pour le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, cette attente est trop longue.

Ma préoccupation, c’est bien sûr l’échéancier. Pour moi, c’est beaucoup trop long.

Marc Carrière, conseiller du district de Masson-Angers

Plusieurs étapes devront être franchies pour arriver à une solution, selon le document présenté par la Municipalité aux élus.

Tout d’abord, il faudra que le gouvernement adopte le projet de loi 67, qui vise à établir un nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d’eau.

Ce projet de loi sera suivi par un nouveau cadre réglementaire et la mise en place de dix bureaux de projet qui seront chargés de déterminer un plan d’interventions spécifiques à chaque région.

Pour le conseiller de Masson-Angers, la Municipalité devra rester vigilante quant au respect des particularités des différents secteurs de la ville touchés par les inondations.

Il va falloir avoir des gens pour répéter au gouvernement qu'elles sont les particularités de chacun des milieux, chacune des villes au Québec et des secteurs touchés par les inondations, a souligné M. Carrière.

Demande de souplesse

Face aux longs délais prévus, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a dit souhaiter que le gouvernement accorde de la latitude aux municipalités pour régler les cas urgents.

Y a-t-il des affaires qu’on peut régler tout de suite? Puis ça, j'espère que la réponse va être oui parce que ça apaiserait certains citoyens, il y en a qui vivent des situations plus dures que d’autres, a avoué le maire.

Lors d’un point de presse, le maire de Gatineau a donné l’exemple de Deux-Montagnes, dans les Laurentides, qui a eu l’aval de Québec pour consolider des digues qui ont été endommagées par les crues du printemps en 2019 en raison de l’urgence de la situation.

Maxime Pedneaud-Jobin, qui pense que la balle est dans le camp du gouvernement, a expliqué avoir donné une liste d’adresses de sinistrés au gouvernement afin qu’il agisse rapidement.

Nous on prend la liste des citoyens, on leur met dans les mains puis on dit : "Écoutez en entendant la fin du processus qui dans certains cas pourrait aller aussi loin que 2025, ça, c’est bien des printemps, et en attendant ça, est-ce qu’il y a quelque chose qu’on peut faire?" a-t-il lancé.

Bon nombre de propositions ont été présentées par le maire à la Commission de l'aménagement du territoire, sur le projet de loi 67 : du rehaussement de chemins existants en passant par la construction de mur ou de digue.

On pensait que ça irait plus vite, mais on constate là qu’on en a pour longtemps. C’est pour ça que pour moi ça prend deux processus normaux qui passeraient par le bureau de projet et le processus au cas par cas.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Bon nombre d'élus, parmi eux la conseillère Myriam Nadeau qui souhaite des options plus rapides notamment pour les sinistrés en demande de relocalisation, ont partagé la requête du maire et espèrent que le gouvernement se montrera favorable à leur demande.

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